42 n°14 avril 2010
42 n°14 avril 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de avril 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 18,7 Mo

  • Dans ce numéro : Uncharted 2.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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JEUX VIDEO DOSSIER DÉCOUVERTE Là, un pote me parle d'un mec qui roxx pas mal sur Warcraft, un Hollandais. "Quoi, un Hollandais, tu te fous de moi ? Depuis quand ils jouent aux JV eux ? ". C'est vrai quoi, des niaks ou des tarlouzes (suédois) j'en ai croisé, mais des Hollandais oO Le mec en question s'appelle Grubby, et, il joue une race (rien à voir avec Moundir) que pas grand monde jouait à haut niveau à l'époque : les Orcs. Ayant un peu joué à Warcraft 3 (je zappe la partie Stracraft avant Warcraft 3 car je ne suis pas un expert et à part Boxer et ElkY, je connais pas grand chose) je choppe quelques replays de ce fameux joueur et là, là, là bordel... LE choc ! N'ayons pas peur des mots, on est en face d'un génie avec un skill de pure brutasse. Grubby a réinventé WC3. Il se tire la bourre avec plusieurs PGM (progamers) dont les célèbres ToD, Moon, Lucifer et d'autres comme Susiria (plus tous ceux que j'oublie). Mais, si ces joueurs sont conventionnels dans leur gameplay (que des Elfes ou des Undead, sauf ToD en Humain et toujours avec la même strat, en même temps, en Humain, le choix est limité, j'avoue), les strats sont ultra-classiques, ça joue bien, très bien même, mais c'est horriblement classique et c'est celui qui fumera une unité de plus que l'autre sur 2-3 fights qui gagnera. Mais Grubby, ce phénomène de Grubby fait des trucs que personne à jamais vu ni d'Eve ni d'Adam, des strats complètement folles, presque THE WAY OF THE DUTCH BLADE Jordan Tresson, une des figures de proue de la nouvelle vague de l'Esport. Un jour dans son salon à jouer à Gran Turismo, le lendemain à Silverstone, avec une VRAIE bagnole (pis c'est mon cousin alors il roxx doublement !) Grubby, PGM de Warcraft 3, avoue qu'il y'a quand même des SUPER MEGA BOmbasseNS côtés... le sale enfoiré de merde Attention, pour comprendre ce paragraphe, il faut connaître WC3. Grubby, déjà innovant du fait de jouer Orc (c'est vraiment le précurseur des Orcs à Hugh Level, peu aujourd'hui ont été capables de suivre à part quelques uns comme Lyn), pris le parti anticonformiste d'avoir le Blade Master (qui NE MEURT JAMAIS !!! !!!) en premier héros alors que le peu de joueurs jouant Orc sont en général campés sur le Farseer (Thrall) qui permet d'xp grâce à ses loups invoqués. Grubby, lui, préfère faire chier le mec en face, c'est un putain de lamer, et c'est en partie ça qui a fait sa réputation. Il harass non stop le mec en face, lui last-hittant non-stop les creeps (et donc lui pique l'xp + l'item) pour en chassant les unités amochées. Grubby, de par son gameplay basé sur l'harass non-stop avec son héros et 2-3 unités maximum (soit, la bite et même pas le couteau) est capable de faire des dégâts considérables dans les rangs adverses et de, soit pousser le mec à bout pour qu'il fasse des erreurs - crise de nerf assurée - soit de le ralentir suffisamment dans son évolution pour le fumer dès le passage en Tiers 2 grâce aux Riders et aux Kodo (le combo filet + devour a poussé un paquet de joueurs elfes au suicide). Je vous recommande donc très fortement de vous procurer quelques replays du Maître des Orcs pour constater à quel point ce mec est un génie et la pire des pourritures, c'est vraiment du grand art ! (il fait des circles de fou furieux, c'est une de ses spécialités !) Vite fait en passant : http://www.youtube.com/watch ? v=cUemIHaMbMg http://www.youtube.com/watch ? v=gCX48qeuxmI http://www.youtube.com/watch ? v=2wcVN3Hz5MA http://www.youtube.com/watch ? v=ibhoBYpbWSo impensables, et, le pire, c'est que ça marche à quasiment tous les coups ! Et, le plus impressionnant dans tout ça, c'est que j'ai dû voir plus de 200 games où j'ai dis "Bon, là, c'est mort, il est grillé, jamais il revient de ça" (demandez au Roumain, il peut acquiescer !), et pourtant, il a gagné 95% des games en questions... Grubby, c'est ça, des strats de malade mental, des retours inespérés et un skill qui force totalement le respect. Le skill en question, c'est la microgestion de ses unités complètement folle (il perd aucune unité le machin !) mais surtout, celle de son héros : le Blade Master. Chaque jour, avec quelques potes, on passait une bonne heure à se mater des replays de "La Crevure venue des Pays Bas" (surnom affectif) parceque, définitivement, c'est autres chose que tout ce qu'on a pu voir, et, bien qu'on jouait nous aussi à un certains niveau, on en était loin mais loooooooooooooiiiiiiiinnnnnPendant ce temps là, surns_tanith etns_origin Alors que Grubby squatte le top du hiphop (?), d'autres jeux viennent eux aussi squatter l'Esport (outre les célèbres Quake, DoD et CS) comme CS:Source, WoW (!) et même des jeux console comme Fifa et PES. Pour ma part, j'étais absorbé par le grandiose Na- - 20 (42lemag.fr) -
