42 n°13 mars 2010
42 n°13 mars 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de mars 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 21,6 Mo

  • Dans ce numéro : RoboRally.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PORTNAWAK MIOUSIK Fear Factory Où comment les robots ont découvert le heavy metal Vous ne le savez peut-être pas, mais dans Terminator, il existe un groupe de heavy metal. En effet, Skynet voulait avoir toute suprématie sur la race humaine. Ils se sont donc dit qu'un putain de groupe de metal robotique se doit de rivaliser avec les meilleurs combo humains. Fear Factory (littéralement "usine de la peur" frr) est ce combo qui a réussi à enlever toute humanité à la musique, à la rendre mécanique. Rien que ça, c'est franchement balèze. C'est au moins autre chose que le metalcore à la noix, qui réussit lui à enlever toute musique (/troll), et c'était le bon temps car y avait de la créativité dedans. I - Mais putain c'est quoi cette musique ? Cette musique, avant toute chose, c'est du metal Industriel. Rien à voir avec une musique fabriquée à la chaine en usine, non. Le metal industriel est assez difficile à définir pour le jeune rebelle qui découvre les joies du métal, à l'heure où l'on case de l'électronique partout pour faire "indus", et des étiquettes qui ne servent à rien (pétédelol le "deathcore"). Pour avoir une bonne définition du metal industriel, il faut remonter un peu en amont vers la musique industrielle, qui découle de la musique électronique. C'est à la fin des 70s et au début des 80s qu'apparait ce courant plus expérimental de la musique électronique, avec une approche engagée, mais plus discrète et moins radicale que le punk (qui se mord la queue, soyons franc). Dans le même temps, le heavy metal explose un peu partout dans le monde. La New Wave Of British Heavy Metal fait des émules, et la réponse s'appelle le thrash metal. C'est l'effervescence, c'est trop "in" d'écouter du metal, parce que ça permet de brandir le gros doigt du milieu devant tout le monde (mais de façon plus poli, parce qu'on n'est pas de vrais rebelles t'as vu). Et puis Ministry, groupe orienté new wave/indus à la base, arrive avec un album chargé d'électricité : The Mind Is A Terrible Thing to Taste". La chanson "Thieves" pose les jalons du - 78 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK pourquoi), des arrangements et samples à foisons (le morceau "Zero Signal" tout droit sorti d'un film de S-F)... Le metal indus connait un nouveau visage, mécanique, froid et clinique, une batterie assenant ses blasts tels des coups de vérins, la guitare tranchante et solide comme un bloc. "Demanufacture" se pose comme un album semi-conceptuel sur cette lutte entre l'homme et la machine, avec une ambiance sinistre et cybernétique. Les arrangements ne sont pas de trop et construisent l'identité FF, à savoir cette musique construite autour d'un riff, une seule mélodie, comme si les robots étaient trop con pour se souvenir de plusieurs. Certains feront le lien avec Terminator 2, sorti peu avant cet album (Le tout début de "Zero Signal" est tiré du tout début de Terminator 2) MIOUSIK III - Obsolete, le conceptalbum S-F standard du metal indus' : boite à rythmes, guitare électrique à la précision chirurgicale et frénétique, musique relativement minimaliste, arrangements sonores un peu partout. Grosse partouze électronique quoi. Mais le gros coup viendra des anglais de Godflesh (ce qui prouve encore une fois que les rosbeefs ont les meilleurs groupes du monde), avec leur metal torturé, misant sur des distorsions malsaines, et des structures bien plus minimalistes (genre pas de solos, sensation de gros bloc) Nouvelle orientation, nouveau pari artistique, donc gros pari. Et en 1995, le groupe réalise un gros coup : sortir un chef d'œuvre intemporel dès le 2nd album. Cette grosse tuerie s'appelle "Demanufacture" et les fera exploser un peu partout. Cet album est un gros pavé dans la mare de part son approche radicale, ce sens du riff acéré qui fait mouche à chaque fois, et cette précision chirurgicale de la batterie, qu'on dirait programmée pour frapper juste. Pas de déballage technique, pas de solos (ce qui est choquant pour certains, allez savoir 3 ans seront nécessaires pour donner un successeur au génial "Demanufacture". 3 ans pour un concept album qui aura fait couler beaucoup d'huile de vidange (pour rester dans le thème). Au lieu de se reposer sur les lauriers de leur précédent, désormais inabordable niveau qualité (fallait pas pondre une tuerie hein), le groupe a eu l'intelligence d'évoluer et de prendre le risque du concept album, tournant ici autour d'une société où l'humanité devient peu à peu surpassée par les machines, et devenant au final obsolète aux yeux des machines. Le booklet comporte par ailleurs les détails de cette histoire, avec ses personnages et protagonistes (Edgecrusher, Smasher/Devou- II - Pendant ce temps là... À Los Angeles, des petits jeunes montent un groupe de death metal : Fear Factory. C'est le début des années 1990, l'apogée du métal et le death metal fait des envieux. Fear Factory s'engouffre dans la brèche, avec une démo et un album : "Fear is The Mindkiller". Gros pavé death metal qui arrache, avec son petit succès, sans casser des briques. Mais c'était sans compter sur Burton C Bell, qui a sans doute été traumatisé par Terminator et d'autres films de S-F avec des machines défonçant des sphincters humain. C'est ce bonhomme qui va instaurer le côté conceptuel des paroles. En effet, toutes les paroles relatent une opposition Homme/Machine. - 79 (42lemag.fr) -



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