42 n°2 mars 2009
42 n°2 mars 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de mars 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 73

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Japon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 32 - 33  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
32 33
CINEMA Twilight La critique négative Un film, deux critiques opposées, choose your path ! Je tiens à dire avant de commencer que cet article a été deux fois plus dur à écrire que les articles normaux. En temps normal, je regarde le film, je prends des notes, et je me lance. Sauf que cette fois-ci, j'ai dû m'y prendre à plusieurs fois pour réussir à voir le film en entier. C'est donc en toute objectivité que je peux dire que ce film est une daube monumentale. Et encore, je pèse mes mots. Je pourrais arrêter mon article ici, et simplement dire à tous les chanceux qui n'ont pas encore subi cette infâme bouse de rester loin des cinémas, mais ce ne serait pas très professionnel. Je vais donc tenter de produire une critique constructive, ce qui, je ne vous le cache pas, risque de s'avérer très difficile. LA DOUBLE CRITIQUE I – C'est sessy... Sur certaines affiches du film, on peut lire : « Un Roméo et Juliette fantastique qui a bouleversé le monde. » En partant de ce principe, on était en droit d'attendre une réelle histoire d'amour, avec une progression des sentiments, une tension sexuelle entre les deux personnages à faire pâlir Clara Morgane, et un dénouement dramatique qui aurait arraché une petite larmichette à Sylvester Stallone. Mais à la place, on a droit à une amourette d'adolescents, un réchauffé de plans dignes des pornos des années 90, et pas de dénouement du tout, puisque la suite de cette merveilleuse saga devrait sortir au cinéma dans l'année. « SERIEUX, S’IL SE RAPPROCHE ENCORE PLUS AVEC SON HALEINE DE FENNEC JE LUI COLLE UN COUP DE GENOUX DANS LES PARTIES ! » Au début du film, on voit la jeune héroïne, Bella, interprétée par l'actrice la plus inintéressante, plate, et avec le regard le plus vide et bovin de l'histoire du nanar qui fait pas rire, j'ai nommé Kristen Stewart, arriver dans une pauvre ville paumée où il fait tout le temps gris. Jusque là, rien d'anormal, on tape juste dans le parfait cliché. Le personnage, aussi intéressant que l'actrice, a vite fait de se faire des amis, puisque tout au long du film, ses répliques se résument à « oui, non, ok. ». Au moins elle est pas chiante. Maaaaaaaais très vite, elle aperçoit le beau Edward à la cantine. (Un film pour adolescents ? Mais non.) Intriguée par son regard mystérieux, notre héroïne (que vous avez déjà oubliée) s'empresse de demander à ses keupines qui c'est donc que ce mystérieux garçon qui ne semble pas connaître l'existence des salons de coiffure. A croire que les personnages de film ne vont jamais au cinéma. Dans la salle, on a tous compris depuis trois plombes que le mec est supposé être un vampire. La scène d'après est tellement mythique que je me sens obligée de la décrire, et désolée pour le spoil. Bella, arrivée dans ce lycée en cours d'année, se voit désigner d'office une place par le prof de biologie. Pas la peine de préciser que la place en question est située à côté du héros. L'information devant passer par les pieds avant d'arriver au cerveau, elle s'arrête au milieu de la salle de cours, pile devant un ventilateur en marche. S'ensuit un ralenti d'au moins cinq minutes où on voit l'actrice, les cheveux dans le vent (au ralenti, hein), échanger un long regard (vide) avec le héros. Il manquait plus que le petit mordillement de lèvre inférieure, et la scène d'après on trouvait l'héroïne en pleine action avec le vampire et le prof de bio. Ce qu'il faut savoir, c'est que toutes les scènes « d'amour » du film sont du même niveau. En plus d'être totalement prévisibles et jouées avec les pieds, elles sont totalement improbables. Une adolescente en chaleur et un vampire centenaire allongés ensemble dans l'herbe, se regardant dans les yeux pendant de longues minutes, mais-bien-sûr, on y croit tous. Mis à part les scènes dignes de la Petite Maison dans la Prairie, le film contient une pléthore d'intrigues amoureuses. Eh oui, c'est difficile d'être un vampire amoureux, on a de suite envie de bouffer sa - 32 -