JEUX VIDEO tural Selection et surtout par les possibilités gargantuesques de ce jeu (cette masterpiece vidéo ludique à été présentée par votre serviteur dans le No 9 de 42). Bien que relativement confidentiel, des équipes très skillées se tapaient sur la gueule via NS, et, joie, les français avaient une place de choix dans l'élite mondiale auprès des Fiottes (les suédois pour ceux qui suivent pas), des Lopettes (les finlandais) et des Cheaters-Scripters (les allemands, règle no1 : les allemands ne sont JAMAIS clean au niveau de la cfg). Les clans français via les différentes générations (vite fait comme ça : RaB, Ownage, Fast, a51) arrivaient toujours à tirer leur épingle du jeu et à se placer voir à gagner des compétitions (yeah, on a niqué les Knife ! ! §§). Tout ça avait pour habitude de se dérouler dans une ambiance teintée d'amateurisme (au bon sens du terme) plus qu'appréciable. En effet, dans la première moitié des années 2000, l'Esport restait quelque chose de très confidentiel, et, à part quelques exceptions (SK, MYM, 4K), le but avoué était juste "d'être le meilleur" et aussi de se marrer un peu en LAN en faisant n'imp et en se prenant de sévères cuites (Bonzaï Etape Hotel de Vienne, Amen). Depuis, il me semble avoir remarqué un changement important, très important : la très large majorité des jeux peuvent (et sont ?) joués à Haut Niveau via la démocratisation du haut débit. L'aspect compétitif des jeux n'est donc plus réservé à une bande de fou-furieux dans des caves obscures mais bel et bien à tout le monde, et surtout, sur n'importe quel jeu. Alors qu'avant, il fallait jouer à un FPS ou à un STR "conçu pour" pour entrevoir l'Esport, n'importe quel Gran Turismo, WoW, Fifa ou encore Call of Duty est aujourd'hui une référence de l'Esport et ça, ça change tout... Oui, ça c'est "un peu" professionnalisé... Et maintenant ? L'E(A)sport syndrome Si vous êtes un "vieux gamer", avezvous souvenir de voir des tournois sur à peu près tous les jeux qui tournaient un minimum avant ? Non. Aujourd'hui par contre, on se mange des PES League, des Fifa Cup, des Gran Turismo Academy dans tous les sens. Oui, l'Esport s'est étendu, s'est diversifié, et, surtout, s'est ouvert aux joueurs de consoles (ce qui était très marginal avant à part Tekken et 2-3 autres jeux) qui en sont devenus très friands ! Aujourd'hui, l'Esport est une vitrine pour les éditeurs, une potentielle pompe à fric non négligeable (achète la même souris que Némésis, tu seras carrément plus fort !) qui fait que tous les jeux multi doivent avoir une alternative Esport. SF4 est un raz de marée (alors que SF3 n'avait peu ou pas percé en Europe, et quelle dommage !), Fifa et PES, des normes, Call of Duty... j'en parlerai même pas. Ce nouveau type d'Esport que je qualifie de "bling-bling" (ouais je suis à la page des termes !) prend le dessus par rapport au "vrai" Esport, celui où il faut un skill de brutasse, une vision de jeu superlative et une intelligence de jeu hors du commun avec des facultés d'anticipation dingues comme dans Starcraft, Warcraft, DotA ou Quake. Oui, l'Esport a vécu un tournant, il est sorti de l'ombre pour s'exposer aux masses via des jeux blockbusters ultra accessibles, on a à présent un Esport à deux vitesses : celui que je viens juste de décrire et l'autre, plus "roots", plus ancré dans les "origines", plus underground, fait d'Hollandais givrés, d'Asiats aux cheveux violets et de petites jeunes à binocles qui se fritent la tronche dans des jeux de ouf, pas trop accessibles et ultra pointus. Vivement Starcraft 2 quand même... Encore une fois, je n'ai pas la prétention d'avoir balayé la totalité du spectre de l'Esport (puisque des monuments comme Starcraft et Quake sont très peu abordés), mais juste de relater ma vision de l'évolution des choses ainsi que ma modeste expérience d'un sujet qui est nébuleux pour bon nombre des joueurs. Alors, Fifa dans le salon avec un paddle ou Hollandais timbré à clavier dans le bureau ? Pour moi en tout cas, c'est tout vu !... et du coup, la bonne ambiance s'est un peu fait la malle : /Polo DOSSIER DÉCOUVERTE - 21 (42lemag.fr) -



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