42 n°16 juin 2010
42 n°16 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de juin 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 20,4 Mo

  • Dans ce numéro : mort et jeux vidéo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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BD/COMICS La mort qui dépote DOSSIER DÉCOUVERTE Bon, le Surfer, pour résumer vite, c'est un mec qui pourrait roxxer s'il était normal, sauf que c'est un émo, life's a bitch, qu'es-tu-veux Roger... Et comment peut-on éviter un sujet sur la mort quand on a un personnage émo ? Bah on peut pas, c'est aussi simple que ça... Bon, vous le devinez, le Norrin ne va pas mourir en se taillant les veines avec un cutter (ça aurait pu si le scénario aurait été confié à Michael ou Luc Besson remarque...), de toute façon il est constitué d'énergie pure, donc bon... Non, et c'est là que c'est fort, très fort même, c'est que le Surfer a la mort la plus classe qu'un héros ait jamais eu, si si pour de vrai ! Dans le comics Silver Surfer : Requiem, notre héros, enfin en paix avec lui-même se meurt... Ironique de constater qu'après avoir enfin trouvé la paix et appris à apprécier la vie, le personnage est en passe de clamser, sucks to be him. En effet, le détenteur du pouvoir cosmique est soumis à d'intenses radiations et, l'enveloppe conférée par Galactus a toujours protégé notre héros de ce phénomène. Hélas, cette enveloppe/protection Sans dec', il a quand même la classe... (la peau argentée) s'estompe, s'épuise, disparait... Le Surfeur va donc aller voir tous les plus grands spécialistes (Doc Strange, Red Richards, Charles Xavier, Magneto...) mais aucun ne pourra l'aider, notre héros est condamné. Il décide donc d'entreprendre un ultime périple vers sa planète natale Zenn-La pour y NAN ON SE FERA PAS NOMNOMER - 42 (42lemag.fr) -
BD/COMICS rendre son dernier souffle. Ce comics est mené comme une oraison funèbre, comme un poème, emprunt d'un exceptionnel lyrisme. Il apparait comme une complainte, touchante de d'émotion et de sincérité. La magie prend parfaitement grâce à l'exceptionnel rendu graphique d'Esac Ribic qui nous livre ici une pièce proche d'un Alex Ross. Les dessins, d'une exceptionnelle qualité, j'insiste, permettent de ressentir la détresse du personnage, sa tristesse est d'autant plus appuyée qu'on voit sa peau d'argent se désagréger peu à peu. Enfin le Surfer n'est plus un pathétique pleurnicheur (il ne whine même pas dans ce récit !) qui essaie à tout prix de faire passer son mal-être comme un mec qui a tout (bah ouais, le pouvoir, le surf, il est pas à plaindre ce con !) mais accepte peu à peu son sort funeste avec beaucoup de philosophie, ce qui le rend - enfin - touchant. Pour la première fois de sa "vie", le Surfer est émouvant, il force le respect et l'admiration, et ça arrive lors de... sa mort... La vie est décidément bien ironique, même dans les comics. Le Silver Surfer, un vrai personnage de merde ? C'est donc avec un sentiment très mitigé que je vous parle du Surfer. Il a longtemps été le personnage que je conchiais le plus (comme Cap') parce qu'il me saoulait à toujours geindre comme une pucelle. Le problème avec ce personnage c'est que le façon de vouloir faire passer ses émotions/points de vue a été fait très maladroitement, et, une fois catalogué comme "pleureuse", bah SE TAILLER LES VEINES AVEC LE POUVOIR COSMIQUE Comme le bon émokid qu'il est, notre héraut va envisager - plusieurs fois - de mettre fin à ses jours. Au menu, des tonnes et des tonnes de chiallades, des grosses larmes de crocodile et des tentatives de mourir toutes plus stupides les unes que les autres. Mais, il va finalement presque y arriver sauf que Galactus le sauve au dernier moment pour mieux prolonger notre son calvaire, ouais, un peu comme le connard de 4Chan qui empêche un mec de se suicider pour mieux le taunt derrière et le forcer à se suicider d'une façon encore plus crade plus tard, quel gros lamer ce Galactus... c'était mort. Toutefois, en décidant de lâcher peu à peu ce côté "w(h)inner" du personnage Marvel a su peu à peu réhabiliter un de ses personnages. La fin du personnage se fera en apothéose puisque sa mort est tout simplement parfaite et permet de se souvenir de ce héros de façon très positive, comme d'un héros très humain en fait (un peu trop ?) et pour qui son pouvoir aura plus été une malédiction qu'un réel bienfait (comme Spidey). Enfin et surtout, je reviens sur cette fin, juste magnifique et superbement pensée, qui me fait dire qu'en fait, le Surfer est un super personnage, qui a été très mal exploité pendant un certains temps mais qui a finalement regagné ses lettres de noblesses, comme un certain Captain America en fait. Oui, y'a pire comme point de comparaison. Polo DOSSIER DÉCOUVERTE Image tirée du jeu Silver Surfer sur Nintendo. On peut dire qu'ils ont bien cerné le personnage... - 43 (42lemag.fr) -



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