42 n°18 septembre 2010
42 n°18 septembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de septembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,1 Mo

  • Dans ce numéro : Noir c'est noir... mayrde, on n'y voit rien.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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BACKSTAGE IRL On s'apercevra sans difficulté que la première des trois caractéristiques "rien n'a une existence indépendante" est en contradiction avec la caractéristique donnée à ces caractéristiques : "valide en tout temps et en tous lieux". Il est impossible que rien n'existe. Car si c'était le cas, le fait que rien n'existe constituerait une vérité universellement existante, et l'assertion initiale disparaîtrait alors dans une bouffée de logique. Grand B, petit 1 : La réincarnation : un piétinement de l'égalité des chances. Le principe de la réincarnation, intrinsèque au bouddhisme tibétain, explique qu'une personne ayant effectué des actions "mauvaises" dans ses vies antérieures aura un mauvais karma, et donc une vie difficile. Au contraire, une personne ayant effectué des actions "bonnes" aura une vie plus facile. Mais si à cause de quelques écarts de vos anciennes vies, vous vous retrouvez en errant miséreux crève-la-faim, dans un bidonville quelconque, il semble assez ardu d'effectuer de bonnes actions, de donner de l'argent aux pauvres, ou de monter une entreprise innovante et durable, qui créerait des emplois et une dynamique locale. Comment s'en sortir lorsqu'on commence à glisser vers la pente dangereuse des réincarnations de mauvaise qualité ? Aucune réponse n'est apportée à cette question. Il n'y a pas de "service public de redistribution équitable du karma". Le bouddhisme constitue donc une religion capitaliste de droite, dans sa forme la plus sauvage, qui n'hésite pas à laisser de pauvres âmes perdues derrière elle. Grand B, petit 1, petit a : bonnicheça-te-va ? La seule solution qui a été trouvée à ce problème de répartition du karma sont les "Bodhisattva". Il s'agit d'âmes très "bonnes", qui, au lieu d'arrêter leur cycle de réincarnation, ont choisi de continuer à vivre dans notre monde, pour aider les autres. L'idée de départ est intéressante, mais son application est désastreuse. Il n'y a pas de juste milieu. Soit on part dans le nirvana en laissant tous les autres tomber, soit on consacre son éternité d'existences restantes à les assister. On peut comprendre, dans ce cas, que les gens se soient dirigés vers des religions proposant des récompenses un peu plus concrètes, telles que des vierges. Grand B, petit 1, petit a, premier point Il y a cinquante-deux niveaux de Bodhisattva. Là encore, ils se sont lamentablement échoué dans leur tentative d'intégrer dans leur culture le grand nombre à l'origine de tout. Mais cette fois-ci, ils se sont carrément raté d'une dizaine. Conclusion : Dans tous les domaines importants et vitaux, le Tibet est donc un pays très - 36 (42lemag.fr) - Un mendiant tibétain fashion victim pauvre. Le fait qu'il puisse encore intéresser les Occidentaux est totalement incompréhensible. Sa seule solution possible de sauvegarde, le seul moyen pour que la communauté internationale prennent les tibétains au sérieux, serait de gagner la prochaine coupe du monde de football. Mais pour cela, il devront attendre la prochaine réincarnation du Bodhisattva Zinedine Zidane, car actuellement, il est devenu trop vieux pour pouvoir jouer efficacement. Réchèr
Pourquoi ne peut on plus rien dire de choquant ? Franchement, le politiquement correct, ça m'exaspère. Sans aller jusqu'à la provocation gratuite (quoique des fois, ça me fait rire et je m'y adonne pour déconner), je n’aime pas quand c'est trop politiquement correct et qu'on s'obstine à avoir un langage châtié ou que certains sujets soient éclipsés. Depuis la disparition de grands humoristes à l'humour cinglant, il est de moins en moins bon ton de parler de choses qui fâchent, de faire de l'humour noir, de dire tout haut ce qu'on pense tout bas des fois. Alors merde de chien, pourquoi ? POURQUOI ? ! demande Moundir dans un élan de grand questionnement ? I. Et ta mère, elle t'as bercé trop près du mur, connard ? Le plus clair de notre temps, nous devons surveiller notre langage. Quand on était petit c'était "ne dit pas de gros Invasion de politiquement correct 42 n'est pas un webzine certifié Hallal mots", ou encore "soit poli lorsque l'on est chez des gens". Ne parle pas de ci, ne mets pas tes doigts dans le nez, ne regarde pas les gens comme ça, etc - 37 (42lemag.fr) - IRL etc... Et puis bon, au final on se gêne pour tout et n'importe quoi. Et le politiquement incorrect dénote sur un manque d'éducation. Dès que l'on sort des rails que nous ont installés nos beaux parents chéris (oui j'aime ma maman c'est même marqué sur ma bite et ce sera sur ma tombe), on s'attire la foudre du plus nonchalants des badauds de seconde zone. "Odieux personnage", "Peu recommandable comme connaissance" ou alors "casse-toi pauv'con". Et surtout, on nous taxe d'être mal élevé. Oh la la ! On dit "merde", "putain", et ça y est, nous sommes des sales gosses, que nos parents nous ont abandonné et tout. En quoi dire des insanités fait de nous des personnes mal éduquées ? Nous avons tous nos défaillances, et ils nous arrivent de nous laisser aller niveau politesse, sans jamais entrer dans le cadre du foutage de gueule. Mais en quoi dire des cochonneries fait de nous des pa- SOCIOLLOGEEK



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