42 n°2 mars 2009
42 n°2 mars 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de mars 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 73

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Japon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CINEMA MACHINE GIRL - LE PLUS FUN Là on attaque le très lourd. Yoshihiro Nishimura a également réalisé Tokyo Gore Police dont je parle dans l'encadré correspondant. Là c'est du barge, fun mais surtout très gore. Une écolière voit son frère se faire trucider sous ses yeux par des yakuzas. Elle cherche à se venger, mais finit par se faire capturer, torturer, découper, cindy sanderiser, et même qu'on lui coupe un bras. Avec l'aide d'un de ses amis, mécanicien, elle va fabriquer une gatling greffable sur son moignon. déviants, difficiles à se procurer en France, mais tout aussi inventifs. On peut citer en vrac Meatball Machine, Tokyo Gore Police, ou encore The Machine Girl, trip ultime où une gamine qui se fait trancher le bras par des yakuzas va se faire greffer une gatling à la place et aller massacrer les méchants ninjas responsables du meurtre de son frère. Le film se permet d’être à la fois sexy, bourrin drôle, et totalement barge. Non mais franchement, vous en croisez souvent, vous, des soutien-georges blindés à perceuses ? Vous imaginez la prochaine fois que vous jouez à « Dis camion » avec une copine ? Mais pourquoi sont-ils aussi méchants ? C'est vrai, on peut se demander ce qui pousse les japonais à faire des films aussi barrés, alors que chez nous c'est film intello pouet pouet, sayxe et célibataires trentenaires en mal d'amour... Il faut se remettre un peu dans le contexte. La société japonaise a toujours L'heure de la vengeance a sonné ! Là on est dans le très lourd, avec des méchants yakuzas, des ninjas, des écolières, des soutien-georges blindés, des techniques ninja arracheuses de têtes... bref dans un fantasme geekien japonais bien poussé. C'est très simple, The Machine Girl, c'est con, mais c'est surtout très bon. Je vous conseille à ce titre la bande annonce trouvable un peu n'importe où qui donne bien le ton. Et joie, bonheur, ramen, une suite est en tournage ! été un peu à part de par son statut géographique : une île. Regardez les british, eux aussi sont consanguins et ont des goûts plus que douteux en matière de bouffe. CQFD. Mais au-delà de ça, la génération qui filme aujourd'hui vient juste après celle qui a connu la guerre et son tragique dénouement. Le trauma vécu par le pays s'est toujours plus ou moins illustré par une violence exacerbée dans les écrits, la musique ou les films. Et ce penchant a été encore accentué par le système extrêmement compartimenté dicté par leur société actuelle. La jeune génération se rebelle contre l'ordre établi et a tendance à l'exprimer de façon destructrice. Ce que je veux dire, en jouant à mon Gérard Miller de pacotille, c'est à dire à mon psy de pacotille de pacotille, ou psy de pacotille², c'est que les japonais c'est trop des chtarbés psychotiques de la tête ouf guedin grave, et que du coup ça se voit dans leur production artistique. Les films japonais gore, c’est donc souvent bien cracra et fauché, mais inventif, souvent déviant et attaquant des tabous de la société… et du coup forcément jouissif. Si jamais, lecteur, tu décides de t’y mettre et que tu finis par te transformer en psychopathe avide de sang et voulant découper la rédaction de 42 à coups de petite cuillère, je te conseille de nous envoyer un mail pour nous prévenir. Ça me permettra de ramener ma caméra, et hop, d’une pierre deux coups, on pourra en profiter pour tourner mon projet fantasme : « Attack of the big fucking psycopath ninja bigorneau gore monster from outer space ». Bebealien DOSSIER T’AIMES A TIQUES TOKYO GORE POLICE - LE PLUS MIEUX ET LE PLUS GORE Celui là, je peux d'autant mieux en parler que je l'ai vu hier, afin de préparer mon article. Faut pas croire, on travaille chez 42 entre deux orgies animalières avec de jeunes nymphettes et deux voyages à Nouille Orc aux frais de la princesse... Dans un futur où la police de Tokyo est privatisée, Ruka est une chasseuse du