42 n°16 juin 2010
42 n°16 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de juin 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 20,4 Mo

  • Dans ce numéro : mort et jeux vidéo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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IRL AIGRI IRL Le progrès Ou comment mettre son cerveau en veille Alors que j'accompagnais ma génitrice à une expo de tableaux à laquelle elle participait, j'ai été fortement surprise par la quantité de toiles dites « abstraites », ou encore « toiles-qu'oncomprend-rien-ce-qu'il-y-a-dessus ». Persuadée que ma mère vendrait au moins une ou deux toiles (des paysages réalistes sans prétention), je riais intérieurement de ces artistesbobos avec leurs œuvres médiocres, inexpressives, bref moches (mais si, je suis objective !). Telle ne fut pas ma surprise lorsqu'à la fin de la journée, aucune des toiles de ma chère môman n'avait trouvé acquéreur. J'ai eu beau crier au scandale, à l'infamie, rien n'y a fait. La toile ayant été vendue au plus haut prix (2 000 euros il me semble) était… attention… un tableau fait de legos blancs avec un unique lego bleu au milieu ! Pendant une seconde, je me suis demandée si je n'avais pas franchi une faille spatiotemporelle en allant pisser, me retrouvant ainsi dans un monde parallèle. Mais que nenni ! Je suis vite revenue à la réalité en voyant tous les visiteurs se pâmer devant cette sombre merde ! « Quelle ingéniosité ! », « Oui, c'est une sorte de représentation fascinante sur la solitude de l'homme face à ses démons intérieurs, et bla et bla et bla… ». Face à cette ignominie, j'ai consolé ma pauvre maman et maudit ces cul-terreux en plein orgasme intellectuel devant la merde inter-galactique qu'était cet assemblage de legos, uniquement parce qu'un con l'a acheté au prix d'un rein et d'une paire de roubignoles coulées dans l'or massif. Pendant toute l'expo, juste trois pékins s'étaient attardés sur l'immondice sorti tout droit de mes chiottes (j'en largue des comme ça tous les jours. Chouette, je vais être millionnaire en moins de deux !). Il a suffi qu'un aveugle l'achète (il pouvait être qu'aveugle, c'est pas possible, ou alors il dilapide son PEL pour pas verser de pension alimentaire à sa future-ex femme, je vois que ça) pour que tous le monde trouve ça incroyable d'originalité. Oui, j'ai vomi sur le chemin du retour. Bref, tout ça pour parler du progrès. Mais attention, pas des progrès technologiques über puissants qui ont révolutionné la surface de la Terre et fait vibrer son noyau dedans son cœur. Non, je ne peux pas me rabaisser à parler de banalités de ce genre, voyons. En fait, je vais essayer de faire le point sur les progrès réalisés dans les arts populaires. Oui, ça paraît awesome annoncé comme ça mais en fait vous verrez que… non. On va voir - 56 (42lemag.fr) -
IRL qu'au ciné, à la télé, dans les jeux vidéos, la musique et le look, il y a une évolution et les progrès sont visibles et paradoxalement, on finit par toujours faire la même chose. Ce qui se démode redevient à la mode et inversement. On arrive à révolutionner des genres tout en recyclant ce qui a déjà été fait. Je sais, je suis pas claire (bah non puisque je suis Siannah, hé hé). Voyons donc tout ça en exemples bien distincts et illustrés (comme le petit Larousse… comment ça je suis lourde ?) Feurst : Le cinéma AIGRI IRL En 2010, nous voilà bien loin des monstres et décors en carton-pâte, au noir et blanc et au muet. Oui, c'est loin. Mais pas tant que ça. Les techniques utilisées ont donc évolué mais est-ce que la façon de faire un film a tant changé que ça ? Est-ce que les thèmes ont évolués avec le temps ? Eh ben pas des masses en fait. Certes, le numérique étant là, les images ont une sacrée gueule et nos yeux pourront encore en témoigner devant le médecin légiste en charge de nos corps tout nus et tout morts. Mais si la forme a changé, le fond a-t-il fait de même ? En voyant les films sortant ces temps-ci, on voit bien que l'imagination s'est fait la malle chez de nombreux cinéastes (l'appel du pognon, sans doute). Quelques-uns osent encore proposer de la nouveauté, souvent avec moins de moyens que les blockbusters archi-stéréotypés en kit qu'on nous balance à la gueule pour qu'on crache nos rares deniers, durement gagnés par la revente de DVD piratés (car c'est bien connus, les clients sont aussi cons qu'enfoirés). N'avez-vous pas l'impression, qu'à part de rares exceptions, on nous sert toujours la même salade ? Depuis quelques temps, on a droit à des suites minables fleurant bons les billets verts, aux revivals, reboots, séquelles, préquelles, aisselles, vaisselles, airelles… de films plus ou moins récents. Que ça marche ou pas, les suites font toujours plaisir (surtout aux producteurs) Indiana Jones 4 : compatissante, je ne remuerai pas le couteau dans la plaie. Spiderman : repris depuis le début après une trilogie faite récemment. En gros, Sam Raimi t'a fait trois films qui servent plus à rien. Alien 5 est prévu : pitié, ne pourrissez pas cette noble franchise, pitié, ne vous torchez pas avec Youki ! Daredevil : je vous jure, ils veulent le refaire ! Elektra : préquelle lolesque de Daredevil (la carrière de Jennifer Garner s'en souvient encore). Sex and the City 2 : autre genre mais même méthode, suite calquée sur le premier. Une sorte de maxi vitrine exposant de grandes marques de mode avec en arrière plan un scénario inexistant ou déjà vu. En gros, ils ont mis les six saisons de la série originale dans un mixer et le film est sortit. Bravo. Et le 2 fera un carton, c'est bien ça le pire ! Allez mes petits, Rou Rou Rouuuuuuuu. Avatar 2 et 3 sont prévus : si ça suit la logique Matrix/Pirates des Caraïbes, je me fais hara-kiri. Pirates des Caraïbes 4, justement : c'est une blague ? Alors maintenant, même quand le 2 et 3 étaient pourris, on continue à foutre des thunes là-dedans ? Disney, ou comment pomper des franchises jusqu'à la moëlle (et dire qu'ils veulent racheter Marvel...). Projet Blair Witch 2 : histoire de surfer sur la vague du 1 mais il s'est pris un bon gros gadin des familles (bon je sais ça date). - 57 (42lemag.fr) -



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