42 n°17 jui/aoû 2010
42 n°17 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 75

  • Taille du fichier PDF : 17,4 Mo

  • Dans ce numéro : la narration made in sushi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 54 - 55  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
54 55
PORTNAWAK La moto çaylemal DOSSIER DÉNONCE Alors lutte, mange une barrière de sécurité ! Ce mois ci c’est défi, et j’ai écopé d’un « obi dira que les motos çaylemal » (eat your potato). Ok pas de soucis, ça va saigner. Beaucoup. Et y aura pas de médikits. En des temps immémoriaux, donc après le Début (au Début, il y avait les dinosaures) et avant l’invention du moteur à explosion, les hommes se déplaçaient avec des moyens liés à leurs besoins. Outre le père de famille qui devait aller ramasser 547 kg de patates tous les jours, qui circulait donc en carriole tirée par une bourrique, le petit péteux bourgeois qui paradait dans son carrosse attelé à deux chevaux blancs majestueux qui brillent la nuit, on avait aussi les cavaliers, les chevaliers, enfin les trucs classes pour les jeux de rôle, qui se la pétaient du haut de leurs percherons de course. D’ailleurs, dans cette catégorie de cavaliers, on trouvait aussi souvent des hors-la-loi, parce que c’était plus pratique pour agir vite et bien en se la donnant badass. Bein aujourd’hui, le hors-la-loi, au lieu d’un canasson qui bouffe de l’herbe et du foin, il roule en mobylette, des fois de grosse cylindrée, et pour cette raison, la moto, c’est l’instrument du mal. Mais pas que !!! Certains ici ont sans doute (oui je m’enflamme) déjà lu mes billets sur mon blog concernant ces connards de motards (ici : http://scrog ne u g neu. un b l o g.fr/2 0 0 8/0 2/2 9/l e s - connards-en-moto/) qu’on peut rencontrer, sujets maintes fois abordés de part le net, et toujours soumis à la véhémence de ceux qui ne se sentent pas concernés (principalement des motards qui savent tout et ont tout vu). Ici j’essayerai de pas trop faire de redondance, mais ça va être difficile, donc clémence, tolérance En moto, il faut se protéger (mais pas forcément être ridicule) siouplé (ou sinon un petit vtff, au choix). Hors donc. Comme j’osais l’affirmer dans mon intro, les motos çaylemal, pour tout un tas de raisons que je vais vous exposer en innovant totalement puisque je vais faire une liste. Ouane, la démocratisation Dans les années 1960/1970, la moto, c’était l’instrument du loubard par excellence, l’imagerie populaire aidant. Les blousons noirs, casques et autres artefacts visant à protéger le motard participaient grandement à instaurer chez le citadin moyen un sentiment de peur (bouh fear teh village people). Sûr qu’un gars taillé dans un fémur de hanneton caché dans un perfecto 4 tailles trop grand et perché sur une motocyclette bouffant plus d’huile que d’essence, ça devait être flippant. Mais c’était roots !!! La moto était un état d’esprit, et pas qu’un moyen de transport. Les années passant, le niveau de vie du citoyen lambda augmentant, ce même citoyen décida qu’avoir sa propre bagnole, ça le faisait grave !!! Seulement - 54 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK qui dit un abruti par bagnole (et le covoiturage, c’est pour les Taïwanais à 32 dans un TukTuk ?) dit aussi plein de bagnoles sur les routes. Et le Français étant ce qu’il est, donc idiot, égoïste, et irrespectueux, la route est devenue une vaste arène remplie de bœufs dont la principale occupation est de faire chier son prochain (spéciale dédicace à ceux qui n’ont pas de clignotants, qui s’arrêtent au milieu des carrefours, et tous les autres qui pourraient me faire remplir 150 pages du webzine). En parallèle, l’industrie japonaise, déjà sujette à la contrainte de la route surbondée (38 000 000 d’habitants à Tokyo, truc de fou !!!), s’était déjà penchée sur l’idée de rendre le 2 roues motorisé plus abordables pour le porte-monnaie, et en même temps niquer les marchés européens et américains (Même si comme chacun le sait, une bonne moto est forcément italienne, anglaise ou autrichienne, sinon c’est une boîte de choucroute, une enclume ou un tupperware). Dès lors, le bœuf moyen au volant de son 4x4 diesel se rendant compte que le marchand de pizzas du coin lui mettait un vent tous les soirs malgré ses 49.9cc, il se pose la question du « et pourquoi moi j’aurai pas une moto ? » (un 49.9 c’est une mobylette hein, la moto ça commence à 250cc, entre les 2, heu… j’y reviendrai) Sobre, esthétique, sûre : la vraie solution contre la course à la puissance reste la moto à pédales (avec les petites roues pour pas ne tomber). On ne m'ôtera pas de l'idée que certains motards sont des agents doubles à la solde du lobbying anti-moto. Clairement, dans sa jeunesse il a pensé à la moto, mais l’entretien, le prix de la machine, les pannes à répétition, ça l’avait dissuadé, c’était plus cool de passer 3 heures à se faire la coiffure de Depeche Mode pour aller choper au Macumba. Mais aujourd’hui, avec des machines fiables, pas trop chère, bobonne pourra rien lui dire s’il dépense ses ronds là dedans puisque ça lui permettra de rentrer une bonne demi-heure plus tôt chez lui, du coup d’avoir plus de temps pour la faire chier et boire des bières en gueulant sur ses mômes qui l’empêche de mater la rediff du Bigdil peinard. Niquel, demain il passe son permis, après-demain il a un crédit de plus, la semaine prochaine sa femme demande le divorce. La moto çaylemal !!! Toouuu, la 125 En 1996, une loi a été votée comme quoi un possesseur de permis B (voiture) aurait le droit de conduire une bécane de 125 cc au bout de 2 ans de permis. Cette loi a participé à l’explosion du nombre de 2 roues motorisés sur les routes, puisqu’en plus des lvl 16-18 qui étaient les principaux utilisateurs de cette catégorie, tous les caisseux (automobilistes) frustrés de passer 15 h par semaine dans les bouchons, se sont rués sur les scooters et motos accessibles par leur permis B. Parmi eux, nos amis les coursiers, véritables kamikazes de la route, et quand je dis kamikaze, je fais bien allusion aux pilotes japonais qui ne mourraient jamais seul (sinon je les aurai nommés suicidaires), mais aussi les cadres moyens, en costard cravate, qui après 20 ans à galérer dans le monospace familial se permettent un écart en achetant un scooter. Ces 2 exemples, vous en voyez tous les jours, et tous les jours, vous vous dites à un moment « MAIS QUEL ANCULAYDEBATAR §§ !!! § » suite à une queue de poisson, une prio- DOSSIER DÉNONCE - 55 (42lemag.fr) -



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :