42 n°19 novembre 2010
42 n°19 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 104

  • Taille du fichier PDF : 28,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'automne arrive, c'est la saison des champignons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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JEUX VIDEO Les Russes, c'est AIGRI GAMER des connards Et autres enseignements. Se moquer du scénario d'un jeu vidéo, c'est comme pousser un aveugle dans un escalator : c'est facile et marrant. Bien sûr, certains jeux sont réputés pour la richesse et la profondeur de leur scénario, mais pour la plupart des FPS, c'est une autre paire de manches. Après tout, le plus souvent, à de notables exceptions près (coucou Bioshock), l'histoire n'est qu'un prétexte permettant vaguement de justifier pourquoi on peut se défouler à tuer des trucs. Mais parfois, des développeurs se sentent ambitieux et se mettent en tête de pondre un scénar hollywoodien avec des super coups de théâtre, des moments de bravoure larmoyants, et des dialogues prétentieux entrecoupés de cinématiques à base d'images satellites à l'intérêt approximatif. Et là, c'est le drame. Je ne sais pas comment le scénario de Modern Warfare 2 a été élaboré, mais au vu du résultat, l'hypothèse suivante me semble la plus probable. En gros, l'équipe créative s'est enfermée dans une salle de réunion pour y lire l'intégrale de ce gros blaireau dépourvu de tout talent de Tom Clancy. Ensuite ils ont visionné toutes les saisons de 24 sans dormir. A l'issue, pour éviter l'overdose de café, ils se sont mis une cuite au redbullwhisky. Lorsque le producteur les a retrouvés le lendemain baignant dans leur vomi, il a alors décidé de plutôt confier l'écriture à son fils de 14 ans qui aime bien jouer à la guerre avec ses camarades et qui a même eu 17 sur 20 à sa rédaction sur ses vacances en Floride. Et c'est ainsi qu'est né l'un des plus gros fails scénaristiques de l'histoire du jeu vidéo. A l'instar d'un Independance Day, le résultat n'est pas seulement mauvais, mais carrément insultant vis-à-vis de l'intelligence des spectateurs. Et ça, ça vaut bien un petit article dans 42. Comme vous vous en doutez, ça va spoiler lourdement, mais d'un autre côté, Modern Warfare 2, soit vous y avez déjà joué, soit vous n'avez pas l'intention d'y jouer, et dans ce cas vous ne demandez pas mieux que de vous faire spoiler son scénario débilissime. Alors sans plus attendre, let's rock, motherfuckers. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, un résumé des épisodes, enfin de l'épisode, précédent s'impose. Parce que Modern Warfare, c'est avant tout un contexte géopolitique de haut vol, et il faut donc bien en maîtriser tous les te- - 24 (42lemag.fr) -
JEUX VIDEO nants et aboutissants si vous voulez saisir toutes les subtilités de cette grande fresque militaro-nawaquesque. Modern Warfare 1 racontait la guerre entre les États-Unis et les forces d'Al-Asad, un dictateur d'un pays quelconque du Moyen- Orient. Jusque là, que du classique, mais les choses se corsent lorsqu'au milieu du jeu, Al-Asad utilise une ogive nucléaire pour vitrifier sa propre ville, éliminant 30 000 soldats américains (et probablement dix fois plus de civils de son pays) avant de s'enfuir la queue entre les pattes chez des potes russes. Une escouade du SAS dirigée par le capitaine Price est alors envoyée sur les lieux : après avoir retrouvé et réglé son compte à Al-Asad, ils découvrent alors que sa tête nucléaire lui avait en fait été vendue par un certain Imran Zakhaev, un trafiquant d'armes qui est apparemment aussi le chef du groupuscule russe ultra-nationaliste qui fout le bordel dans la région. Mais Zakhaev est un peu soupe au lait, et en réaction à la mort de son fils (ce blaireau se jette du haut du toit d'un immeuble pour échapper aux gentils messieurs du SAS qui voulaient juste lui poser des questions), il décide de tirer quelques missiles nucléaires en direction de la côte Est des États-Unis. Heureusement, au terme d'un assaut héroïque, le soldat "Soap" MacTavish (incarné par le joueur) et Price parviennent à stopper la menace et réussissent au passage à coller une balle dans le crâne de Zakhaev, et c'est ainsi que s'achève Modern Warfare 1. Les terroristes russes se sont fait laminer, leur chef est mort, tout devrait donc rentrer dans l'ordre maintenant, non ? Haha, c'est mal connaître les scénaristes de Modern Warfare ! Parce qu'en fait, on ne sait absolument pas comment, mais les ultra-nationalistes (ceux-là même qui se font défoncer en bonne et due forme par les héros dans Modern Warfare 1) ont finalement pris le pouvoir, et ont érigé Imran Zakhaev au rang d'idole du peuple. Pour rappel, Zakhaev à la base, c'est juste un trafiquant d'armes dont le plus grand fait de gloire consiste à avoir vendu à un minable dictateur du Moyen- Orient une ogive nucléaire qui a fait des dizaines de milliers de victimes innocentes. Un mec tout à fait recommandable quoi. Et donc, Zakhaev est maintenant considéré comme un héros. Soit les services de propagande russes sont super efficaces, soit les Russes sont des connards. Je me demande vraiment laquelle de cette explication est la bonne dans le monde merveilleux de Modern Warfare. AIGRI GAMER - 25 (42lemag.fr) -



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