42 n°19 novembre 2010
42 n°19 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 104

  • Taille du fichier PDF : 28,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'automne arrive, c'est la saison des champignons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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JEUX VIDEO AIGRI GAMER L'histoire de Modern Warfare 2 débute en Afghanistan, cinq ans après les événements du premier opus, où vous incarnez le soldat Joseph Allen, luttant contre des rebelles, ou des terroristes, ou quelque chose dans le genre, on sait pas trop, mais bon, c'est des sand niggas, donc y'a forcément une bonne raison à ce que l'on les tue. Qu'est-ce que l'armée fout en Afghanistan au moment du jeu, on n'en a aucune idée, mais s'il y a une chose à retenir de Modern Warfare, c'est que l'Amérique est chez elle partout dans le monde, donc on va pas non plus commencer à demander des justifications à la mort du moindre bougnoule. A noter que les écrivains d'Infinity Ward ont fait les choses bien, et se sont assurés les services de conseillers militaires pour avoir des dialogues réalistes. Concrètement, ça veut dire qu'au lieu de dire "Oh merde, un hélico à gauche, prends le lance-roquettes et shoote-le ! ", les personnages vont dire "Tango Mike aéroporté sur Sierra Echo, dispatch au LMAFV requis. Case jambonneau, je repeins Ronald Reagan en diagonale." Certes, ça améliore grandement l'immersion, mais on a quand même souvent l'impression de se retrouver au milieu d'une variante régionale du Kamoulox dont on a oublié de vous expliquer les règles. Après cette mission d'introduction, Allen est recruté par le général Shepherd (l'éminence grise de l'armée américaine, qui commente toutes les cinématiques en assenant des pontifs pseudo-philosophiques sur la guerre) pour rejoindre la prestigieuse Task Force 141, responsable de toutes sortes d'opérations spéciales vachement risquées dans le monde. Et justement, nous retrouvons deux membres de cette unité d'élite dans le froid glacial de la Sibérie : le sergent Gary "Roach" Sanderson, et son supérieur le capitaine MacTavish. Hé oui, Soap, qui au moment des événements de Modern Warfare 1, était simple soldat chez les SAS, a mis moins de cinq ans pour s'engager dans l'armée américaine et y atteindre le grade de capitaine. Ça c'est de la promotion fulgurante (pour info, quand un soldat se distingue par un acte de bravoure, aussi impressionnant soit-il, on le récompense par une jolie médaille et une grosse tape dans le dos, mais on le promeut pas à un grade d'officier, comme ça, au pied levé, faut quand même faire un minimum d'études pour ça) ! Nos deux acolytes sont donc là pour infiltrer une base russe et y récupérer un satellite de surveillance américain ou un machin comme ça. Ah oui, je vous préviens, je vais souvent être un peu imprécis sur les objectifs exacts qu'on accomplit, mais c'est parce que les informations données dans le jeu ellesmêmes sont tout le temps floues, et on ne comprend donc jamais exactement ce qu'on fait et pourquoi. Procédé narratif laissant au joueur le soin d'assembler lui-même les pièces du puzzle, ou cachemisère pour les incohérences du scénario, je vous laisse seuls juges... Afin de mener à bien votre mission, le jeu introduit un astucieux gadget : le radar à battements de cœur pour repérer vos ennemis dans le blizzard. Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'un bête détecteur de chaleur aurait tout aussi bien fait l'affaire, mais bon, ça devait pas faire assez "modern warfare". En tous cas, la mission se déroule bien, ça se termine par une super coursepoursuite en jetski, trop cool, on se croirait dans un film de James Bond, mais oulà, attention, car voici venir le moment DRAMATIQUE du jeu, avec la très - 26 (42lemag.fr) -
JEUX VIDEO la sensibilité des personnes qui pourraient être heurtées par le fait d'abattre des polygones avec sa souris, cette mission est totalement skippable. Cela dit, même si cette mission a probablement été créée à la base juste pour faire parler d'elle avant l'heure, l'idée d'impliquer le joueur dans un acte absolument monstrueux, bien exécutée, peut constituer un ressort émotionnel puissant, et est donc plutôt louable d'un point de vue narratif. Le problème c'est que dans les faits, tous les personnages agissent de manière tellement débile qu'au final, l'impact que cette mission aurait pu avoir est totalement annulé, mais je reviendrai là dessus dans quelques paragraphes. AIGRI GAMER Nous retrouvons donc le soldat Allen qui s'est infiltré dans un groupe terroriste russe dirigé par Vladimir Makarov, présenté comme le grand méchant de cet épisode. Apparemment, Makarov était une importante figure du mouvement ultra-nationaliste de Zakhaev, mais quand ceux-ci ont pris le pouvoir, ils l'ont viré parce qu'ils le trouvaient psychotique. Oui oui, des mecs qui n'ont pas hésité à balancer des missiles nucléaires sur les États-Unis ont réussi à trouver un mec trop fanatique pour eux, c'est vous dire si Makarov est taré ! Du coup, celuici est devenu l'un des terroristes les plus recherchés du monde, et votre mission est donc de... heu... je n'en ai aucune idée en fait. - Vous préférez être abattu par balle ou brûlé vivant soldat ? - Heu... Plutôt brûlé vivant je crois... Pourquoi cette question mon général ? - Non non, pour rien... controversée mission "No Russians". Pour ceux qui n'auraient pas suivi la polémique imbécile qui a entouré ce niveau, ce passage du jeu a beaucoup fait parler de lui parce qu'on doit (et encore "doit", c'est un bien grand mot, car il est tout à fait possible de réussir cette mission sans tirer un seul coup de feu), attention, accrochez-vous, OH MON DIEU, tuer des civils ! Du coup, pour ménager Vous vous retrouvez en fait comme agent infiltré dans le groupe juste au moment où ils lancent une opération dans l'aéroport Imran Zakhaev (hé oui, Zakhaev a même donné son nom à l'aéroport international de Moscou ; c'est un peu comme si les voyageurs en Arabie Saoudite atterrissaient à l'aéroport Oussama Ben Laden, après tout il a quand eu une influence non négligeable sur l'aéronautique). Vous êtes donc censés suivre Makarov et l'aider à exterminer les civils. Mais euh, c'est pas justement pour l'empêcher de faire des trucs de ce genre que vous vous êtes engagés ? Lui coller une balle dans la tête là maintenant (ainsi qu'à ses potes, personne ne se méfie de vous de toute façon) et vous rendre à la police en disant : "Je suis un agent infiltré dans ce groupe terroriste. Ils étaient sur le point de massacrer tous les civils présents dans l'aéroport. Voici les coordonnées de la base de Makarov dans laquelle vous trouverez tous les détails de son organisation". C'était pas envisageable ? C'est même pas une histoire de s'infiltrer pour trouver qui est - 27 (42lemag.fr) -



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