42 n°19 novembre 2010
42 n°19 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 104

  • Taille du fichier PDF : 28,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'automne arrive, c'est la saison des champignons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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IRL HISTOREEK Il suffit maintenant de s'asseoir dans le cockpit, d'allumer le pilote automatique, et de temps en temps appuyer sur un bouton quand une cible clignote sur le radar. Pfff, même moi je peux le faire. Non, décidément, le combat aérien, encore un truc qui était mieux avant. Guan Yu Remontons à présent loin dans le temps et dans l'espace, jusqu'à la Chine de 200 ans après JC, à l'époque de la guerre des Trois Royaumes, qui comme son nom l'indique, fut le théâtre de l'affrontement entre trois royaumes pour la domination de la Chine. La personne qui nous intéresse est Guan Yu, l'un des plus fameux généraux de cette époque troublée, également connu sous les surnoms relativement explicites de Général qui extermine les criminels, ou Seigneur Belle Barbe. Initialement au service du seigneur Liu Bei (le fondateur du royaume de Shu), il fut capturé par Cao Cao (fondateur du royaume de Wei). Impressionné par sa valeur, il le prend à son service : Guan Yu le sert loyalement, mais à aucun moment il ne cache que si jamais il en a l'occasion, il retournera au service de Liu Bei. Et effectivement, ayant appris que Liu Bei était en vie, il part le rejoindre, abandonnant sur place ses titres de noblesse et les nombreux cadeaux que lui avait offert Cao Cao. A nouveau sous les ordres de Liu Bei, il va alors être de toutes les batailles, en particulier celle de la Falaise Rouge, dans laquelle Liu Bei réussit à infliger de très lourdes pertes aux troupes pourtant écrasantes en nombre de Cao Cao grâce à une série de ruses diaboliques qui, je pense, doivent être encore aujourd'hui être enseignées dans toutes les bonnes écoles de stratégie militaire. Guan Yu va alors devenir l'exemple même du guerrier invincible au combat, et d'une droiture à toute épreuve, qui respecte toujours ses serments. Pour vous donner une idée du personnage, il est dit qu'il se battait avec un guandao, une sorte de hallebarde pesant la bagatelle de quarante kilos. Lors d'une bataille, il se prend une flèche dans le bras. La blessure guérit rapidement, mais son bras continue à le faire souffrir. Examiné par un médecin, celui-ci lui annonce que la flèche était empoisonnée, et qu'il va donc falloir lui ouvrir le bras et racler l'os pour retirer le poison. Normalement, une telle intervention ne s'improvise pas, il Qui n'a jamais disputé une partie de go tout en se faisant charcuter le bras par son médecin ? faut attacher le bras parce que c'est atrocement douloureux, mais Guan Yu se contente de tendre le bras, puis reprend comme si de rien n'était la petite bouffe qu'il faisait avec ses potes pendant que le toubib fait sa besogne. Finalement capturé par un allié de Cao Cao, Guan Yu sera exécuté, et sa tête envoyée à Cao Cao, qui lui organisera des funérailles somptueuses et le nommera marquis à titre posthume. En raison de son statut légendaire, il est difficile de démêler le vrai du faux dans les histoires le concernant, mais un fait avéré c'est qu'à peine quelques siècles après sa mort, il fut divinisé, et entra officiellement dans le panthéon taoïste et bouddhiste (et il est également très bien considéré chez les confucianistes). Continuant à être vénéré aujourd'hui, on l'appelle parfois le Dieu de la Guerre Taoïste. Oui, vous avez bien lu, cet homme était tellement badass, qu'il est littéralement devenu dieu de la guerre des chinois. Comme Kratos quoi, sauf que lui, il a existé pour de vrai. - 74 (42lemag.fr) -
IRL anglais peuvent alors passer, mais ce délai a permis au roi de Norvège d'organiser tant bien que mal son armée et d'offrir une résistance un peu moins pitoyable que prévue aux troupes anglaises. Certes, ce guerrier est resté anonyme, et il est même possible qu'il n'ait en fait jamais existé, mais franchement, si stopper à soi tout seul une armée de 6000 mecs c'est pas badass, alors rien ne l'est ! Les chevaliers français Entre les samurais japonais, les vikings du nord, les hordes mongols, ou encore ces chers spartiates popularisés par un certain film, il est tentant de se dire que les plus gros badass viennent forcément d'une peuplade exotique. Pourtant, cocorico, les plus gros badass ayant jamais existé sont des bons français bien de chez nous, à savoir les chevaliers du Moyen-Age. HISTOREEK Le viking de Stamford Bridge En 1066, la bataille fait rage pour la succession du trône d'Angleterre. Parmi eux, le roi de Norvège (ne me demandez pas qu'est-ce qui lui est passé par la tête pour qu'il se dise, tiens, je ferais un bon roi d'Angleterre, je n'en ai aucune idée) rassemble une flotte de 300 navires acheminant 15 000 hommes, et lance une attaque surprise contre les côtes anglaises. Assez rapidement, il prend la ville d'York, et en bon viking qu'ils sont, on peut supposer qu'ils fêtent ça en violant tout ce qui bouge avant de se mettre minable. J'imagine qu'il y a avait bien un stagiaire dans le tas pour dire "heu mais les anglais vont sûrement réagir, on devrait peut-être se préparer, faire des défenses, tout ça, non ? ", mais il s'est certainement fait décapiter par son chef pour avoir osé proposer un truc aussi con. Mais au moment de franchir le pont, ils aperçoivent dessus un gigantesque guerrier, qui toisant l'armée anglaise, lance un tonitruant "None shall pass ! ". Enfin, du moins je suis sûr que c'est ce qu'il aurait dit s'il savait parler anglais. Pendant une heure, il va tenir en échec l'armée anglaise (forte de 6000 hommes quand même) et bravement empêcher toute personne de s'approcher, tuant une quarantaine de soldats anglais. Finalement, les anglais, en bons anglais qu'ils sont, le joueront donc à la pute : l'un des soldats descend sur la rivière dans un tonneau, passe sous le pont, et là tue le viking d'un coup de lance bien placé entre les lattes du plancher. Les Dès l'âge de huit ans, ces fous furieux étaient entraînés au maniement des armes, à monter à cheval, et surtout à porter une putain d'armure de plusieurs dizaines de kilos jusqu'à ce que celle-ci forme une seconde peau pour eux, si bien qu'à dix-sept ans, c'était déjà des machines à distribuer la mort sur le champ de bataille. Et pour faire bonne mesure, avec leur code de la chevalerie et tous leurs trucs chrétiens, c'était très souvent des gros fanatiques. Vu les gabarits des bonhommes, les duels de chevaliers consistaient le plus souvent à se taper dessus le plus fort possible jusqu'à ce que l'armure de l'un des deux soit trop cabossée pour qu'il puisse continuer le combat. C'est simple, ces gars là, c'étaient tout simplement les équivalents médiévaux du char d'assaut. Évidemment, la contre-attaque anglaise ne se fait pas attendre et prend complétement par surprise les vikings, qui pour beaucoup avaient laissé leur équipement sur leurs bateaux, et pour ne rien arranger, étaient séparés en deux par une rivière. Les anglais massacrent donc les vikings sur la rive ouest, et se préparent à traverser le seul pont du coin pour finir le boulot sur la rive est. - 75 (42lemag.fr) -



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