42 n°16 juin 2010
42 n°16 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de juin 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 20,4 Mo

  • Dans ce numéro : mort et jeux vidéo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PORTNAWAK TOUT CE QUE VOUS N'AVEZ JAMAIS VOULU SAVOIR ciennes gloires ou d'anciens espoir. Citons les retours gagnants de Death Angel, Heathen, Forbidden et surtout les vieux de la vieille de chez Exodus, véritable porte étendard de ce revival thrash. Et dans un deuxième temps, il y a ce vent de jeunesse qui s'abat sur la scène, avec des groupes plus ou moins bons de thrasheux ne demandant qu'à en découdre : Municipal Waste, Vektor, Fueled by Fire Bonded By Blood, Evile, Merciless Death, Toxic Holocaust, Skeletonwitch, Warbringer, et tant d'autres... Le choix est vaste, mais il faut savoir faire le tri. IV. Je veux écouter quelque chose d’extrême, sans concession, un truc qui va vite, et qui gueule fort. Tu veux jouer les durs ? T’as bouffé du thrash à toutes les sauces (américaine et teutonne) et tu n’en as pas assez, alors découvre le metal extrême. Cependant, deux écoles se distinguent parmi cette dénomination de metal extrême : le death metal et le black metal. On va commencer par le premier, qui est plus « facile d’accès ». Grosso modo, le death metal est une évolution du thrash, dans un esprit plus macabre et lugubre. Il ne faut pas avoir peur des ours qui beuglent ou encore des voix écorchées. C’est le B A-BA du death. Si tu écoutes du death, c’est que t’aimes les trucs qui blastent et qui grognent. A l’instar du thrash et de son « Big Four », le Floride regroupent quelques uns des pionniers, constituant l’âge d’or du Morrisound Studio : Morbid Angel, Deicide, Obituary, Cannibal Corpse, et le pape Chuck Schuldiner avec Death. Ne cherchez pas à savoir qui a joué du death metal le premier, c’est assez controversé et j’en parlerai dans un autre article. En plus ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est que le death tourne autour de la Floride à ses tous débuts. Et voici ma petite sélection de Death metal old school. Death : Leprosy, Spiritual Healing, tout simplement. Morbid Angel : Altars Of Madness, avec du blast beat dedans qui fait mal. Deicide : les deux premiers et les deux derniers en dates. Les deux premiers sont monstrueux de techniques et de bestialité. Les deux derniers sont à part, mais déments. Obituary : Slowly We Rot, The End Complete. Cannibal Corpse : The Bleeding, The Gallery Of Suicide, deux albums parmi les meilleurs jamais enregistrés. Et le death metal moderne ? Citons Krisiun qui redore le blason d’un genre qui tourne un peu en rond, ou encore Nile qui figure en tête de peloton. J’oublie aussi le death metal suédois, avec Entombed, Bloodbath ou encore Grave, qui n’ont rien à rougir. Mais bon, Cerb’va me taper parce que j’écris trop. Cependant, si tu as fait le tour du death metal et que tu es curieux de son frère ennemi, le black metal, c'est une autre paire de manche. Dis-toi bien que le black metal est une musique bien plus crue et froide que son homologue, et qu'il est difficile d'appréhender cette musique dont le mot extrême sied à merveille. Ou alors tu es un gros misanthrope et tu as déjà écouté du Mayhem ou Burzum en boucle dans la chambre repeinte en noir. Avec le black metal, y a pas à tortiller du cul. Soit on aime, et ça nous parle, soit on déteste et on peut pas piffer ces blaireaux qui courent dans tous les sens dans les bois avec des tronches en noir et blanc. Et pour éviter de te sentir déstabilisé, oublie les démo de Mayhem par exemple. Le net 2.3 regorge de critiques dithyrambiques à leur sujet, mais c'est de la pisse. Alors oui, ce furent les premiers méfaits en terme de black metal pur et dur, mais la qualité du son est à chier par terre. C'est tout simplement immonde. Un exemple : "Pure Fucking Armageddon", un vrai truc pourri des fesses. En revanche, si tu veux commencer par un bon groupe, commence par Satyricon, ou à la rigueur le premier album studio de Mayhem, Immortal. Darkthrone à la rigueur, dans une veine plus crasseuse et jusqu'au-boutiste. Une - 76 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK petite liste d'oeuvres à écouter s'impose néanmoins Satyricon : Nemesis Divina, une pièce maitresse du genre Mayhem : De Mysterii Dom Sathanas, parce que Atila Csihar déchire aux vocaux Darkthrone : la trilogie Under A Funeral Moon/A Blaze In The Northern Sky/Transilvanian Hunger peut-être ce que le black metal a fait de meilleur Immortal : At The Heart Of Winter, bon compromis Burzum : Hvis Lyset Tar Oss, première brique du black metal atmosphérique. VI. J'ai plus été élevé avec Nightwish, ou la musique classique Déjà, t’arrête Nightwish tout de suite ! Le metal symphonique connait le même syndrome que le néo metal je trouve : un aspect novateur, des groupes précurseurs, et un enlisement musical et commercial pathétique (oui oui je pense à Nightwish, mais je vous avez prévenu, je hais ce groupe). Mais cracher sur ces Finlandais ne serait pas très constructif. Déjà on va englober le power metal et le speed metal dans tout ça. Disons que tous ces trois courants (Power, Speed, Sympho, vous suivez) se mélangent plus ou moins. Prenez Rhapsody (of Fire) : voilà LE groupe de speed power sympho metal qui en met plein la vue avec des albums concepts qui font tout dans la dentelle, les chevaliers et les dragons. Au menu : du sympho à baver partout, Par contre sur ce point là, bien que je soit friand et parfois adepte de ce style, je n'en suis pas un fan absolu. Disons que j'ai pas trop d'albums à vous conseiller, à part presque toute la discographie de Manowar, mais on va me traiter de fanboy. Mais je peux citer des valeurs sûres : Rhapsody donc, Therion, Dimmu Borgir dans une veine plus black, Gamma Ray ou encore DragonForce pour s'éclater un peu. VII. J'aime bien le metalcore mais je veux aller plus loin. Tu jettes ces merdes et tu vas relire les précédents paragraphes. Non mais ! Conclusion et aller plus loin. une musique speed, et des paroles épiques. Rhapsody fait de la musique épique. Donc range ton album "Once", arrête d'écouter cette "chanson" qu'est Wish I Had machin, et passe à quelque chose de vrai ! Imagine-toi être aux côté de Conan ou au Walhalla en écoutant Manowar, imagine-toi sur ton destrier en combattant pour le roi en écoutant Rhapsody, les cavalcades épiques de Blind Guardian, ou encore le mysticisme d'un Therion. Mettre un pied dans le metal ne consiste pas à s'écouter d'emblée le groupe le plus brutal evar. Même si je balance pleins de noms de groupes et de noms d'albums, c'est une démarche personnelle qui demande avant tout de la curiosité, et un certain sens des classiques.comprenez par là que sans classiques, on ne saura pas apprécier et puis on se met facilement à écouter de la daube sans saveur (comme 85% des groupes de metalcore/deathcore par exemple qui se copient entre eux). Bien évidemment ce que j'ai exposé consiste en un point de départ qu'il vous appartient d'enrichir, au gré des découvertes et des envies. Après il n'y a bien que la curiosité pour offrir une bonne playlist qui roxxe Draxx Ca, tu vois, c'est de la merde. Mais genre de la merde comme on peut en faire chez les trve black metalleux TOUT CE QUE VOUS N'AVEZ JAMAIS VOULU SAVOIR - 77 (42lemag.fr) -



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