42 n°19 novembre 2010
42 n°19 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 104

  • Taille du fichier PDF : 28,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'automne arrive, c'est la saison des champignons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PORTNAWAK MIOUSIK "Mais alors, le ton critique se rapproche des hippies LSD-champignons, non ? Ce serait des peace-and-love eux aussi ? ". Justement non. Il s'agit plus d'un cri de colère et de désespoir, plutôt qu'un chant à la gloire de l'amour universel et de la fin des guerres. Il s'agit de pointer du doigt ce qui ne va pas, avec un ton réaliste et sans fioriture. Et c'est là aussi où le metal a un sens, dans l'expression de son message. Je reviens sur cette anecdote de boulot d'été, où l'on me disait que la musique se devait d'être joyeuse et gai. Tout rose bonbon et bisounours, parce que la vie c'est trop dur. Sauf que le metal nous met face à ces problèmes, grâce à sa musique brutale et sombre, qui évoluera au fil du temps vers quelque chose de plus en plus sombre. Avec l'arrivée du metal extrême, et de ses deux frères ennemis (death et black), la tendance des thèmes abordés va dans la même mouvance : plus extrême encore et plus corrosive. On traite de la guerre avec sérieux, comme Deicide le semblait au départ dans sa démarche (sauf qu'avec Glen Benton, c'est crédibilité 0). Mais il faut fouiller dans les tréfonds des abysses, avec d'obscurs groupes pour en trouver de bien belliqueux. Fort heureusement, il y a la vague teutonne du thrash, avec le trio Kreator/Destruction/Sodom. Mais il y a tellement d'autres. Nuclear Assault, Sacred Reich... C'est d'un kitch, mais c'était grave à la mode. TROU IVÔÔL III. Parce que les métalleux savent écrire des textes A l'instar des films devenus des chef d'œuvres du genre, de par leur description fidèle de la guerre, bon nombre de groupe ont écris d'incroyables chansons avec la guerre comme thématique. Slayer - Angel Of death On commence très fort, avec une chanson ayant suscité controverses sur controverses. Et une volonté de censure qui me met hors de moi quand je vois des films comme La Rafle sortir. Pour les profanes, cette chanson vient de l'album Reign In Blood (et non Rainning Blood qui est la dernière chanson de l'album), une tornade musicale sans précédent pour l'époque. Un album qui à retourné la terre entière de par sa violence et par le sujet abordé par ladite chanson : l'Holocauste, sujet ô combien tabou. Ouais, une chanson sur l'holocauste, ouais, y a eu des films et tout et puis y a la Rafle qui dégouline de pathos et de bons sentiments à la con. J'insiste sur la Rafle, car c'est le genre de fresque sur laquelle on ne peut déposer de critique, parce que le sujet est trop grave. Et la seule différence entre ce film et cette chanson se situe dans le ton. Et c'est ça qui dérange. ce qui a dérangé tout le monde, c'est la liberté de ton que s'est autorisé le groupe sur cette chanson, décrivant l'horreur comme personne. Et c'est pourquoi cela devrait être un enseignement essentiel, pour justement ce "devoir de mémoire". En accouchant d'une chanson aussi dévastatrice, le groupe accouche d'une formidable leçon d'histoire où l'on prend pleine mesure de l'horreur, de par les textes et l'interprétation. Une formidable opportunité de connaitre les horreurs perpétrées Mengele. Metallica - One Une des meilleurs chansons jamais sorties pour ma part. Une longue pièce cette fois-ci, se calant cette fois sur le film "Johnny s'en va-t-en - 96 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK guerre" pamphlet contre la guerre. Résumé de l'histoire : un gentil garçon se fait défoncer par un obus et fini aveugle, invalide, sourd, muet et paralysé. En gros il est foutu, mais il vit encore. Le seul moyen et lien avec l'extérieur est la sensibilité de la peau. Et le texte de One raconte ce long calvaire avec une montée en puissance d'enfer qui personnellement me fait changer mon pantalon. Une énorme chanson dont le clip (le premier de Metallica, un coup de maître) donne un autre sens et colle parfaitement avec le sujet, puisqu'il s'agit d'extraits du film en question. Anthrax - Indians Je la mets dans cette catégorie, car c'est relativement guerrier (WAR DANCE, hum pardon), et notamment sur la guerre contre les indiens d'Amérique, chassés et désormais parqués dans des réserves, livrés plus ou moins à eux mêmes. D'habitude, le registre d'Anthrax est plus léger et délirant. Mais lorsqu'ils s'attaquent à un sujet aussi sensible que celui-ci, ça fait mal. Forcément, ça fait un peu hippie, pour l'aspect "c'est trop injuste parce que les indiens, ils n'ont rien fait, et les Américains mangent du hamburger alors... " Mais avec la musique derrière, ça enlève tout soupçon. Une belle baffe qui pique (et un gros mosh part) Exodus - War is My Sheperd Je termine ce tour d'horizon des meilleurs pièces guerrières, avec ce morceau ultra-corrosif, dont on a l'impression qu'il est tout droit sorti d'un soldat totalement lobotomisé. Zetro nous gueule les pensées d'un soldat conditionné pour tuer, qui n'a que pour dieu la guerre et comme religion l'artillerie. Comme l'a justement souligné Polo dans son article sur la JAPD, on voit bien qu'à travers les tests débiles, l'armée cherche à repérer les plus retarded pour mieux les enrôler. Ce qui en donne des machines à tuer impitoyables, allant au front sans sourciller. Motorhead - 1916 Quand je dis ce nom, tout le monde s'imagine qu'il y aura une grosse basse, une voix grasse, et du hard rock sauce Motorhead. Un truc bourrin. Sauf les connaisseurs qui voient en ce morceau une pièce unique dans la carrière de Motorhead, peut-être le seul morceau sans guitare ni grosse basse, et avec une voix mélodique, (limite plaintive). Une berceuse un peu, mais avec un texte de soldat de la première guerre mondiale. Racontant simplement comment il est venu à la guerre et y est mort. Le titre de la chanson ne laisse pas place au doute quand au contexte historique. Mais ce qui se démarque de cette chanson est cette émotion, jusqu'ici inconnue chez Motorhead. La lecture des paroles est indispensable, sinon on se fait rapidement chier. Il existe bon nombre de chansons comme celles-ci, et je pourrais citer War Ensemble de Slayer, Alexander The Great de Maiden pour le côté épique, tout comme l'albumentier "A Matter of Life And Death", qui joue la carte du MIOUSIK Iron Maiden - Aces High Cette fois-ci bien moins sombre, cette chanson se veut plus être un hommage aux pilotes d'avion de l'armée britannique, durant la WWII, plutôt qu'une chanson décrivant d'atroces horreurs. Au contraire, c'est épique, c'est rapide, mélodique et entrainant. On s'imagine déjà à bords d'avions, combattant l'axe du Mal nazi, fondant sur l'ennemi et le canardant... graaa. Un peu à la manière "Where Eagles Dare" et ce passage samplé avec des avions que l'on imagine fusiller du nazi. Et ce refrain imparable, impossible de ne pas rester de marbre, un hymne culte. - 97 (42lemag.fr) -



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