42 n°2 mars 2009
42 n°2 mars 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de mars 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 73

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Japon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CINEMA Dossier spécial cinéma cracra japonais Des films pour vomir ses corn-flakes Ouéééééé cay la fayte ! Grâce à 42, je peux diffuser plein de photos bien degueu et faire un article sur le gore japonais ! Cool, je vais enfin pouvoir pervertir moi aussi notre belle jeunesse ! Donc, ami lecteur, si tu as moins de douze ans, que tu as des tendances sociopathes et que tu es instable émotionnellement, cet article est fait pour toi… Affreux, sales et méchants - Les films mimi cracra japonais Les japonais, en plus d’être petits, sournois et pervers, ne sont pas toujours clichés. Tous n’aiment pas les tentacules violeuses de l’espace ! Enfin presque pas tous. Enfin non, oubliez, j’ai rien dit. Certains d’entre eux aiment aussi le bon gros gore qui tache, avec des grumeaux et de la bonne déviance de derrière les fagots, que même un fantasme impliquant Lââm, Mimi Mathy et un pédalo c’est de la gnognotte à côté. Car en effet (salaire… humour), le cinéma jap regorge de films bien bourrins, bien gore, avec des explosions de sang de partout. Si le phénomène n’est pas nouveau et qu’on en trouvait déjà souvent la trace dans les chambaras (films de sabre) des années 70, on va se concentrer (de tomate) uniquement sur les plus récents. Pourquoi ? Simplement parce qu’ils sont plus dégueu, donc plus mieux. Il faut savoir que ce cinoche est généralement totalement fauché et sort directement en vidéo. Alors qu’avec le même budget n’importe quel réalisateur français nous sort un film super original sur les trentenaires célibataires en mal d’amour qui jouent aux durs, mais sont avec un cœur tendre au caramel au beurre salé à l’intérieur, bref une grosse bouzasse… les japonais nous sortent des extraterrestres, des zombies, des bastons de folie… bref sont créatifs. On devrait franchement s’en inspirer parfois… Puis j’aimerais bien voir Tautou et Cornillac se faire décimer par une horde de zombies ninjas déguisés en écolières dans N’oublie pas de prendre le train sinon ne t’en fais pas. L'origine de tout ça... Un réalisateur est particulièrement connu pour laisser libre cours à ses fantasmes bien bourrins : le dénommé Ta- DOSSIER T’AIMES A TIQUES BATTLE ROYALE - LE PLUS CONNU J'ai hésité un moment avant de sélectionner celui-ci, tant il est un peu tangent. Pas tout à fait film gore, pas vraiment fauché... et pourtant il s'en rapproche par les thématiques et le texte sous-jacent contre la société japonaise. Les écoliers sont devenus ultra violents. Tellement que le gouvernement a décidé de choisir une classe au hasard chaque année, et de l'envoyer sur une île déserte. Là bas, il est confié à chacun un arme allant du bâton à l'uzi, avec une règle simple : une semaine, un seul vainqueur sinon tout le monde meurt. Un concept encore bien alléchant, surtout lorsqu'on sait que le réalisateur Kinji Fukasaku avait 70 ans à l'époque. Une sorte de trip rebelle disant que la société japonaise c'est caca et inégalitaire. Certains partent avec de meilleurs chances (les armes les plus puissantes), d'autres sont condamnés à y passer. Battle Royale est sorti en France et a une vraie réputation de film culte, qui est pour une fois bien légitime. Si jamais vous n'avez jamais eu l'occase de le voir, honte sur vous sur dix générations et qu'un Cerberus nu dorme dans votre lit tous les soirs. Et pour les courageux qui voudraient regarder la suite, oubliez, c'est encore plus chiant que la finale Poitou-Charentes 1976 des Chiffres et des Lettres. - 26 -
CINEMA VERSUS - LE PLUS ZOMBIESQUE DOSSIER T’AIMES A TIQUES keshi Miike, alias l’homme qui filme plus vite que son ombre. Non Cerberus, je ne parle pas de toi. J’ai dit « filme », pas « fait du hum hum dégoutant que c’est pas le droit avant le mariage sinon ça fait des bébés et que tu choppes des maladies ». Il s’est fait connaître en France via le film Audition, que certains ont peut-être vu. Une gentille demoiselle castée pour devenir l’épouse d’un vieux va s’avérer être très dangereuse… Pas autant qu’une femme à qui on empêcherait d’aller faire les soldes à moins 70%, mais presque… Mais Miike n’a rien inventé. Les plus vieux d’entre nous, sinon vos parents, auront