42 n°12 février 2010
42 n°12 février 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de février 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : cap sur la bêtise !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PORTNAWAK TOUT CE QUE VOUS N’AVEZ JAMAIS VOULU SAVOIR monter son projet solo (oui même le LHC, ça servira plus tard). Dans l'optique où vous avez bavé des heures devant du Nirvana, on considère que le hard rock et le rock en général vous branche. Et c'est parti pour un parcours du combattant avec entrainement intensifs d'instruments essentiels : batterie, guitare, basse et chant. Je vous conseille de bien travailler la voix, histoire d'avoir un minimum de crédibilité. Ou alors embauchez des roumains comme musiciens de sessions. Bon ça coute un peu cher, mais s'ils interprètent bien leur truc, c'est tout tranquille. Bien évidemment, c'est vous qui avez la main sur tout, vous composez, écrivez les paroles, interprétez, produisez etc... II – 2. Vous êtes un putain de hippy, et préférez la compagnie. Comme eux, vous vous sentez malheureux lorsque vous êtes seul. Alors amenez vos potos, et tapez le bœuf. Ca veut dire monter un groupe et jouez, pas trucider des bovins avec des lampadaires ! Vindieu ! Donc vous passez des annonces, vous prenez vos petites mains et vous vous mettez à placarder dans la rue, ou dans les journaux (c'est à dire en glissant clandestinement des tracts dans les quotidiens) des annonces de groupes. Pour ce qui est des groupes de metal, j'ai déjà fait un tuto là dessus, je sais plus dans quel numéro, cherchez vous-même (oui je suis un mauvais rédacteur). Pour ce qui est du reste, peu ou prou la même chose. Mais une fois que vous Des costumes de merde, mais ça marche... avez un groupe, une seule devise : c'est vous le patron ! NE laissez aucune miette à vos compagnons, même si ce sont vos potes, rien à battre, il ne faut rien laisser filtrer. Le succès, ç'a un prix. III – 1 Le début de la brèche de 2m15 au plafond (mode Solo). Vous êtes resté seul, ou alors vous vous êtes torgnolé la tronche avec vos compagnons de groupes, parce qu'ils sont trop des vendus et qu'ils veulent de l'ambition. Bref, vous ne pouvez compter que sur vous même. Mais c'est là que c'est amusant, parce que vous avez contrôle sur tout, sans avoir qui que ce soit sur votre dos. Encore mieux, si vous êtes un beuhmeuh misanthrope, et que vous vous êtes retiré dans la forêt de Rambouillet (ou le bois de Boulogne, soyons pas sectaires), vous avez une source d'inspiration énorme. Vous avez les armes pour vous faire un nom. Pour peu que vous ayez emmagasiné du matos (et en chourer à pleins de gens), vous pouvez vous lancer dans un concept, un truc de ouf, qui va vous permettre de percer. Monter un site internet complètement ouf (compétences intraweb requises), en laissant planer un mystère, et faites tourner les démos chez vos connaissances. Et encouragez le P2P, la transmission par MSN, VPN et autres Megaupload, histoire de dire « ouais non mais je suis un artiste rebelle, je buttsecks Hadopi » Créditez quand même vos musiciens de sessions, si vous en avez, et donnez leur des exemplaires gratos de votre/vos démos. Vous êtes seul, donc vous n'êtes pas obligé de donner des concerts. III – 2 A hole In The sky (version groupe d'activités écolo cowboys) Vous avez tenu le choc, et vous êtes toujours avec un groupe que vous supportez encore. Jusqu'à présent, ce sont des faibles, et se plient à toutes vos volontés : arrangements à votre sauce, morceaux à tiroirs, ou alors flow épileptique... Personne ne gueule, c'est génial. Ce qui est bien, c'est qu'en groupe vous disposez de plus de moyens. Donc commencez lentement, mais surement, à vider les poches de vos compagnons, en prétextant la percée dans le monde de la musique (FOR GREAT JUSTICE). Emmagasinez un max de thunes pour sortir plus de démos. Prenez exemple sur eux... Vu que vous êtes un groupe, ça coute plus cher, donc faut vendre. Vendez vos - 66 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK démos pas trop cher, parce que sinon c'est pas =crédible, mais surtout, NE FAITES PAS L'ERREUR DE METTRE DES DRM (et autres dispositifs anti-copie). Encouragez aussi la copie, et organisez des concerts, puisqu'en général, un groupe veut jouer