CINEMA dulcinée. Edward doit donc user de tous les subterfuges possibles pour éloigner Bella, ou sinon, Dieu seul sait ce qu'il pourrait se passer. Tout ce suspense me fait faire pipi dans ma culotte. LA DOUBLE CRITIQUE Les dialogues, dignes des plus grands scénaristes de porno, nous font entrevoir la personnalité complexe des personnages : Edward : « J'ai fait semblant de faire comme si je t'aimais pas, même si on s'est jamais parlés avant et que je connais pas ton prénom ». Bella : « Ok » Edward : « Mais en fait je ne suis pas assez fort pour rester loin de toi, donc à partir de maintenant je vais te coller au cul toute la journée et venir dans ta chambre pendant que tu dors. Et ceci même si je t'ai vue pour la première fois il y a cinq minutes. » Bella : Ok. Mais pourquoi tu veux pas être avec moi ? Je ne te connais absolument pas, mais j'ai super envie de passer toute ma vie à tes côtés. » Edward : « Je ne peux pas te le dire, parce que je porte un terrible secret que je ne peux pas te révéler, même si je voulais parce que je te aime. » Bella : « Ok. Mais tu me le diras quand même ? Parce que moi aussi je te aime ». AU MON DIEU, 42 FAIT UN ARTICLE SUR MOI, JE SUIS FOUTU... Edward : « Ne t'en fais pas, Ô mon amour. Dans la prochaine scène je dois te sauver la vie (seule scène d'action de la première moitié du film, donc savoure-la), et je te dirai tout dans la scène d'après. » Bella : « Ok. » Et voilà, j'ai fait pipi... II – Les bonnes valeurs de Familles de France. C'est pas parce qu'on mange des gens depuis plusieurs centaines d'années qu'on ne peut pas être un bon père de famille. Et ça, ThouiLight l'a bien compris. Dès le début, on sent qu'il y a baleine sous caillou. Un vampire mort depuis des lustres, mais qui est toujours au lycée, ça fait louche. Mais c'est normal en fait, parce que le papa vampire, il veut que ses enfants vampires soient bien éduqués, même s'ils ont déjà passé leur bac huit fois. (Critique du système éducatif américain peut-être ? On peut toujours essayer de s'en persuader.) Parce que oui, il y a un papa vampire, une maman vampire, et plein de petits vampirous qui vivent dans la même maison. Mais n'allez pas vous imaginer des orgies où le sang coule à flot, ce sont des gentils vampires qui refusent de manger des pauvres humains innocents. Le principe du vampire qui a perdu son âme et qui viole ses victimes tout en buvant leur sang est vraiment démodé. Maintenant, on fait des vampires citoyens et responsables, qui vont même jusqu'à faire des parties de baseball en famille, le dimanche. Et puisqu'on parle de responsabilité, inutile d'imaginer ne serait-ce qu'une seconde que les deux héros, visiblement amoureux, vont arrêter de se regarder dans le blanc des yeux pendant des heures et vont enfin passer à l'action. Pas de sexe avant le mariage, bande de gros dégueulasses ! D'ailleurs, pour éviter toute ambiguïté, le vampire n'a pas de lit dans sa chambre. En fait, les trois quarts du film sont centrés sur la pseudo histoire d'amour entre deux personnages tellement stéréotypés qu'on arrive à deviner leurs répliques, mais pas une seule fois de tout le film, on les voit se rouler une pelle. L'amour platonique, c'est tellement mieux. MEEEEEUH ! ! Autant le dire, les bonnes valeurs, c'est bien, mais c'est chiant. Car contre toute attente, Touylaïthe n'est pas un film d'action. Le premier événement potentiellement intéressant arrive à la moitié du film, et il faut attendre le dernier quart pour voir apparaitre les méchants, qui débarquent en plus totalement par hasard. Et comme le schéma traditionnel du vampire ne colle pas avec les pré- - 33 -



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :