42 n°12 février 2010
42 n°12 février 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de février 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : cap sur la bêtise !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PORTNAWAK TOUT CE QUE VOUS N’AVEZ JAMAIS VOULU SAVOIR Il est marrant de voir toutes ces gloires ou anciennes gloire revenir sur le devant de la scène pour prouver qu'ils existent encore. Ça marche aussi pour les « Enfoirés », à faire retourner Coluche dans sa tombe. En gros, la méthode assez fine et classe consiste à s'incruster dans des galas, repas mondains caritatifs et autres concert de charité. Non seulement vous vous donnez bonne conscience (et ensuite pouvez continuer à ne rien donner aux moldaves dans la rue), mais les gens vous aime « parce que lui il donne il est préoccupé du sort des autres lol » Ca marche aussi à une petite échelle, si votre ville ou votre arrondissement organise un bien joli concert, mais bon c'est juste une célébrité locale. 2) The dark side of the douchebag Alors à ce moment là, pour se faire un nom, en vrai, pour que tout le monde parle de vous sur internet, sur les forums et autres sujets de discussions IRL, faites-vous douchebag ! Comme mon tutorial l'annonçait, y a rien de plus tendance qu'être un douchebag. Naye West, Lady Gaga, de grands noms qui ont su se laisser tenter par le côté obscur. Bon pour ça, je vous renvoie à mon dossier à ce sujet, c'est très instructif. 3) I’m a agent of chaos from the black darkness of the obscure night Cette méthode est peut-être la plus simple, car elle requiert un peu de vie commune. En gros, droguez-vous, mais alors beaucoup, mangez beaucoup, beaucoup de bonnes choses qui donnent des trucs pas très beaux, et buvez beaucoup, mais alors beaucoup. Pas non plus à être minable (sauf si vous êtes dans un groupe de punk ou de punk hardcore, là vous avez le droit de gerber sur scène), mais soyez bien rond. Avant et pendant un concert cela va de soit. Trainez-vous un cliché lamentable et peu honorable, comme celui, classique, d'alcoolique. Metallica s'est fait une petite réputation sur ce sujet, leur valant le surnom de « Alcohollica » (véridique). Pour la drogue, c'est encore mieux parce que vous passez un peu pour un type un peu pommé, fragile, en proie à des tourments ténébreux, sans basculer dans l'émo, ce qui est fort. Soyez un électron libre, n'ayez peur de rien ni de personne. Si vous pouvez, cumulez le tout et ne pas être en état d'assurer de concerts. Citons Amy Winehouse qui n'est pas foutue de terminer une chanson qu'elle est déjà par Alice Cooper : un grand malade qui s'est suicidé plusieurs fois sur scène. GG Allen : plus connu pour ses actes sur scène que sa musique terre en train de vomir de la dope. Tout un programme. Oubliez les trucs sataniques à la con et les messes noires, ça ne prend plus. Ç'a marché le temps du « black inner circle » (rajoutez des mots débiles entre les black et inner si ça vous chante, pour que ça fasse plus iveaule), et maintenant c'est tout juste pas crédible. Soyez plutôt nihiliste ou chaotique, ou alors rien du tout, c'est pas mal non plus. Le plus, c'est de faire courir les rumeurs les plus folles sur vous. Comment croyez-vous que Marilyn Manson, Rammstein ou encore Alice Cooper pour les plus vieux de la vieille soient devenus des megastar sortant du cadre strict du metal. Comment croyez-vous que Winehouse ou Pete Doherty soient devenus des icônes alors qu'ils n'ont rien branlé ? De même pour Nirvana (/troll). Conclusion : Voilà, vous avez toutes les cartes en main pour vous la jouer rock star et autre grand nom de la musique. Selon le genre de musique adopté, il y a bien sur des codes de conduite bien spécifiques à respecter que j'énumérerai pas ici, car ce serait trop long. Ceci dit, ce tuto n'est que le début. Il vous faut rajouter une touche perso, avec par exemple des come back éclairs, des annonces fumeuses et aussi le coup du "on se reforme parce qu'on a ça dans le sang, on voulait reprendre depuis longtemps" pour prétexter un retour commercial en grandes pompes. Maintenant, si avec ça vous ne devenez pas le nouveau Kanye West ou la nouvelle Lady Gaga, je ne peux plus rien pour vous. Draxx - 68 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK Live Report Nile & Kiemsa Concert de brutasses : NILE + KRI- SIUN + GRAVE au Nouveau Casino (Paris) le 9/12/2009. LIVE REPORT Si vous avez ma dernière sélection du numéro 9, vous vous souvenez donc que je voue un culte à Nile. J'ai vanté et vante encore les mérites de ce groupe dominateur de la scène death metal internationale, et il me fallait les voir en concert, surtout après la sortie de leur nouveau monstre. Et avec une affiche pareille, je l'attendais de pied ferme ce concert ! Concert 100% death metal durant lequel j'ai éclipsé les deux premiers groupes, inconnus au bataillon pour ma part et n'attirant pas les foules. Dommage, en principe je suis curieux des premières parties. Mais bon, je suis arrivé à la bourre (et pas bourré) et puis j'avais piscine. Donc exit Corpus Mortale et Ulcerate. Première information, stage diving interdit, à la demande des groupes. Autant pour Nile je veux bien comprendre, mais pour le reste, je suis assez dubitatif. La salle étant petite, c'est pas une raison valable. Surtout que Grave fait dans le Death Metal old school sans fioritures, truc bien gras. Premier groupe à chauffer l'ambiance donc. Ne connaissant pas leur discographie, j'avais tout de même une petite idée de la chose. Intègre, sans audace, mais avec entrain et bonne humeur. De quoi headbanguer bien comme il faut, et chauffer l'ambiance. Le son est nickel, bon boulot de la part des ingé sons. Ceci dit, qui dit Death Metal old school dit sensation de répétitivité. Ok ça tabasse, on ne demande que ça, ça fout la trique, mais à la longue hein... Et pourtant c'est avec une petite pointe de déception que Grave quitte la scène, après un set que j'ai trouvé très court pour ma part (30 minutes je crois). Une valeur sure qui envoie du pâté donc. La suite s'annonce plus intéressante, car il s'agit de Krisiun. Autre coup de cœur death metal, ces trois brésiliens (ce qui est énorme, car vous allez comprendre) font fureur avec leur death carnassier sans concessions et très venimeux. Deuxième concert d'eux auquel j'assiste, les ayant déjà vu à Montréal en première - 69 (42lemag.fr) -



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