42 n°17 jui/aoû 2010
42 n°17 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 75

  • Taille du fichier PDF : 17,4 Mo

  • Dans ce numéro : la narration made in sushi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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TELE DOSSIER DÉCOUVERTE (mention spécial à l’acteur qui joue Shayne Vendrell, l’associé/frère de sang de Vic Mackey absolument grandiose dans son rôle de flic sans repère moral). La série The Shield est également une des première à avoir débauché de grands acteurs du cinéma pour certains rôle et c’est une très bonne idée car GlennClose est parfaite en capitaine de police à poigne dans la saison 4 et Forrest Witaker, définitivement mon chouchou, est un adversaire redoutable pour Vic Mackey d’autant plus qu’il accompli l’exploit de lui damer le pion niveau charisme ce qui n’était pas gagné d’avance. Un côté exhutoire jouissif Faut être honnête, une bonne partie du plaisir que l’on a en regardant The Shield vient de son côté défoulant. Vic ne s’autorise aucune limite pour boucler ses enquêtes et du coup, il a tendance à violenter le moindre suspect, à entrer par effraction chez les gens et à commettre tout un tas d’autres infractions. Cela peut paraître naze dit comme ça mais, le voir pourchasser des violeurs, des pédophiles ou des barons de la drogue sans être coincé par le carcan des lois est terriblement "défrustrant". On sait que ces ordures vont prendre cher, on sait qu’elles ne pourront pas se cacher derrière tel ou tel amendement pour s’en sortir et voir leur petit sourire satisfait s’effacer de leur visage après un pain dans la face est un plaisir sans cesse renouvelé. Bref, The Shield est une thérapie pour toutes les séries policières classiques qui marchent bien gentiment dans les clous. Un cadre inhabituel Si comme moi vous en avez ras le bol de toutes ces séries policières bobos qui se UNE VF DE QUALITAY C’est suffisamment rare pour être noté et cela devrait faire plaisir à tous ceux qui ne supporte pas les sous-titres "faut lire et regarder les images en même temps ! C’est trop dur je suis obligé de regarder chaque épisode deux fois TT", la version française de The Shield est de très bonne qualité. J’ai eu l’occassion de regarder chacune des 5 premières saisons 4 fois en anglais et 2 fois en français et, très franchement, passé de l’une à l’autre ne choque absolument pas. Les intonations sont toutes très juste et très proches de la VO a un point tel qu’on a presque l’impression que certains acteurs se doublent eux même, à commencer par Vic Mackey. Bref, si c’est ce genre de considération qui peut vous empêcher de voir une série, n’hésitez plus ! Autre détail amusant et rarissime, les deux dernières saison de The Shield sont sorties en France sur Canal + plusieurs mois avant leur diffusion aux Etats Unis sur la chaine FX. Voir les américains obligés de télécharger les épisodes en français avec sous titre en anglais, ça n’a pas de prix "Where is your god now biôtch ! ! " passent soit à New York dans les quartiers branchouilles, soit en Floride au milieu des villas au bord de l’eau (à croire que le moindre smicar la bas à de quoi se payer une baraque de 15 hectares en marbre, on est pas dans "sous le soleil" bordayl), vous allez être servi avec The Shield. Dans cette série on a affaire à une vision nettement moins bling bling de l’Amérique, celle des quartiers pauvres. Les scènes extérieures, toutes tournées en "décors réels", suintent la misère et la décrépitude mais, ce qu’elles perdent en clinquant, elles le gagnent en crédibilité et en "personnalité" en brisant l’habituel cliché "olol je pète dans la soie" trop lisse des séries classiques. Même le "bercail" est loin de sentir le neuf avec ses salles d’interrogatoire à la peinture écaillé et ses toilettes constamment pétées. Ce n’est pas glamour mais ça a le mérite d’être quand même beaucoup plus proche de la réalité que les postes de police façon art déco des Experts. Ce cadre défraichi, ces quartiers laissés à l’abandon jouent pour beaucoup dans l’ambiance inimitable dans laquelle baigne la série. La précarité des lieux fait sans cesse écho à celle de la situation de Vic et donne un sentiment de danger constant qui permet d’ajouter une tension à la moindre petite intervention s’y déroulant. Des cliffhangers de qualitay Oubliez les cliffhangers à deux balle à base de "omondieu le personnage principal est dans une situation critique, va t’il mourraver ? ? ", ici on a affaire à des fins de saison solides qui amènent à chaque fois d’important bouleversement pour les saisons suivantes et ce, sans ja- - 26 -
