42 n°16 juin 2010
42 n°16 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de juin 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 20,4 Mo

  • Dans ce numéro : mort et jeux vidéo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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IRL Paranormal Activity 2 : après un film-buzz-qu'on-sait-pas-d'où-s'est-parti avec un drap qui se soulève et une ombre sur une porte, la suite promet d'être palpitante. AIGRI IRL Benjamin Button 2 : Ha ha ! Bon en même temps c'était un réalisateur inconnu et des acteurs un peu ressemblant aux originaux avec des pseudos fleuront bon le pâté aux vers vieux de trois siècles (Brad Pitt => Brad Peet, c'est fou, non ?). L'histoire est pitoyable puisque Button reprend sa vie dans le bon sens et sa copine Daisy voit sa vie partir à l'envers comme Button dans le 1. J'en ai les fesses qui palpitent. Je vous rassure, c'était un Direct-To-DVD. Bref, vous voyez où je veux en venir. Le profit à tout prix a prit le pas sur la créativité (je sais que ça fait belle lurette que ça marche comme ça, mais j'aime faire ma naïve, que voulez-vous). C'est moche, pas beau, bouh ! Honte à vous ! Mais il n'y a pas que ça, les genres fonctionnent de cette façon. Voyez, en 2001 sort le Seigneur des Anneaux qui relance en grande pompe le genre héroic-fantasy. Et voilà que déboulent, tel un essaim de mouches sur un étron de Gras-Double, une foultitude de films du même genre mais pas du même acabit (n'est pas Peter Jackson qui veut). Sortent donc à la chaîne des métrages de moins en moins bons, produits par des abrutis tirant aussi fort qu'ils sont cons sur la corde. Et elle céda. L'héroic-fantasy a laissé sa place. Il est retourné au fond de son tiroir après avoir été pris dans une honteuse tournante de producteurs dans le besoin (et oui, ils leurs manquaient des billets pour rembourrer leur canapé de 4 m de long en chair de thon rouge). Après sont venus des films de zombies/infectés et les adaptations/reboots de comics qui tomberont bientôt en désuétude au profit d'un autre genre démodé il y a quelques décennies. Je parie ma culotte sur les westerns ! Alors même si les techniques avancent, les genres sont toujours les mêmes (certains se risquent à les mélanger pour rafraîchir un peu tout ça) et les histoires se ressemblent : les gentils contre les méchants. Les gentils gagneront mais les amis des gentils mourront, et un quart d'heure avant la fin, les gentils qui croyaient vaincre les méchants se prennent une branlée mais finissent quand même par gagner, parce qu'ils sont gentils. C'est le même schéma pour une grosse majorité. Pourquoi innover quand les gens continuent à payer pour ce qu'ils ont déjà vu mille fois ? C'est du bon gros pompage, en somme, du foutage de gueule dans les règles (non, ce n'est pas sale). Rassurez-vous (ou pas), le cinéma français n'est pas en reste puisqu'il bat le record de niaisitude et d'enchaînement de clichés à deux roubles. Les réalisateurs français ont tous accès à un générateur de scénario très simple : un homme et une femme totalement opposés vont devoir vivre/voyager/prendre un bain/distribuer des tracts/cuisiner/élever un gosse/s'occuper d'un chien ensemble et finiront par s'aimer parce que finalement ils ne sont pas si différents, et même qu'après ils feront du sayx avec le drap qui cache bien les nibards de madame et le kiki de monsieur. Et oui, tous les films français se ressemblent et le peu qui sortent du lot se cassent la gueule parce qu'ils déroutent l'esprit simplet de nos compatriotes (ce n'est pas une insulte, quoique…) qui n'aiment que la guimauve badigeonnée de bons sentiments mielleux goût tagada (super énorme pléonasme, hein ?). C'est beau, je sais. Écoeurant même. Bien sûr, les producteurs n'ont aucune imagination puisqu'ils veulent tous les mêmes acteurs. Par exemple, Kad Merad qui enchaîne toutes les bouses pas drôles se voulant intellectuelles ou simplement connes. Je l'aimais bien à l'époque de Kad & O, maintenant je peux plus le voir. Ou comment ruiné sa carrière en acceptant tout et n'importe quoi. On le sait, un/e acteur/actrice omniprésent/e, ça lasse à la longue. Certains ont une réelle volonté de plomber leur crédibilité en enchaînant les daubes qui sentent bons la truite avariée sous les bras, comme Gérard Depardieu qui n'a fait aucun bon film depuis 36 - 58 (42lemag.fr) -
IRL AIGRI IRL Quai des Orfèvres, ou bien Jean Reno qui n'a plus aucun rôle décent depuis Léon (oh oui, ça fait mal, vous pouvez le dire !). Pour le ciné français, c'est bien simple, y a pas de progrès depuis deux bonnes décennies, et encore je suis gentille. Sékeunde : La télévision Bon, ça va aller vite. Y a eu du progrès mais dans le mauvais sens. Les bonnes émissions remontent au temps des Carpentier et Coluche (outch ! Ouais ça date), où on venait pas faire sa promo et où les animateurs n'avaient pas la langue tellement râpeuse à force de lécher le culs de leurs invités. Aujourd'hui, ils sont tous « très heureux » de recevoir des sombres cons dont le travail est « formidable », où on brandit le bouquin, cd ou dvd de l'invité, qu'on passe la BA de son film, téléfilm, concert ou spectacle toutes les 5 minutes pour bien nous le rentrer dans le crâne en martelant qu'il « faut aller le voir, c'est le plus beau film de l'année, c'est magnifique ». De la bonne grosse hypocrisie aussi grasse que la tête gominée et pelliculée de Gérard Langue de Pute (chroniqueur à Bien Pensant Hebdo). Puis nous est venu la plus crade de toute la télé : la télé-poubelle ! You hou ! Hum pardon, la « télé-réalité », qui n'a de réalité que le titre. Avec un concept simple et de plus en plus racoleur avec les années : enfermer des bouseux se rêvant stars dans un loft/maison des secrets/ferme et observer leurs faits et gestes tous sauf naturels puisque scénarisés. Et ce quotidiennement pendant trois mois au bas mot. Utilité : absolument aucune à part faire du voyeurisme et regarder des gens se foutre sur la gueule, se balader à poil, sortir les pires atrocités grammaticales qui feraient se retourner tous les membres de l'Académie Française dans leur tombe (vous me direz, ils ont que ça à foutre, ça leur fait une chouette activité de se croire dans un tambour machine), jurer comme des charretiers et bouffer toute la sainte journée. Beau programme, intelligent de surcroît. Le pire dans tout ça, c'est que beaucoup de monde dénigre la connerie de ce genre de programme mais regarde pour rigoler. Z'ont pas compris qu'en regardant ça faisait de l'audience donc poussent les producteurs à continuer à en faire à la pelle. La télé est écolo, elle recycle ses programmes En plus de la télé-poubelle qui se veut subversive et innovante (c'est drôle ça non ? Pourtant les grands pontes en charge de ces programmes sont convaincus que c'est génial), voilà t'y pas qu'on nous ressort des vieux - 59 (42lemag.fr) -



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