mutants, humains contaminés transformant leurs blessures en armes redoutables. Alors que Tokyo semble petit à petit tomber sous leur joug, elle va remonter une suite d'indices qui va la mener dans un milieu étrange, fétichiste, où les transformations physiques sont aussi perverses que dérangeantes. Mon petit chouchou de la sélection. Ultra gore, loin devant les autres, avec des membres tranchés toutes les deux secondes. Totalement what the fuck, avec des organes génitaux transformés en arme et des mutations hallucinantes. Avec un vrai discours politique via les publicités décalées faisant penser à Starship Troopers de Paulo Verhoeven. Du lourd, du très lourd. Et l'héroïne réveillerait un macchabée tellement elle est hot boiling. Génial, et clairement pas pour les adeptes de Mon Petit Ponayz chez les hamsters. - 28 -
CINEMA Toi aussi, fais un film moisi Avec de vrais morceaux d’indiana jones dedans TUTORIAL PAR UN (PAS) NUL POUR LES NULS Quand je ne suis ni au taf, ni en train d’écrire pour 42, ni en train de faire du sayxe sauvage avec des ponayz, il m’arrive d’utiliser mon temps pour pondre des scénarios débiles et les tourner. Grâce à ces courts métrages que personne n’a jamais vus (en tout cas personne n’est encore vivant pour en parler), je me targue d’être le spécialiste en cinoche de la rédaction de 42. En plus d’être totalement mytho et prétentieux, ce titre totalement autoproclamé va me permettre de vous donner de bons conseils pour foirer vous aussi votre essai, au cas où il vous viendrait l’idée saugrenue de vous lancer dans l’aventure du cinéma fait à la maison. En plus, gage de qualité, Steven Spielberg lui-même s’en est inspiré pour pondre Indiana Jones IV, comme vous pourrez le constater à la lecture de ce petit guide. La règle d’or : Le scénario Certains réalisateurs ont déclamé qu’un bon film, c’était avant tout un bon scénario. Haha ai-je envie de répondre, en tendant mon doigt accusateur vers eux. J’aurais pu à la limite dire « Objection » plutôt que « Haha » mais ça me semble moins bien dans le contexte… « Haha » dis-je donc, ces idiots n’ont rien compris ! Car certains films sans scénarii restent quand même le top du top de la oufzoritude nawakesque. Comme vous êtes des geeks et donc des lecteurs de qualitay, je suppose que la plupart d’entre vous a vu Dude Where is My Car, avec son Zoltan, ses extraterrestres autruches et ses deux idiots. Est-ce que quelqu’un a eu à un quelconque moment l’impression que ce film ne contenait ne serait-ce qu’une bribe de scénario ? Certains me rétorqueront que ça ne prouve rien et qu’en plus Lawrence d’Arabie ou Docteur Jivago c’est du vrai scénario façon « en trois volumes de cent kilos chacun ». Certes, certes. Mais dans Lawrence d’Arabie il n’y a pas de ninjas, et dans Docteur Jivago, Chuck Norris ne met pas ses pieds dans la figure de ces salauds de terroristes ! Car là où je veux en venir, c’est justement à ça : foirer un film dans les grandes largeurs, c’est avant tout se moquer de toute tentative de faire un film ayant une logique narrative correcte. Si on prend notre exemple qui nous servira de fil conducteur dans cet exposé, Indy IV, c’est quand même un film avec des frigos anti-nucléaires, des chiens de prairie en images de synthèse, des gardiens de tombeaux qui apparaissent comme des ninjas, des extraterrestres hydrocéphales, des scènes d’action en mousse et le fils d’Indy. Je défie d’ailleurs quiconque de reprendre ces éléments épars et d’arriver à en faire un script correct. Donc, vous l’avez compris les cocos, si vous souhaitez faire un film pourri chez vous, commencez d’abord par dresser une liste de choses sans rapport les unes avec les autres que vous souhaitez voir figurer à tout prix dans votre film. Une fois la liste terminée, n’oubliez pas d’y rajouter au choix des zombies, des nazis ou des ninjas, voire un mélange de ces trois composants, indispensable à tout film foiré réussi (oui ça se dit !) Des acteurs de qualitay DU ZOMBIE NAZI, CA C'EST LA CLASSE C’est pas tout d’avoir un superbe film expliquant comment Charlemagne se bat - 29 -



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