TELE mais arnaquer le spectateur avec des "mais en fait il s’agissait de ketchup, allé hop on reprend la série tout comme avant, on vous a bien eu", et ça, ce n’est pas si fréquent. Une vraie continuité et cohérence dans l’histoire L’impression que l’on a lorsque l’on a fini de regarder les sept saisons de The Shield c’est que les scénaristes avaient absolument tout prévu dès la saison 1 tant l’ensemble est cohérent et logique. A chaque saison, les rebondissement et autres exactions de Vic s’empilent et ceux-ci ne sont jamais "oublié" pour faciliter la vie des scénaristes. A intervalle régulier, les crimes de Mackey, même les plus anciens, lui reviennent à la gueule, notamment au cours des 3 dernières saisons, les plus awesome, qui font sans cesse écho à tous les événements des premières saisons pour bâtir l’intrigue. Grâce à cette accumulation d’éléments, cette continuité savamment entretenu, The Shield est une série qui se bonifie inlassablement au cours des saisons et, à l’exception d’un passage un peu plus lent avec la saison 6 (largement excusé car elle prépare le terrain pour la saison 7 génialissime. Et puis bon, passer après le climax psychologique qu’est la saison 5 ce n’est pas évident) le taux d’awesomeness grimpe en flèche du début à la fin. La encore c’est une rareté, la plupart des séries télé, même les meilleures, finissent généralement par s’épuiser sur la durée à force de chercher à répéter un schéma préétabli (drhouse, les experts, prison break, etc…) ou à diluer la sauce (lost)… Une fin en apothéose Je ne peux rien en dévoiler pour ne pas vous gâcher la surprise mais sachez que j’ai suivi cette série depuis le tout début, j’ai maté religieusement chaque saison une moultitude de fois (les 5 premières saisons environ 6 fois, bientôt 7, la saison 6 pas loin de 4 fois et la saison 7, deux fois, oui, je sais, vous vous en foutez alors laissez moi vous rappeler qui tient le flingue bande d’inconscients oO). Je me suis trituré la tête pendant tout ce temps pour essayer d’imaginer quelle serait, pour moi, la meilleure fin possible pour cette série hors du commun, comment les scénaristes pourraient bien clôturer cette saga le plus efficacement et logiquement possible sans pour autant tomber dans le cliché ou la facilité. Je croyais avoir trouvé mais, vous savez quoi, je m’étais trompé comme une grosse buse : les scénaristes ont trouvés 1000 fois mieux que tout ce que j’avais pu imaginer. Le dernier épisode de la saison 7 de The Shield est tout simplement la meilleure fin toutes séries confondues (et ce n’est pas du fanboyisme de base, croyez moi), une fin parfaite, une cerise sur le gâteau magnifique d’une série géniale (là c’est du fanboyisme de base par contre). Je crève d’envie de pouvoir vous en dire plus mais ce serait criminel, sachez juste que si vous accrochez à cette série elle ne vous "trahira" pas à la dernière seconde comme on sut si bien le faire les séries "les Sopranos" ou "Lost" "olol les amis, en fait vous vous êtes trituré les méninges pendant 8 ans sur kedal ! Owned ! xD, mdr, roflilemagiquedemayrde". Vous en sortirez triste et heureux à la fois. Triste que ce soit déjà fini mais heureux que la conclusion soit à la hauteur du développement. Conclusion Je préfère vous prévenir, le personnage de Vic Mackey est à la fois la plus grande force et le plus gros obstacle de cette série. Certains n’arrivent tout simplement pas à aller "au delà" de la facette "gros connard" de ce héros atypique pour pouvoir en apprécier pleinement la richesse. Pour les autres, préparez vous au choc car, après The Shield, plus aucune série policière n’aura la même saveur. *BOOOM* "Aaaaah ! ! Mais bordayl de crotte pourquoi ta tiré espèce de malade !!! J’ai lu jusqu’au bout comme t’as demandé" C’est pour être sur que tu ne puisses pas te barrer ! Maintenant que tu es coincé tu vas me faire le plaisir de matter l’intégral The Shield ! ! 1 Et t’as intérêt à avoir un putain de sourire satisfait sur le visage tout le long sinon je serais obligé de t’en faire un moi même, sur la gorge ! ! 1 CerberusXt Shane Vendrell (Walter Goggins), acteur génial qui porte les dernières saisons presque autant que Vic. DOSSIER DÉCOUVERTE - 27 -



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