42 n°17 jui/aoû 2010
42 n°17 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 75

  • Taille du fichier PDF : 17,4 Mo

  • Dans ce numéro : la narration made in sushi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PORTNAWAK murs de l’appartement 42b ? « Fluffy », mais ça fait pas peur comme nom de méchant ? PÈRE OBI, RACONTE NOUS UNE HISTOIRE « Oh ? Pépé ? Bon t’accepte ou pas ? » D’un pas décidé, traînant toujours son épée toute pourrie par la rouille, il s’avança vers la porte, puisque quoi qu’il advienne, il était soit mort, soit en plein rêve, donc ses actions n’auraient que peu de conséquences sur sa personne. Au moment où il franchit le seuil direction l’inconnu, Robert le punk lui signifia : « Ah euh au fait, tu vas pas tout maîtriser hein, le monde se matérialisera en fonction de ce qui se trouve dans ta caboche, toi tu pourras juste un peu influer… » Trop tard pour reculer, déjà Robert se senti aspirer par le vortex qui venait de se former par delà la porte, l’emportant vers un monde vide et inconnu, en secouant le tout dans une non-coordination de ses mouvements qui pouvait faire penser à ce qu’on observe lorsqu’on fait une bataille de spaghetti à la cantine. Ce n’est que de longues minutes après que Robert se réveilla. Il était allongé sur le sol, les yeux vers le ciel. Ce que lui avait dit sa version punk au sujet de la matérialisation semblait avoir commencé puisque l’environnement était en tout point semblable à celui qu’il connaissait, à un détail près. Tout était lisse, comme un gros cell shading, en moins moche. Du haut d’une colline, Robert pouvait observer les alentours, forêts, d’autres collines, un lac, et près du lac, quelques bâtiments, mais trop loin pour discerner ce dont il s’agissait. Il s’élança donc d’un pas léger vers cette zone, dévalant la colline pour s’enfoncer dans la forêt qui comme toute forêt en cell shading était faite de poteaux à la cylindricité parfaite et de boules vertes posées dessus pour cacher le ciel. Pas de branchages au sol, quelques buissons tout ronds, pas de fleurs, on aurait cru une ébauche de décors en carton pour le spectacle de fin d’année de la maternelle du coin. A mesure qu’il avançait dans ces bois, Pinprechou se demandait si sa condition de super héros de immatériel land ne pouvait pas lui permettre de déjouer les lois élémentaires de la physique, histoire de gagner un peu de temps en volant ou en se téléportant. Peine perdue, il avait beau se concentrer super fort avec la veine sur le front et tout, rien ne se passait. Et soudain il entendit un roulement, boom boom boom boom… rien à voir avec une musique de sauvage, non, un roulement s’amplifiant, se rapprochant, s’accélérant et ralentissant à intervalles irréguliers… le tout digne d’un 5.1 bien calibré, avec un caisson de basse de 38000W. Bien vite, Robert compris qu’il allait avoir à faire à ce que son imagination pouvait lui réserver, le punk avait raison, il ne maîtrisait rien, mais alors rien du tout. Comme surgit d’un fog of war, un dinosaure énorme parut à sa gauche, évitant les arbres avec une grâce qui dénotait complètement avec la taille paquebot de la bête. Robert étant loin d’être un idiot, il comprit bien vite que rester sur place ne lui amènerait probablement pas gloire fortune et filles à poils, et qu’il était préférable de se sauver rapidement pour ne pas servir de paillasson ou de cassecroûte à la bestiole. Le monstre, à mi chemin entre un tyrannosaure et un petit poney, se rapprochait. Enfin c’est la première impression qu’eut Robert en se retournant. Puis au bout de 2 ou 3 coups d’œil, il s’arrêta pour observer l’Equus Caballusaure (latin dans ta face). La bestiole se rapprochait effectivement, - 62 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK mais rapetissait à mesure qu’elle avançait vers Pinprechou. En quelques secondes, elle était sur lui, et Robert ne put contenir un gros lol en se rendant compte que son fameux dinosaure avait la taille d’un Bichon, mais en moins frisé. « Bein alors bonhomme, t’as loupé ton jet de carac ou quoi ? » L’Equus Caballusaure le regarda avec étonnement et déclama d’une voix grave et profonde. « Onques ne vit naguère semblable livrée pour un forain portant une allumelle défeurée. Êtes-vous un quelconque estropiat ? » L’expression sur le visage de Robert était un savant mélange d’incrédulité, d’étonnement et de rigolade. « Sympa ton RP (Role Playing) machin, mais je dois t’avouer que je pige environ que dalle à l’Hébreu. Donc si tu pouvais décoder, ça m’f’rait bien plaisir. J’issi deconoistre votre langage. - Ouais donc c’est pas du RP. Bon, mais tu peux pas utiliser des mots simples ? Hein sérieux ? Quel bricoigne est donc ? » Robert leva les yeux au ciel et fit signe à la créature de le suivre et reprit sa route vers le lac en contrebas. Le poneysaure trottinait à sa gauche, et tout 2 avançaient bon train vers la vallée. Quelques bruits dans les buissons boule donnaient l’impression de la présence d’animaux, sans pourtant que Robert n’en vit le moindre. et se trouva soudain paralysé, en face de lui parut une sorte de tube gris qui paraissait se remplir. Il put y lire l’inscription « now loading ». Puis l’intérieur s’éclaira, le décor était froid, métallique, pareil à un appartement témoin dont ne dépasse aucun objet. Avançant dans le hall, Pinprechou toujours suivi de sa bestiole pouvait voir que tout était sous contrôle électronique et que plus il observait, plus il avait l’impression d’être dans un vaisseau spatial, avec des loupiottes et des panneaux partout, dont au moins la moitié qui ne servaient à rien. Au fond du hall, un comptoir, derrière lequel se tenait une hôtesse, qui conformément aux méandres du cerveau de Robert, était du genre habillée avec le minimum requis et à avoir les yeux qui crient braguette. Bombant le torse, il s’approcha d’elle et pris son air de lover de la loose : « Bonjour beauté, est ce que vous pourriez m’aider ? » L’hôtesse se contenta d’un hochement de tête, dans le plus pur style des mangas, avec les mains jointes et tout. Il continua : « Je passais dans le coin et je me suis demandé ce qu’étaient ces tours ? On est où concrètement ? DANS TON CUL §§§1& ! ! &eleven » hurla la frêle jeune femme. Robert eut un mouvement de recul sur le coup de la surprise. Il commençait à comprendre que sa mission allait être corsée si tous les évènements étaient si marqués par sa « culture ». Il reformula sa question en prenant bien soin de ne pas utiliser tous les mots clé habituellement déclencheurs des syndromes de la GeekTourette. La jeune femme lui expliqua que ces PÈRE OBI, RACONTE NOUS UNE HISTOIRE Après quelques heures de marche forcée, ils sortirent de la forêt et Robert vit enfin de plus près les bâtiments. 2 tours s’élevaient devant eux, semblables aux tours du Wall Trade Center, mais de la taille d’un immeuble de 4 étages. Posées là comme des cabanes de pêcheurs, elles faisaient complètement tâches dans le décor, mais Pinprechou ne s’en étonnait déjà plus. Arrivés au pied des tours, une porte se dessina dans la paroi vitrée de l’une d’elle, et s’ouvrit à l’approche du duo. Robert eut un instant d’hésitation, l’intérieur du bâtiment étant plongé dans l’obscurité. Il se décida à passer la porte, - 63 (42lemag.fr) -



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