42 n°17 jui/aoû 2010
42 n°17 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 75

  • Taille du fichier PDF : 17,4 Mo

  • Dans ce numéro : la narration made in sushi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TELE ANALYSE La narration made in Sushi Avec plein de bonne foi dedans Salut les poulpes. Ce mois-ci, les lecteurs nous ont proposé des sujets d'articles. Un de nos lecteurs a proposé que j'écrive un article sur "pourquoi des mangas comme Naruto sont un sommet de narration" et j'avoue que l'idée m'a plu. Du coup, je vais chez un pote, je prend un tome de Naruto... je lis, enfin "je lis", j'essaie et non, je suis désolé, je peux pas, c'est vraiment trop à chier (epic troll, yeah ! §). ET c'est tellement à chier que j'ai pas eu le courage de continuer. Toutefois, je vais quand même faire cet article sur "le sommet de la narration", mais en prenant des manga que je connais : Saint Seiya (mais je vais abréger en CdZ pour Chevaliers du Zodiaque) et Dragon Ball Z (DBZ). Avant la narration, il y a le pitch (de l'extrême) Ces deux oeuvres sont des masterpiece scénaristiques. Dans la coin rouge, "je veux être le plus fort de tous et pour ça je casse des gueules avec mes beaux cheveux" : DBZ ! Et dans le coin bleu, "je dois aller sauver l'autre cruche qui doit encore être plantée sur un rocher ou un truc du genre" : Les CdZ ! Pas la peine d'aller plus loin, les deux idées de bases sont monstrueusement profondes, la maestria de la définition des objectifs et du but final de ces deux séries est absolument magnifique, tout en n'oubliant pas la critique très acerbe et osée dressé de la société de surconsommation capitaliste basées sur le modèle imapéraliste néocolonialiste américain au service des grosses puissances financières qui n'hésitent pas à dématérialiser à outrance l'économie au point de lui faire perdre tout repère ainsi que la notion physique de la possession. Putain de Télérama... Salut, dans la vie, je traverse des piliers, et toi ? DBZ : la narration en question : mort, crie, sac Louis Vuitton et transformation(s) trouzemilles lignes, j'ai fais péter le Powerpoint (ouais technologie toussa tavu bien ?) (voir page suivant) S'il y a bien un point fort dans DBZ, c'est sa narration. Plutôt que d'en parler sur On constate sur ce schéma (ou slaïde pouwairpouinte) les différents embran- A QUOI TU PENSES SI... Petit troll en passant. J'ai fais un "test" avec des amis/connaissances. A la question "à quoi tu penses quand je dis "manga" ? ", les réponses les plus citées furent Naruto, DBZ et CdZ. A la question "à quoi tu penses quand je dis "comics" ? ", les réponses furent : Dark Knight, Watchmen et SpiderMan. Hé ouais les gars... *sifflote* - 28 -
TELE chements que peut suivre le riche scénario de la série. Mais, là, où c'est fort, TRES FORT même, c'est que quel que soit le chemin suivit, on arrive à retomber sur la finalité (transformation plus explosage avec uniquement l'index), la vache, c'est quand même la grande classe ! La dernière fois qu'un scénario m'avait surpris comme ça, c'était Colombo "Dites voir m'dame" et là, pouf pouf paf pastèque, Colombo il péoune la biatch et lui fait tout confesser. Mais vous n'êtes pas au bout de vos surprise, Sangoku peut, par exemple, mourrir ET s'entrainer ET se vénère (donc le scénario suit les 3 branches possibles en même temps), puis il devient fort, se prend un sac etc etc. ANALYSE De la même façon, Sangoku peut crier très fort ET utliliser la uber giga technique of the death. La richesse du scénario, et la construction de la narration permettent des possibilités absolument gargantuesques ! DBZ, c'est un truc de ouf, mais, si on peut lui faire un seul reproche, c'est que c'est que le scénario est un poil trop centré sur Sangoku. Bah ouais quoi, c'est toujours autour de lui que ça se passe, et, quand on essaie d'aller sur un autre personnage, on revient immédiatement sur lui. Quel charisme ce Goku ! Ceci dit, DBZ, c'est du full premier degré, pas de "message", du pur manichéen à base de méchant gros BOUUUHH MAIME PA VRÉ DABOR A noter que ce scénario d'une complexité ahurissante peut se répéter pour "moar lulz", sont forts ces bridés. enculé et de super gentil tout rose qui vomit des bisounours. Pendant ce temps en Japano-Grèce (j'ai pas mieux) Alors je sais, y'en a qui vont me dire pour les CdZ que "Dans Hadès c'est différent les combats, saleté de mensongeur" et ils vont vouloir me jeter des cailloux pointus dans les yeux ou me forcer à écouter Draxx parler de métal pendant des jours (je prends les cailloux au fait). A celà je dis "bollox" ! Bollox parceque Dans Hadès, la première fois que j'ai vu un combat j'ai hurlé "zOMG INNOVATION WUT, FAT, ROX" car le schéma classique des combats (expliqué au dessus) est rompu, sisi, pour de vrai ! Dans Hadès, "la même attaque ne fonctionne pas deux fois sur un Chevalier muahaha noob lol pwnd ! ", franchement, ça roxx comme idée... sauf que... on va y avoir droit une fois par épisode (minimum) pendant toute la saga (plus de 20 épisodes...) du coup la bonne idée bah... CdZ : la narration en question : aveugle, maman, mon frère, 7ème sens et Saoriiii SaaaaaaaaannnnnLes CdZ, c'est un cran au dessus de DBZ en terme de narration. Le synopsis est déja plus compliqué que "il y a un méchant je lui pète la gueule" car, ici, il faut sauver Saori qui est : en train de crever en train de crever sur un rocher en train de crever enfermée dans un endroit débile en train de crever en train d'être déjà morte mais elle pourrait l'être encore plus (wat ?) A partir du moment où Saori est en passe de caner, les Chevaliers vont devoir se farcir du méchant à la chaîne. Combattre un méchant dans cette série, c'est quelque chose à part. Les Cheva- - 29 -



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