42 n°13 mars 2010
42 n°13 mars 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de mars 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 21,6 Mo

  • Dans ce numéro : RoboRally.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PORTNAWAK rer, Securitron), la délimitation en 3 scènes, et bien sur le dénouement (que je ne spoilerai pas) MIOUSIK Fear Factory a sorti l'album de la maturité, avec un prise de risque considérable. Beaucoup de fans lui préfèrent "Demanufacture", car plus froid plus sinistre que ce concept. Plus robotique quoi. Néanmoins, comparer les deux est une grosse erreur. Alors que Demanufacture pose la patte Fear Factory, et mise sur les ambiances, Obsolete joue la carte de l'histoire, de la maturité. Le travail de Rhys Fulber, le sampler/programmer/clavieriste est à ce titre remarquable, sa présence de plus en plus importante dans la musique de FF au fil du temps. Il est à prendre indépendamment donc. Contrairement à "Digimortal" qui souffrira de la comparaison et de l'acte d'opportunisme. IV - Digimortal, le premier échec. Le début des années 2000 voit le néo metal exploser, avec de bons groupes comme des mauvais (un peu comme le metalcore quoi). Et Fear Factory va profiter de l'opportunité pour sortir un album très orienté easy listening (en même temps avec Roadrunner...). "Digimortal" est donc très mal reçu, et constitue leur premier échec commercial. Beaucoup voient en cet album une trahison, de par ses sonorités nü-metal (oui c'est horrible écrit comme ça) et l'aspect direct des compositions (ça tourne autour de 3 minutes). Même s'il est de loin le plus mauvais de tous, souffrant de la comparaison avec leurs chefs-d'œuvre (oui c'est dur de faire aussi bien parfois), "Digimortal" peut être vu comme un autre chapitre à leur suite sur l'opposition homme/machine. Moins conceptuel (qui a déjà sorti un album concept néo-metal), il évoque néanmoins la fusion entre le créateur et sa création, en une entité où l'un ne peut se passer de l'autre. D'où la fusion entre "Digital" et "Mortal" (un jeu de mot de beau gosse). Ouais c'est facile mais je trouve ça bien trouvé. Et cela se répercute niveau musique, où le travail de Rhys aux samples devient de plus en plus omniprésent. Les guitares sont bien en retrait, traficotées comme pas possible, et l'aspect général très cybernétique. Malgré cela et un enrobage intéressant, cet album est relativement mauvais, la faute à des compositions qui tournent en rond, bien qu'accrocheuses au premier abord. Ce qui va mener au premier split de Fear Factory V - Mechanize, le retour raté Entre "Digimortal" et ce "Mechanize", bien des années sont passées. Un split, deux albums abandonnant le concept Homme/Machine (mais pas mauvais pour autant), et un retour puant (encadré). Et donc l'usine qui est censée faire peur revient avec un nouveau Line-up, un nouvel album et un retour aux sources. Trop youpi qu'ils gueulent les fans. Sauf que voilà, qui dit retour aux sources, dit souvent grosse daubasse à la fin avec peu de prises de risques et une régression. Et bien Fear Factory n'y échappe pas. Bien que la bonne volonté y soit, et la prise de risque bien effective, la sauce ne prend jamais. Pourquoi ? Parce que c'est fade et rien d'extraordinaire. Ça tabasse, ça tabasse, mais on ne retrouve pas le côté conceptuel du groupe encore présent dans "Digimortal". Le son et la production ressemble à du FF old-school, certes, mais les compos ne suivent pas. Rien que le premier morceau d'ouverture, qui tente de reproduire le morceau titre de "Demanufacture", se plante littéralement, alors que les éléments y sont. Et c'est ça le problème, comme pour les suites de films en général : les éléments y sont, les zicos en veulent (Gene Hoglan à la batterie merde !), la production est plus que correcte. Et bien non, les compos foirent, ça manque de profondeur, de ligne directrice, et au final on s'ennuie un peu. Conclusion Fear Factory a composé la bande son de l'apocalypse robotique, et reste une référence dans le monde du metal industriel. Rien de mieux que pour accompagner la marche de vos robotshamsters de combats qu'un album de Fear Factory. Voilà un groupe qui avait une certaine inventivité, et une idée fixe qu'il a su exploiter au mieux pour se démarquer de la masse. Sauf qu'ils ont raté le coche du "retour aux sources". Draxx - 80 (42lemag.fr) -



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