peut-être entendu parler des Guinea Pig. Ces films ont surtout connu leur heure de gloire morbide lorsqu’on en retrouva un exemplaire dans l’appartement de Tsutomu Miyazaki, un tueur en série de petites filles. Le souci étant qu’il avait utilisé le modus operandi d’une des scènes du film pour commettre l’un de ces crimes. Cette série, jusqu’alors underground, a connu une malheureuse publicité grâce à ce fait divers sordide. En écartant Battle Royale pour les raisons indiquées dans son encadré, Versus est le premier film du genre à être arrivé chez nous, malgré son statut de "film encore plus petit que ce qui reste de coke une fois que jenrathy est passé par là". Deux prisonniers se font le mâle pour rejoindre des complices dans la forêt. Mais rien ne se passe comme prévu, le ton monte, les premiers morts tombent... pour mieux se relever. Attention chérie ça va charcler. Pour faire simple, Versus = Zombie + Vu la tournure sérieuse et pas fun de cet article, 42 est fier de vous proposer ce paragraphe tendresse bonheur et câlins. Moi à mon Bisounours je lui fais des bisous, des gentils, des tout doux, des géants, des tout fous. Un bisou sur la joue, un bisou dans le cou, car mon p'tit Bisounours, il adore les bisous. Des bisous partout OUH OUH OUH OUH, sur le nez dans le cou OUH OUH OUH OUH, des bisous, des bisous, des milliers de bisous, et encore des bisous OUH OUH OUH OUH. Ces films furent longtemps associés au phénomène du snuff car avec des effets spéciaux extrêmement réussis pour l’époque, ils décrivent des tortures et des sévices bien glauques, qui doivent être super marrants à regarder devant un plat de spaghetti bolognaises. Pour la petite histoire, l’acteur raté Charlie Sheen (dont le plus gros fait de gloire fut de refaire le boule de Denise « Sexcrimes » Richards) mit un jour la main sur le deuxième film de la série et alerta le FBI, persuadé d’avoir entre les mains katana + arts martiaux + hamster ninja mutants (je suis pas sûr pour le dernier). Budget riquiqui, mais maximum efficacité (encore plus que monsieur Propre ou qu'un Chuck Norris). De la musique boum boum, du boum boum dans la tronche des zombies, des flingues qui font boum boum, et boumbo boumbo petite automobile bile bile bile, tu parais si fragile, gile, gile, sous ton drôle de capot, bou-bou-bou boumbo ! Pardon je m'égare. Quand il est sorti, c'était l'hallucination totale, un film barge, mais le meilleur était encore à venir... un véritable snuff. Les producteurs japonais durent donc sous la pression démontrer que c’était bien du chiqué et que le père Sheen devait arrêter l’alcool. A titre personnel, je trouve que Guinnea Pig n’a que très peu d’intérêt. Si vous voulez voir de la tripaille et du sang, allez plutôt voir votre bouchère une fois par mois. Au moins le scénario sera moins mauvais. Et en France alors nom didiou ? Le premier film de ce type à avoir connu une large diffusion dans nos contrées est Versus. Tourné pour une somme équivalente au budget quatre-heures pour nourrir cette grosse vache de Véronique Genest, le film se permet de proposer des zombies, du gore qui tache, des bastons homériques avec des flingues et des katanas, de l’action non stop et de la techno boum boum. Yep. Pendant ce temps nous on tourne des téléfilms avec Bigard. Ouaip. Monde de merde… On pourrait citer plein d’autres films bien MEATBALL MACHINE - LE PLUS GLAMOUTE DE L'ESPACE Des parasites extraterrestres de l'espace martien de l'univers prennent possession de corps humain afin de les transformer en machines de guerre et s'affronter. Heureusement, Yoji, un héros puceau et bien geek (un lecteur de 42 quoi) va tout faire pour les arrêter et pour chopper le boule de sa voisine Sachiko qu'il démonterait bien. Meatball Machine va un cran plus loin dans le gore. Le cœur du film étant basé sur des parasites, le réal Yudai Yamaguchi se lâche sur la barbaque et les transformations monstrueuses. Les infectés se transforment donc en steaks tartares géants bardés de gros canons. Bref une sorte de tuning de l'extrême que nos lecteurs du Nord ne pourront qu'apprécier à sa juste valeur. On pourra juste regretter que les hôtes n'aient pas les bandes blanches, le volant moumoute et la sono de 2000 megawatts... Sans doute le film le plus fauché de la série après Versus, mais relativement fun dans ses bastons débiles. - 27 -



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