42 n°16 juin 2010
42 n°16 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de juin 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 20,4 Mo

  • Dans ce numéro : mort et jeux vidéo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PORTNAWAK TOUT CE QUE VOUS N'AVEZ JAMAIS VOULU SAVOIR connards violents, et les metalleux sont méchants et ne les respectent pas. C'est ainsi que le jeune se trouve exclu de manière générale, plus particulièrement sur son lieu d'études, le lycée, où la mixité est de mise. Même si la tendance est aux fashion et autres racailles, les émos tentent de survivre tant bien que mal, et il est difficile pour eux d'exister, d'avoir une identité propre (à part passer pour des tarlouzes). Les préjugés vestimentaire n'arrangent rien, alors que l'heure est à la dictature sociale qui fait que « tu bayses pas, c'est comme ne pas avoir de rolex à 25 ans LOL ». Car les préjugés musicaux ne sont visibles uniquement pour les férus de musique, comme les gens qui écoutent tout sauf du rap skyrock, de la variété française, du RnB et de la pop de supermarché type Black Eyed Peas. Il est donc normal de voir l'émo ne trainer qu'avec ses semblables et aller à des soirées uniquement émos, ou dans des bars émos. Bastille est souvent un point de rencontre important les week-ends. III. Comment l'émo s'amuse. Vaste question et sujet, même si en apparence, c'est faux. On imagine souvent YO WSUP ? l'émo limité dans ses distractions. Il ne jouerait pas trop au jeux vidéo car ça fatigue les yeux et que c'est trop exigeant pour eux. Il préfèrent écouter de la musique, ou pratiquer de la musique. Ils pratiquent souvent de la musique dans la cave de chez leurs parents, et gueulent dans un micro. Les plus tolérants d'entre eux s'adonne au Deathcore, nouvelle mode chez les metalheads du monde entier, sous-genre révolutionnaire empruntant au hardcore sa brutalité et au death metal son esthétique. Un sous-genre que d'aucuns descendent en règle, avec pour seules déclarations « c'est de la merde » ou encore « trucs de poseurs ». L'émo n'en a cure, parce que c'est un rebelle. Et contre toute attente, il parvient à exister parmi ses congénères, en buvant de l'alcool pour être cool, et en draguant des filles qui ont les mêmes goûts qu'eux. Et oui, il existe des filles émos. Alors que le mythe qui dit qu'il n'existe aucune fille sur internet, contre toute attente il existe aussi des filles émos. Ca en consterne beaucoup, à commencer par les gens un peu plus normaux. Mais la nature a ses raisons que la raison... enfin vous m'avez compris. IV. Comment l'émo drague Une bande prête à lever de la belette La drague justement. Car c'est le sujet central de cet article, la reproduction chez les émos. Tout un programme chez l'émo qui roule des mécaniques à sa façon. Soit en s'immisçant fourbement dans une conversation sur le nihilisme latent chez les jeunes adultes, prenant enfin conscience de leur nature de rebut de la société, soit en faisant ce mouve- - 68 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK "Des fois, ils mettent la langue..." ment diagonal si caractéristique, soulevant une mèche de cheveux interposé devant les yeux. Cette dernière technique est fort appréciée des jeunes émoes (ouais avec une pour distinguer les filles des garçons, même si en fait...), qui voient leur cœur chavirer devant un tel choc visuel et artistique. Car oui, c'est tout un art de se coiffer/habiller comme un émo, même si ça ressemble à rien pour vous, lecteurs et lectrices. La technique de confection de la mèche varie d'un pays à un autre, ou d'un quartier à un autre. Ça varie aussi en fonction des personnes. Je repense à ce jeune con se cherchant une identité, ayant été tour à tour rappeur US, puis skateur, pour finir émo aujourd'hui. Ce type, je le vois souvent dans mon bus et à côté de lui, les émos, les vrais, et mêmes les japonais passent pour des gens raffinés. Oui, ce type était le cliché même de l'émo qui ressemble à rien, et qui n'a aucune chance de pécho une de ses congénères. Ou alors une gothopotamus. Bref, revenons-en au style vestimentaire, déjà primordial dans l'approche d'une drague. Ce style peut varier, et en général l'émo à tendance "japan is so superior" part avec un sacré avantage. Dans le genre "kawaiiiiii je te saute dessus et on cracotte toute la nuit émo staïle avec du Vampire's Everywhere en fond sonore". Y en a elles sont comme ça. Ce qui marche aussi, maintenant du moins, c'est la technique "j'ai de la culture". Il est un phénomène littéraire, à l'instar de Harry Potter, qui ne laisse personne indifférent. Surtout depuis que ç'a été adapté au cinéma : je veux bien sur parler de Twilight. Ne fuyez pas lecteurs ! Ah... Y a que des émos qui lisent. Bon bah je retire. Oui, Twilight. Ce chef d'œuvre littéraire a la cote chez nos amis à mèche noir et aux tendances funestes. Car Twilight représente une formidable histoire d'amour, et prouve une fois pour toute que les vampires sont trop sexy et brillent à la lumière. Les émos vont donc caser dans la discussion une référence à Twilight, et détourner la discussion dessus. Et pour peu qu'il tombe sur une fangirl de Edward Cullen (soit 99% des émoes), c'est gagné. Et en fait, la drague est quasiment couronné de succès à 100%. V. La reproduction des émos. Sujet passionnant. Après s'être mis derrière la cravate (mal mise) une bouteille de vodka et de red bull (ou de skaï, comme ils disent), ils s'éclipsent dans une pièce isolée, et font des choses ensemble. Bon après perso, je sais pas, c'est pas mes oignons, juste qu'on a entendu du Crabcore en fond sonore, ça devait être bestial donc. Et ouais ça vous la coupe ! Vous pensez que ç'allait continuer ? Vous avez vraiment envie de voir des émos se reproduire ? Personnellement non. Après, chacun ses déviances. Draxx TOUT CE QUE VOUS N'AVEZ JAMAIS VOULU SAVOIR "Message subliminal" - 69 (42lemag.fr) -



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