sur scène. Cependant, il peut arriver que des tensions apparaissent au sein du groupe. Soyez intransigeants et sans compromis : virez tout le monde. Faites une réunion de groupe, pour faire genre bien, et hop BACKSTAB biatch. En plus vous avez le droit parce que vous êtes le chef, la tête pensante du groupe. Et retournez au chapitre précédent. Mais en général, si vous tenez votre groupe d'une main de fer, y a pas de problème. IV – Du bon usage des bruits de chiottes Voilà, vous êtes lancé ! Vous avez écumez les bars avec votre groupe, tout marche pour le moins à peu près bien avec votre groupe, du moins sur le plan musical. Mais osef de la musique, c'est pour les péteux et les biens pensants. Ce qu'il faut, c'est un peu d'infos croustillantes, de faire jaser les gens, d'attiser la curiosité, pour qu'ils viennent en concert, achètent les CDs et donc vous rapporter de la thune, des kisscool et à boire et à manger. Et des filles aussi. Bref, il faut un peu de sensationnalisme ! Déjà, vous pouvez faire votre gros asocial, en changeant de line-up (composition de groupe) comme de chemise. Vous pouvez envoyez chier tout le monde, avoir une mentalité instable et revenir comme si rien ne s'était passé. Là encore, deux chemins sont possibles pour se faire un nom, et être une ‘vieille pie » (V.I.P pour ceux qui sont nuls en jeu de mots) 1)Always look on the bright side of life. En ce moment, Haïti est ruiné, même pas à la rue parce qu'il n'y en a plus. Et ce qui est drôle, c'est tout le soutien « spontané » de tout le monde, surtout des personnalités qui se font humanitaires et humanistes devant l'éternel (en voulant préserver les artistes déjà avec Hadopi touss touss). Et donc paye ta débauche de concerts pour Haïti, avec fond reversé etc... Ils jouent, chantent pour Haïti, parce que bon, ils ont rien, alors on les aide. Le genre de rumeur qu'il fait bon d'entendre. CES GRANDS NOMS DE LA MUSIQUE. Évidemment je ne les cite pas tous, ce serait long. Voici donc quelques morceaux choisis. Kanye West, inutile d'en dire plus, en plus d'être un modèle parmi les douchebag, c'est un grand nom de la musique depuis quelques années, qui se tape l'incruste un peu partout et qui pique des influences à droite et à gauche (olol le truc à la Daft Punk) Lady GaGa : c'est un peu la Madonna du moment, avec ses costumes complètement WTF, et une aura bizarre autour d'elle, ce qui en fait un nouveau phénomène (merci la stratégie de comm') Varg Vikernes : attention, on change d'univers de façon radicale. Un des plus célèbres représentant de la vague norvégienne de Black Metal, ce grand malade s'est non seulement fait connaitre par sa musique, mais par ses exactions et les rumeurs courant à son sujet (meurtre, idéologie douteuse etc...) Ozzy Osbourne : un des pères du Heavy Metal avec une voix aussi légendaire que sa décadence. Star d'un reality-show à son nom (paye tes chevilles), ce monstre de la musique moderne n'est devenu que l'ombre de lui même, limite plus connu pour sa pub WoW que pour son illustre passé. Axl Rose : comment ne pas aborder le cas du leader des GNR, sa voix inimitable, son attitude rock’n roll et son tempérament incontrôlable. Voilà un type qui a bien suivi le tuto, en envoyant chier tout le monde, devenant parano, fou, et un peu trop égocentrique. Mais bon voilà, avec Chinese Democracy, il a calmé tout le monde. 50 Cent : l'exemple de ce qu'est devenu le hip hop US aujourd'hui. Bling-bling, légendes urbaines et clip biatch+thunes+bagnoles. Un bon élève qui a su se façonner une image et s'attirer les foudres de pleins d'amateurs de hip hop. Jim Morrison : pour ceux qui hibernent encore, ce type était la contre-culture même : exhibitions sur scène, textes plus ou moins osés (la chanson "The End" est assez évocatrice), drogues, et pourtant une voix unique. Un grand nom assurément. Serge Gainsbourg : grand provocateur devant l'éternel, ce personnage a longtemps joué sur les doubles sens de ses textes et sur son image de décadence physique faite de beuverie, sorties en boites ou encore l'abus de tabac. Citons le fameux "je t'aime moi non plus", ou encore la fameuse Marseillaise sauce reggae. TOUT CE QUE VOUS N’AVEZ JAMAIS VOULU SAVOIR - 67 (42lemag.fr) -



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