42 n°17 jui/aoû 2010
42 n°17 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 75

  • Taille du fichier PDF : 17,4 Mo

  • Dans ce numéro : la narration made in sushi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PORTNAWAK TOUT CE QUE VOUS N’AVEZ JAMAIS VOULU SAVOR nyme qui est un peu à la mécanique quantique ce que les lois du mouvement de Newton sont à la mécanique classique, bien que pour le grand public, il est surtout connu pour son chat mort-vivant (voir encadré). La fonction d'onde L'idée de base du bousin, c'est que tout objet physique est décrit par ce que l'on appelle une fonction d'onde. Oubliez la position, la vitesse, et tous ces trucs soooo 19th century, c'est la fonction d'onde qui représente ce qui se passe vraiment à l'échelle atomique. Mathématiquement, ça se calcule et ça se manipule très bien, mais pour expliquer ce que c'est exactement, bah c'est plus compliqué... En gros, on peut voir la fonction d'onde comme une densité de probabilité : on renonce à connaître avec exactitude la position d'une particule (notion qui n'a de toute façon plus de sens), la fonction d'onde nous donnant simplement la probabilité de trouver cette particule en un point de l'espace. Et là vous allez me dire : "Quoi ? Les particules sont partout et nulle part ? Mais c'est le chaos alors, on ne peut plus rien prédire, on va tous mourir, c'est l'apocalypse, les océans se mettent à bouillir, les métalleux vont à l'église et Florence Foresti va devenir drôle ! ". Ne paniquez pas, tout n'est pas perdu : ok, on ne peut pas connaitre la position exacte d'une particule, mais grâce à la fonction d'onde, il est tout à fait possible de calculer la valeur moyenne de tous ses paramètres. Bon, voici un exemple à la con pour montrer que le non-déterminisme de la mécanique quantique n'est pas un drame. Imaginons un tuyau qui se divise en deux : il passe à l'intérieur d'une boîte noire, donc vous ne savez pas à quoi il ressemble, mais vous pouvez lâcher des billes dedans, et voir où elles retombent. Bon, si vous balancez une ou deux billes, vous n'apprendrez pas grand chose, mais si vous en mettez vraiment beaucoup, le beau tas qui se formera à gauche vous prouvera que l'extrémité de droite n'est en fait reliée à rien. Si par contre, au bout de beaucoup d'essais, vous vous retrouvez avec deux tas identiques, c'est que le tuyau est bien équilibré et qu'une bille a plus ou moins une chance sur deux de passer à gauche ou à droite. Bref, même si vous ne savez rien sur le tuyau lui-même, il est quand même possible de deviner ses propriétés en regardant la position des billes qui passent à travers. Cela nous amène au point, très sensible, de la mesure en mécanique quantique. De base, la position d'une particule n'est pas connue, mais si jamais vous décidez de la mesurer (par exemple, en projetant des photons sur une plaque pour voir où ils atterrissent), elle se retrouve "fixée" dans l'état où vous l'avez mesurée, alors que juste avant, elle aurait potentiellement pu prendre n'importe quelle valeur. C'est-à-dire que par le seul fait d'observer une particule, vous avez influencé son comportement : c'est comme si en physique classique, une boule de billard roulant sur une table s'arrêtait ou repartait dans l'autre sens'Vec chapeau, plus évident... - 50 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK L'EFFET TUNNEL Considérons une particule à gauche d'une barrière de potentiel. Si cette phrase ne vous parle pas, imaginez que la particule est un geek, et la barrière de potentiel une montagne : à moins qu'on ne fournisse de l'énergie au geek sous la forme d'un coup de pied au cul, il n'ira jamais escalader la montagne pour aller de l'autre côté. Là où les choses deviennent intéressantes dans le monde quantique, c'est que si on calcule la fonction d'onde de la particule, on peut voir qu'elle a grosso merdo la gueule de la courbe rouge sur cette figure. Comme on pourrait s'y attendre, l'amplitude est largement plus élevée à gauche, ce qui signifie que conformément à nos attentes, si on mesure la position de la particule, on aura de grandes chances de bien la trouver à gauche de la barrière, mais la courbe ne s'annule pas totalement à droite, ce qui veut dire qu'il y a donc une probabilité non nulle que la particule franchisse tout simplement la barrière ! Ainsi, grâce à la mécanique quantique, si vous vous jetez contre un mur, vous avez une chance de passer à travers sans le briser : par contre, ne rêvez pas trop, la probabilité que ça arrive est inférieure à celle de voir Stephenie Meyer écrire un bon livre, donc ne comptez pas trop là dessus pour tomber "accidentellement" dans la salle de bains de votre voisine (ou voisin, ne soyons pas misogyne/homophobe) pendant sa douche. juste parce que vous l'avez regardé ! TOUT CE QUE VOUS N’AVEZ JAMAIS VOULU SAVOR Cette idée que la mesure influe sur l'objet est probablement l'un des points les plus déroutants de la mécanique quantique, et est à l'origine d'un beau paquet de paradoxes, dont le plus connu est sans doutes celui du chat de Schrödinger. Et le fait qu'à l'heure actuelle, les scientifiques n'aient toujours pas réussi à définir exactement ce qu'est "une mesure" n'aide pas vraiment... - 51 (42lemag.fr) -



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