42 n°17 jui/aoû 2010
42 n°17 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 75

  • Taille du fichier PDF : 17,4 Mo

  • Dans ce numéro : la narration made in sushi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PORTNAWAK PÈRE OBI, RACONTE NOUS UNE HISTOIRE tours étaient juste la symbolisation d’un village, et que globalement, il n’y trouverait pas grand-chose d’intéressant pour sa quête. En revanche, il pouvait s’y restaurer, y dormir tant qu’il le voudrait, il serait toujours bien accueilli étant donné sont statut de sauveur. Il profita de sa fraîche notoriété pour en abuser et demander un fourreau pour son épée toute pourrie par la rouille qu’il trimbalait toujours, un sac à dos et une pizza aux 4 fromages anchois miel piment. L’information de sa présence dans ce monde semblait s’être rependue très vite, et Robert pensa rapidement que si un péon le reconnaissait, le grand méchant serait sans doute dans la même situation, et pourrait dès lors venir le pouillaver ou le fuir, selon son level. Après une nuit de repos dans un appartement mis à sa disposition, Robert et son acolyte à 4 pattes reprirent la nonroute, dans une direction au pif. « Hey machin ? Tu saurais retrouver le chemin des tours une fois qu’on sera loin ? » L’Equus Caballusaure le regarda avec des yeux plein d’interrogation, mais ne répondit pas. « Oué, c’est vrai que je parle à un poney dinosaure nain qui parle une langue bizarre… Tout va bien… » Après quelques heures de marche toujours à travers une forêt en cell shading, ils arrivèrent à une route goudronnée, lisse comme un cul sans poil, et filant à perte de vue vers la droite et la gauche. « Super. Et on va où maintenant ? Dedanz ton croupion !!! ! &&11& ! ! » Après un haussement d’épaules, Robert décida de prendre à droite, complètement au hasard étant donné sa connaissance des lieux. Les heures défilaient plus vite que les kilomètres sur le ruban d’asphalte et la soif commençait à prendre le dessus sur sa motivation, alors que le poneysaure semblait toujours frais et en forme. Il se tourna vers lui : « ‘tain mais t’as pas soif toi le machin ? T’es un poney dinosaure chameau nain ou quoi ? » Devant le mutisme de la bestiole, il se tourna de nouveau vers la route et aperçu en bordure un truc ressemblant vaguement à un saloon. Il aurait pu jurer que cette baraque n’était pas là 5 secondes avant. En peu de temps, ils furent devant et purent contempler un authentique saloon, avec portes battantes, cornes au dessus de la porte, crachoir en laiton, abreuvoir etc… Le saloon était rempli, on y trouvait du cowboy, le shérif, le pianiste, quelques danseuses, les uns jouant aux cartes, d’autres picolant pendant que les derniers mataient les filles sur scène. Tout le monde s’arrêta et se tourna vers la porte quand Robert franchit le seuil, comme dans les films de Clint Eastwood. Le taulier, copie conforme de Bud Spencer, lui fit signe de venir au comptoir : « Hey Robert ! Alors comme ça tu oses te pointer dans le coin ? T’es au courant que Fluffy te cherche pour te refaire le cul façon chou fleur ? Mais euh ? Comment vous connaissez mon nom d’abord ? T’es une star bonhomme, que tu le veuilles ou non. J’te sers un cacolac ? Un cacolac ? ! ? ! » Sur cette interrogation, il entendit une sorte d’agitation derrière lui, et en se tournant s’aperçut que la totalité des clients du saloon étaient en train de dégainer des colts, des carabines,et des kqlqsh. Le pianiste changea de partition - 64 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK étaient garés 4 motos, des vieux tromblons d’avant guerre, dont la vélocité serait probablement la même que celle de l’équipe de France de foot. et attaqua le générique de Benny Hill tandis que les armes se levaient en direction de Robert. Une des 3 danseuses cria « ITSEUTRAPE ! » en enlevant son masque pour laisser apparaître un faciès calamarien. Robert hallucinait, il ne contrôlait vraiment rien de ce qui se passait dans son cerveau, et la scène qu’il avait devant les yeux aurait fait le plus grand bonheur de tous les psy du monde. Mais l’instant ne se prêtait pas à l’analyse, Robert eut juste le temps de plonger derrière le comptoir que les balles pleuvaient déjà. Comme dans tout bon film de cowboy, les panneaux de bois du bar suffisaient à arrêter les balles. Après un déluge de plomb, tous les tirs s’arrêtèrent et Robert en profita pour surgir épée à la main pour essayer d’en cartonner quelques uns avant qu’ils n’aient rechargé. Sa lame fendait l’air et des morceaux de cowboys volaient dans tous les sens, sous les cris hystériques du calamarien qui prit bien vite la fuite. Robert n’avait pas terminé sa moisson qu’il se trouvait de nouveau en joue, et surtout bien loin de tout abri. Les 2 danseuses restantes sortirent de leurs jupons 2 uzis et firent un carton sur le restant des ennemis de Robert, qui en resta abasourdi. L’Equus Caballusaure qui n’avait pas bougé de la porte du saloon et qui avait observé la scène arriva à petit trot vers les danseuses et leur parla à mot couvert. L’une d’elle prit la parole : « Suivez nous, faut filer d’ici avant qu’il n’en vienne d’autres. » La fine équipe sortit par une porte à l’arrière débouchant sur un parking. Y « ‘tain mais si on doit fuir on va pas filer avec des enclumes pareilles sérieux ! ? ! » A ces mots, les motos se dématérialisèrent et après un bref Goudzouitechhhppppffff (son caractéristique émis lors d’une modification moléculaire de la matière) Pinprechou vit apparaître 4 bécanes flambant neuves. Joie, il commençait enfin à influer sur cet univers. Mais déjà les 2 danseuses, débarrassées de leurs robes au profit de combinaisons en cuir, étaient prêtes à partir, tout comme le poneysaure qui s’était laissé pousser des mains pour l’occasion et arborait un superbe casque à pointe au guidon de sa bécane. « Il faut filer vers les montagnes, dit une des filles, faut qu’on y soit avant la nuit. Quelles montagnes ? » Le temps de finir sa question, une formation rocheuse énorme remplissait l’horizon. Dans un éclat de rire, Robert enfourcha sa moto et au moment où le groupe commençait à rouler, la 2ème danseuse lui dit : « Faudra quand même faire gaffe là bas, y a plein de dragons qui viennent pour la saison de amours, et ils sont pas toujours content d’avoir de la visite… » TO BE CONTINUED… obi PÈRE OBI, RACONTE NOUS UNE HISTOIRE - 65 (42lemag.fr) -



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