42 n°18 septembre 2010
42 n°18 septembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de septembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,1 Mo

  • Dans ce numéro : Noir c'est noir... mayrde, on n'y voit rien.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DOSSIER DÉCOUVERTE BD/COMICS vent proche de la folies (notamment à cause de ses super sens) et ira même jusqu'à déterrer le cadavre d'Elektra... (qui a été tuée par cette saloperie de Bullseye). Puis, Miller vogua vers d'autres cieux, et, comme c'était plus que prévisible, le succès de la série chuta. Les nouvelles équipes n'arrivent pas vraiment à succéder à Franky Boy et partent un peu dans tous les sens (DD change de costume pour une espèce d'armure, bof bof). Daredevil re-sombra, jusqu'en 1993 et le retour du Maître. The Man Without Fear En 1993, Franky fait son retour et emmène dans ses bagages un des top dessinateurs du moment : John Romita Junior. A eux deux, il vont produire une masterpiece intemporelle comme le Watchmen de Moore ou le Dark Knight de... Miller, Ladies and Gentlemen, let me introduce you : The Man Without Fear. Dans ce bijoux, nos deux larrons vont revisiter (réinventer ?) le personnage et ses origines. Tout y passe, sa jeune enfance, les relations père-fils, sa "renaissance", son évolution (en donnant un rôle important à son histoire d'amour avec Elektra), comment il a appris à gérer ses pouvoirs. Le but est d'ici d'expliquer pourquoi le personnage est ce qu'il est : une âme torturée. En effet, DD n'est pas devenu un boyscout de service comme son poto aux lances-toile ou les 3/4 des héros à cette époque (1990 pour les comics, c'est une sacré époque de merde...), il a suivi un chemin tout à fait Kingpin ("Le Caïd" en VF), la némésis de Daredevil, et un putain de méchant qui roxx accessoirement ! La version Bendis-Maleev de DD, le summum du comics ! - 30 (42lemag.fr) - différent. Le scénario bien que simple, est très bien mené, et, il est excellement mis en valeur pour le dessin de John Romita Junior, qui, de par sa patte très spéciale (dessins très anguleux, bourrés de traits) rend le récit extrêment dynamique et très plaisant. Même si The Man Without Fear est aujourd'hui un poil vieillot, il était à des années lumières des autres productions de l'époque, et, il est un incontournable de la littérature Marvel (de la littérature comics tout court en fait). Le plus marrant dans tout ça, c'est que des années après, l'esprit de cette oeuvre rode toujours... Joe Quesada, Brian Michael Bendis et Alex Maleev : le renouveau Alors là les enfants, accrochez vous à votre chaise/fauteuil/canapé/lit/****, parceque la décennie qui vient de passer est tout bonnement LEGENDAIRE. Tout commence en 2000 et la nouvelle ligne lancée par Marvel nommée "Marvel Knight", qui met en scène des "anti-
Bullseye tue un personnage très important aux yeux de Daredevil, le début d'une longue liste... héros" dont DD est en toute logique la figure de proue. La saga "Guardian Devil" ("Sous l'Aile du Diable" en VF) de Joe Quesada (qui sera bientôt nommé Big Boss suite justement au succès de cette nouvelle ligne) et Kevin Smith (oui oui, celui qui fait aussi des films qui roxxent comme Clerks 1&2) va absolument tout péter et redonner un second souffle à Tête à Cornes. Fait marquant de cette série, Bullseye tue - encore - la bien aimée de Matt. A partir de cet instant, DD va entrer dans une nouvelle dimension. Cette nouvelle dimension en question, c'est Brian Michael Bendis (probablement le meilleur auteur de ces 10 dernières années) qui en est le grand artisan. Son run sur une série régulière (pendant à peu près 5 ans), avec le géniallissime Alex Maleev au dessin, fut en- - 31 (42lemag.fr) - BD/COMICS censé par l'ensemble des critiques comme jamais une série régulière ne le fut. Eisner Award et récompenses en tout genre attesteront de l'awesomness du bouzin. Soyons clair, ce qui c'est passé durant ces années est très clairement LA MEILLEURE SERIE REGULIERE JA- MAIS ECRITE. Oui oui, le fameux DD sur qui tout le monde dégeule est JUSTE le meilleur comics du monde, alors SVP, stop dire nawak hein. Bon, c'est vrai qu'avec le film (surtout le version ciné nanarde, la version Director's Cut est très différente et plustôt pas mal du tout mais par rapport à un Dark Knight...), c'est difficile d'imaginer ça, je vous le concède... Pendant ces 5 années de pur bonheur, on va suivre un héros à bout, poussé dans les derniers retranchement, dont l'identité secrète sera exposée au grand jour (je vous laisse imaginer le bordel...), et à qui les pires choses possibles et imaginables vont arriver. Tout ça est dépeint dans une ambiance noire à faire froid dans le dos (Merci M. Maleev, t'es un putain de génie mec !), oui, Daredevil explose absolument toute la production actuelle (même le Batman de Jim Lee) et le reste des comics semble atrocement fade comparé à DD... Eh oui, le scénario est juste parfait, l'intrigue est fappable de A à Z, les personnages (et leurs évolutions !) sont incroyables, l'ambiance est une nouvelle référence, le dessin est exceptionnel, les couleurs et l'encrage sont au Zénith, voilà, je pourrais continuer longtemps, mais je pense que vous avez saisi l'idée. Seulement voilà, en 2006, le duo se retire, chiasse, bite, con, ModernWarfare2, couilles, nichons... Ah bon, c'est possible ? Exit Brian Michael Bendis et Alex Maleev, place à Ed Brubaker (celui qui a réinventé Cap') et Michael Lark, je vous cache pas que même si c'est du costaud, j'ai, comme un sacré paquet de lecteurs, serré très fortement les fesses, et, en bon français que je suis, je suis même allé gueuler comme un vendeur de poisson pourri sur le forum officiel Marvel. C'est vrai quoi, l'ancienne équipe a produit le best truc evar pendant 5 ans, merde quoi ! Bref, j'achète mon DD, je le bouquine pépère, et je me souviens avec exactitude de ma phrase "putain, c'est toujours aussi bon, même après 5 DOSSIER DÉCOUVERTE



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