42 n°17 jui/aoû 2010
42 n°17 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 75

  • Taille du fichier PDF : 17,4 Mo

  • Dans ce numéro : la narration made in sushi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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JEUX VIDEO ARTICLE INVITÉ avancez, et que le décor VOUS TOMBE DESSUS HAAAA ! Et du coup, premier boss, planqué en backstage, qui vous poursuivra pendant tout le jeu : Trouble Bruin, un ours marron à grosse tête, et rival de vous, la star. On comprend tout de suite, à peine le jeu commencé, qu'on va sévèrement morfler : Trouble Bruin balance des boules d'énergie difficilement évitables, vous fonce dessus et saute sans prévenir, c'est très chaud de s'en tirer indemne, même pour un habitué. Et tout ça, ce n'est rien, car il reviendra très souvent, toujours aux commandes d'un nouveau robot, tel le Docteur Robotnik (de mon temps on ne l'appelait pas encore Eggman). Bref, vous allez parcourir un niveau, vous faire démolir par un boss souvent colossal, récupérer sa clé au prix d'efforts surhumains (mais tout à fait marionnettesques), la filer gentiment à Heather (ou "la fille du jeu qu'on se tape à la fin (ou pas)") et recommencer. Stoo. Mais vu la difficulté, on ne va pas en demander plus. Premier niveau, ça commence fort Ambiançage Peut-être encore plus que le gameplay, c'est l'ambiance qui fait tout le charme du jeu. Les décors sont vraiment des décors de théâtre (avec quelques trous, des spots apparents, des cordages, etc.) et rappellent à chaque instant qu'on évolue sur une scène, avec un public qui nous regarde et nous applaudit. Bien sûr, comme le Grand Méchant et Trouble Bruin sont de la partie, le décor va parfois se casser la figure, être remplacé, ou intégrer des éléments étrangers à la scène (la tour, par exemple). La musique colle toujours parfaitement à l'ambiance du niveau, celles des boss sont stressantes à souhait (car oui, il y a plusieurs thèmes), lesdits boss ont visiblement été très travaillés (et c'est tant mieux car le jeu vire presque au combat de boss vers la fin), il y a une multitude de petits clins d'œil qui font sourire, les ennemis sont variés, bref l'univers original de Dynamite Headdy est une totale réussite. Dites-vous qu'à l'époque, on avait encore souvent droit aux niveaux WTF habituels de la mine, du l'eau à traverser sur des rondins qui coulent (et des héros qui ne savent pas nager), des saucisses en guise de plateformes dans Astérix (wait, wat ?), de l'usine… rien de tout ça ici, tout se tient, tout est cohérent. Chapeau. Gameplayage Ah, nous y voilà ! Le cœur du jeu, l'élément qui peut transformer un chefd'œuvre en bouse injouable… est une réussite à tous points de vue. Ce que je ne vous ai pas dit (fourbe que je suis), c'est comment Headdy attaque. Tel un Rayman qui se serait emmêlé les pinceaux, Headdy balance non pas ses poings, mais bien sûr sa tête. Ca serait d'un ennui mortel, s'il ne pouvait pas en changer grâce à son ami Headcase, obtenant ainsi une triple tête, une tête qui suxx encore plus que Mr Egg, une super tête, une tête marteau, une tête de nain, etc. En plus de vous faciliter la tâche, certaines têtes vous permettent de par- - 20 (42lemag.fr) -
JEUX VIDEO courir le jeu d'une façon différente (attaquer ou éviter, passer par le haut ou par le bas, etc.), de démolir les vilains bien plus vite, et certaines, comme cette foutue grosse tête, de vous faire soudain défoncer par le boss en vous donnant la mobilité de Maïté sur le dos d'un phoque. Quant aux boss en question, toujours énormes (CMB) je n'en parlerai jamais assez (CMB aussi), c'est une réinvention permanente, vous pourrez rarement appliquer plusieurs fois la même technique, d'ailleurs les mouvements de base sont suffisamment variés pour que le premier niveau propose un tutorial optionnel présentant les amis de Headdy : Headcase, Beau et Hangman. Du grand art, je vous dis (CM**SBAFF**… bon d'accord). En vrac ARTICLE INVITÉ Pour finir de vous convaincre de l'acheter sur la console virtuelle Wii ou de le dénicher dans une brocante pour avoir **touss** le droit d'y jouer **touss touss** en émulation, j'en remets une couche : Le nom de chaque niveau est une référence télévisuelle ou cinématographique (Stair Wars, Final Analysis, Headdy's Wonderland…), Trouble Bruin est systématiquement poilant, la difficulté augmente d'un cran après chaque boss, faisant que le suivant va toujours vous démolir (et vous faire tout recommencer) jusqu'à ce que vous trouviez le truc (tandis que les éternels casual gamers décréteront que saytrodur et abandonneront), le boss caché est d'une difficulté à se taper la tête au mur (ce que Headdy fait d'ailleurs très souvent), trois pauvres boutons suffisent pour tout contrôler, et il serait CRIMINEL d'utiliser une sauvegarde instantanée pendant les combats de boss, tant ceux-ci sont prenants. On est VRAIMENT fier quand on a enfin fini par abattre cette pourriture, comme le Baby Face des niveaux aériens (lol @ fin du combat), le Gatekeeper qui fait son innocent pour mieux vous surprise buttsex, ou les Twin Freaks qui m'ont fait passer à deux doigts de la crise cardiaque et du défonçage de manette, tant le combat est long, stressant et ne pardonne aucune erreur. C'est dur, très dur, mais qu'est-ce que c'est bon ! (Ce n'est pas sale.) Concluture Dynamite Headdy, c'en est (de la dynamite, mous du bulbe), mangez-en, mais ne venez pas vous plaindre pour la difficulté : c'est pas un jeu d'assistés, et aucun 1up ne sera de trop, croyez-moi. Je vous achève ? Le jeu est développé par Treasure, les auteurs de Gunstar Heroes. Du lourd. Notage Graphismes : 8/10 Son : 9/10 Gameplay : 9/10 Difficulté : Vous allez en chier ! Cariboux - 21 (42lemag.fr) -



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