42 n°19 novembre 2010
42 n°19 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 104

  • Taille du fichier PDF : 28,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'automne arrive, c'est la saison des champignons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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IRL HISTOREEK États-Unis. Juste pour situer les choses, vous faisiez quoi vous à l'âge de douze ans ? Des cascades en skate-board et de la chasse aux pokemon ? A cet âge là, Andrew Jackson lui était prisonnier de guerre des britanniques (parce que oui, il s'était engagé dans l'armée comme messager à 12 ans) et reçut ses premières cicatrices à vie après s'être fait frapper à coups de sabre par un officier britannique à qui il avait refusé de cirer les chaussures. En 1815, lors de la bataille de la Nouvelle Orléans, face à des britanniques deux fois plus nombreux, il rassembla tous les hommes qu'il pouvait trouver sur place, y compris une bande de pirates qui zonaient dans le coin, et infligea une défaite cuisante aux anglais (2037 victimes du côté anglais contre 71 du côté d'Andrew), gagnant une solide réputation de dur à cuire. Et dur à cuire, il l'était : les années suivantes, il se livre à l'une de ses grandes passions, le duel au pistolet. Il en livra entre 13 et plus d'une centaine selon les sources, la plupart du temps pour défendre l'honneur de sa femme. Lors de son plus célèbre duel, Andrew, très sport, autorisa son adversaire à tirer le premier, ce qu'il fit sans se faire prier. La balle se logea dans la poitrine d'Andrew, à quelques centimètres de son cœur : Andrew se contenta alors d'attendre tranquillement que son adversaire recharge son pistolet pour tirer à son tour et le tuer. En fait, Andrew s'était fait blesser tellement de fois qu'il lui arrivait parfois de cracher du sang de manière totalement Andrew Jackson a commencé sa carrière de badass très tôt. random, ce qui devait être assez drôle à voir. Une fois, lors d'une réunion de son cabinet où il devait se faire un peu chier, il se retira une vieille balle logée dans son bras au couteau. C'était peut-être un gars pas très facile à vivre au quotidien, mais on est obligés de reconnaître qu'il savait mettre l'ambiance. Il lui arrivait d'ailleurs d'ouvrir la Maison Blanche au public pour organiser des fêtes à tout casser qui se terminaient par du vomi partout et le mobilier en miettes. Il fut aussi la cible de la première tentative d'assassinat contre un président américain de l'histoire. Alors qu'il sortait du Capitole, un détraqué lui tira dessus à bout portant. Deux fois avec deux pistolets différents. Aucuns des deux coups ne partit, et Andrew se précipita alors sur le pauvre homme pour le tabasser à coups de canne jusqu'à ce que ses assistants s'interposent pour protéger l'apprenti assassin de la furie de sa "victime". Mais si on ne devait en choisir qu'un seul, ce serait certainement Theodore Roosevelt. Juste retenir qu'il a été président serait très réducteur, car au court de sa vie il fut historien, naturaliste, explorateur (c'est lui qui a déterminé le cours d'une rivière inconnue d'Amazonie, qui a été baptisée Rio Teodoro en son honneur), chasseur, commandant d'un régiment de cavalerie pendant la guerre hispano-américaine, auteur de 35 ouvrages, cowboy, chef de la police de New-York, adjoint du secrétaire à la Marine, gouverneur, prix Nobel de la paix, ceinture noire de judo et champion de boxe. Ah oui, et président des Etats-Unis aussi. Pas mal pour un asthmatique chronique. En 1912, alors qu'il devait donner un dis- - 82 (42lemag.fr) -
