42 n°12 février 2010
42 n°12 février 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de février 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : cap sur la bêtise !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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IRL Les Legos Pirates AIGRI IRL Au Début, il y avait les dinosaures. L'un d'eux, un terrible dragon nommé Philherbert, s'amusait à terroriser les alentours. Puis il mourut suite à une power-lapidation spatiale. Son corps se décomposa et créa quelques kilos de pétrole. Bien des années plus tard, les humains le récupérèrent, en firent du plastique, et, ironie du sort, le moulèrent en un stupide dragon Lego constitué d'une seule pièce toute faite. La décadence des meta-pièces Non à la playmobilisation des Lego ! Philherbert, qui se vantait de n'avoir pas raté sa vie, du fait qu'il pouvait bouffer qui il voulait, avait bel et bien raté sa mort. Au lieu de finir en une multitude de briques réutilisables et créatives, il était devenu un gros dragon monolithique. Pour sceller à jamais sa malédiction, on le représenta sur des boîtes Lego en train de se faire lapider par de ridicules petits humains. "Size matters", oui, mais "small is beautiful" À mon époque, (J'aime bien utiliser ce genre d'expression. Ça me permet de me sentir vieux, ce qui est quelque peu nécessaire pour ma psychologie, dévastée par le fait que tout le monde me prend pour un gamin). Donc, à mon époque, il y avait les "Lego Duplo" pour les ch'ti n'enfants, les "Lego Technic" pour les excités des neurones, et les "Lego System". Ces derniers ne se déclinaient qu'en trois thèmes : la ville, l'espace et le Moyen-âge. Il y avait bien quelques excroissances ratées, tels les Fabulands, mais la honte qu'ils généraient n'était pas trop délétère. En ce temps là, les pièces étaient simples et petites. Chacune d'elle ne signifiait rien de particulier, mais avait une fonctionnalité la plus optimisée possible. Pour construire une maison, il fallait faire le toit avec des petits plans inclinés, et rien d'autres. C'était moche, mais super versatile. Les plans inclinés pouvaient servir à faire un capot de voiture, une mâchoire de grenouille géante, ou un toboggan de la fatalité. Les petits objets des personnages étaient également assez impersonnels, mais très pratique, ce qui laissait une grande place à l'imagination. Le pistolet laser de Zorgul-4 pouvait très bien devenir un phare de voiture, une torche, ou un pousse-suppositoire. La manette du vaisseau de Zorgul-4 pouvait devenir une antenne de martien, une patte de fourmi-robot, un encrier, ou un poussesuppositoire. C'était à vous de décider ce que ça pouvait être. Et surtout, il y avait une multitude de petites pièces permettant divers types de - 48 (42lemag.fr) -
IRL mouvement et d'accrochage. Des charnières, des plaques tournantes (de la mafia de la drogue !), des trucs qui se clippent, des crochets,... Les possibilités d'interactions et d'assemblages étaient énoooormes. La décadence Le thème des Lego Pirates est apparu alors que j'étais en pleine période personnelle de surkiffage des Lego, c'est à dire vers mes 12-13 ans. (Et au cas où vous vous poseriez la question : oui, je vous emmerde.) J'ai apprécié ce thème autant que les autres. Mais j'ai constaté la présence de certaines pièces suspectes : AIGRI IRL des palmiers inclinables, et certes, démontables, sauf que les éléments du tronc ne peuvent s'associer que entre eux. un gros-gros bateau, dont la coque est faite avec trois grosses-grosses pièces, absolument pas démontables. des cordages, des mats, des chaloupes, des ponts et d'autres choses constitués d'une seule pièce. Ce phénomène avait déjà un tout petit peu commencé avec les Lego du Moyen-âge : on y trouvait des pans de mur tout fait, d'une taille assez conséquente. Mais ça ne m'avait pas choqué à l'époque, car toutes les autres pièces restaient correctes. C'est avec l'escalier de l'île secrète des pirates que j'ai pleinement réalisé qu'on se dirigeait vers la pente glissante et savonneuse de la "décadence Playmobil". Non seulement c'était une pièce toute faite qui ne se justifiait pas, puisqu'on pouvait la fabriquer aisément à l'aide de pièces préexistantes, mais en plus il n'y avait pas de tenons sur les marches ! ! (Les petits ronds permettant d'accrocher une autre pièce dessus). Ce fichu escalier avait très peu de points de fixations, et ne servait à rien, à part faire un escalier ! Double-sacrilège ultime pour une pièce Lego. Je venais de rencontrer une "Cheat Piece", un cas particulier de meta-pièce. Pour une définition plus précise du terme, allez ici : http://www.freelug.org/article.php3 ? idarticle=271) C'est ça la décadence Playmobil. Les pièces se mettent à devenir trop spécialisées. On ne peut plus construire autre chose que le modèle représenté sur la boîte. À partir de là, le seul intérêt réside dans les histoires qu'on peut raconter avec les décors et les figurines, et non plus dans les constructions que l'on pourrait élaborer. "Playmobileu, en avant les histoires". C'est toujours ça. Mais pour moi c'est pas suffisant. - 49 (42lemag.fr) -



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