IRL cours, il est victime d'une tentative d'assassinat et reçoit une balle dans les poumons. Constatant qu'il ne crache pas de sang, il en conclut que tout va bien, et prononce donc son discours (d'une longueur de 90 minutes quand même) ponctué de grands gestes de sa main ensanglantée. Ce n'est qu'une fois qu'il aura terminé qu'il acceptera d'être conduit à l'hôpital, ce qui s'avèrera en fin de compte superflu vu que les médecins décideront finalement de laisser la balle là où elle est. En fait, lister tout ce que Theodore Roosevelt a fait de badass doublerait probablement la longueur de cet article, mais cette citation du vice-président américain Thomas Marshall en réaction à la mort de Roosevelt résume tout : "La mort a été obligée d'emporter Roosevelt pendant qu'il dormait, parce que s'il avait été éveillé, il y aurait eu un combat." HISTOREEK Simo Häyhä Lorsqu'on pense à la Finlande, on s'imagine plutôt la maison du Père Noël, ou alors l'eldorado du metal, mais pas vraiment une puissance militaire avec laquelle il ne faut pas déconner. Pourtant, les russes auront appris à leurs dépends que sous leurs dehors bonhommes, les finlandais, faut pas les faire chier. Le 30 Novembre 1939, l'URSS lance une force d'invasion contre la Finlande, histoire de se faire un petit pied à terre en Scandinavie. Face aux 800 000 hommes, 3000 chars et 4000 avions de l'armée rouje, la Finlande aligne péniblement 250 000 hommes, 30 chars et 130 avions. A priori, c'était vite plié. Mais ce que les cocos n'avaient pas prévu, c'est que dans les rangs finnois, il y avait Simo Häyhä. A la base simple chasseur, c'est tout naturellement qu'on lui confia un fusil en lui demandant de s'occuper d'un autre type de gibier. Interrogé en 1998 sur son action, Simo a simplement déclaré "J'ai fait ce qu'on m'a dit de faire, du mieux que je l'ai pu." C'est peu de le dire, car au cours des 100 jours où il a servi, il a officiellement abattu 705 soldats soviétiques (742 si on compte les morts non confirmées), ce qui fait de lui le recordman du nombre de frags toutes guerres confondues (qui aurait cru que la plus grosse machine à tuer de tous les temps est un finlandais maigrelet d'1m50 ?). A titre de comparaison, Vassili Grigorievitch Zaïtsev, le Il a l'air tout gentil comme ça, mais le temps que vous cligniez des yeux, il vous a déjà tué vous et toute votre famille. sniper le plus célèbre du monde, n'a tué "que" 225 personnes durant la bataille de Stalingrad. Son modus operandi était relativement simple. Il partait dans la forêt avec un jour de bouffe, s'allongeait par terre, enseveli sous une petite couche de neige pour parfaire son camouflage, et là, dans une température oscillant entre -20 et - 40 degrés, alignait tout russkof assez fou pour mettre les pieds sur son territoire. Le tout bien sûr sans lunette de visée, car la présence d'une lunette oblige à relever la tête, et risque de révéler sa position si le soleil se reflète dedans. Avec un tel palmarès, les russes finirent par avoir vent de ses exploits, et lui donnèrent le surnom poétique de Belaya Smert, ce qui signifie La Mort Blanche. Ils mobilisèrent d'abord des soldats exprès pour l'éliminer, puis d'autres tireurs d'élite, puis voyant que tout ce qu'ils envoyaient revenait les deux pieds devant, ils finirent en désespoir de cause par lancer des bombardements d'artillerie rien que pour lui, mais tout ce qu'ils réussirent, c'est à déchirer sa veste, probablement parce que même les bombes étaient mortes de trouille à l'idée de s'approcher de lui. Cependant, toutes les bonnes choses ont une fin, et le 6 mars 1940, Simo reçut une balle dans la mâchoire, et fut ramassé par ses camarades qui ne purent que constater qu'il lui manquait la moitié de la tête. L'URSS se réjouit, pensant qu'elle avait enfin une chance de gagner la guerre. Las, Simo se réveilla une semaine plus tard, et c'est alors que la Russie comprit qu'elle n'avait pas d'autre choix que de négocier la paix avec la Finlande. Même si la Finlande a officiellement perdu cette guerre, elle a conservé sa souveraineté et a seulement concédé 10% de son territoire, et ce conflit fut considéré comme un désastre militaire pour l'URSS. Quant à Simo, la guerre terminée, il dut se résoudre à une existence plus calme en raison de sa blessure, et passa donc le reste de sa vie à chasser l'élan et dresser des chiens, avant de s'éteindre paisiblement à l'âge de 98 ans. Bref, don't fuck with Finland. Mppprrrrfffffchier - 83 (42lemag.fr) -



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