42 n°12 février 2010
42 n°12 février 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de février 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : cap sur la bêtise !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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BD/COMICS Verdict : A bullet in your f***ing head (RATM pour les inculturés) LE COMICS DU MOIS Ce comics est totalement différent de tout ce dont j'ai parlé avant, il inaugure à lui seule une nouvelle voie dans la "littérature comics". Point de bourre-pifs, de slips fluos, de capes débiles, de sauvetage de monde et encore moins de superpouvoirs, non, 100 Bullets est plus proche d'un roman. Sombre, dérangeant, réel, psychologiquement éreintant, en un mot "noir". D'histoires "à priori banales" de vengeance, on assiste crescendo à une montée en puissance de l'intrigue (et des mystères) et de la noirceur de cette œuvre grâce à une narration qui est, osons le mot, parfaite. Tous les éléments complexes ou anodins sont en fait inter-reliés d'une façon tout à fait logique et sans faille. On va de surprises en surprises et on tombe très facilement dans l'engrenage concocté par le tandem Azzarello-Risso, et plus on s'enfonce dans l'engrenage, plus on se rend compte qu'il est grand et complexe. Si on ajoute à tout ça des dialogues cultes ainsi que des dessins (et les couvertures/artworks !!! §§§§ ! §) parfaitement dans le ton (bien que pouvant être rebutants pour certains), il ne manque pas grand chose à ce comics (rien ?). L'attente entre les parutions fut pour moi un martyr de tous les instants, car à chaque fin LES HOMMAGES DES GRANDS Les comics, vu par les autres auteurs, des fois, ça plait, des fois ça plait pas. Il est rare de voir tous les grands pontes balancer en chœur (surtout qu'ils ont un devoir "de réserve" vis à vis des concurrents) des éloges sur une œuvre (de mémoire, j'ai que Watchmen, Dark Knight et The Man Without Fear), pourtant, 100 Bullets a mis tout le monde d'accord, petite sélection : de tome, on ne veut qu'une chose : LA SUITE PUTAIN DE MERDE, J'EN VEUX ENCORE, ça a un nom, et ça s'appelle l'addiction. Et le mieux avec les addictions, c'est encore d'en parler... Bonjour, je m'appelle Polo et j'ai une addiction. (tous en chœur) Bonjour Polo Polo Dave Gibbons (dessinateur de Watchmen) : "100 Bullets a un concept intéressant, un protagoniste fascinant et une des narrations les plus infaillibles qui soient. Une œuvre qui frappe cent fois dans le mille ! " Garth Ennis (scénariste de Preacher, The Boys, The Punisher) : "De loin le scénariste le plus capable et le plus intéressant à avoir fait son apparition ces cinq dernières années, Brian Azzarello atteint sa cible à chaque fois avec 100 Bullets." Warren Ellis (scénariste de Batman, Transmetropolitan, Iron Man, The Authority - excusez du peu -) : "Mort, puissance, sexe, argent, secrets et armes à feu : voilà les seules choses qui méritent qu'on parle d'elles. Voilà pourquoi je lis 100 Bullets." Frank Miller (scénariste du Dark Knight, 300, Sin City, The Man Without Fear, et je pourrais continuer longtemps) : "Tout simplement génial" Et la liste est encore longue, pas mal non ? - 40 (42lemag.fr) -
BD/COMICS Les BD de Andreas Munissez-vous d'un cerveau Mon boulanger est quelqu'un d'une quelconquitude affligeante. Il n'a pas vraiment de passion à part le pain, il ne lui est rien arrivé d'extraordinaire dans la vie, sa conversation est des plus classiques. Cependant, cela ne l'empêche pas d'exceller dans son métier, et de confectionner de succulentes miches et autres desserts savoureux. Eh bien Andreas Martens, c'est le même genre de gars. Sauf qu'au lieu de faire du pain, il fait des bandes-dessinés. DOSSIER DÉCOUVERTE Andreas pourrait facilement obtenir le titre de "l'homme le plus normal du monde". Né en Allemagne, résidant actuellement à Rennes, sa pantouflardise lui injonctionne continuellement de rester chez lui à travailler au lieu de sortir dehors. Pas spécialement religieux ni mystique ni athée, même pas métalleux (pourtant, l'Allemagne...). La banalité de sa vie est telle qu'il ne se drogue pas. Mais lorsqu'on regarde l'intérieur de son cerveau et les petits muscles qui font bouger ses doigts, on ne peut que s'esbaudir devant tant d'imagination, de précision, et de créativité. Les choses qu'il fait Tout comme mon boulanger, Andreas, (aidé de la talentueuse coloriste Isabelle Cochet), est un auteur assez prolifique. Je ne vais pas vous donner la liste de toutes ses œuvres, que vous pourrez de toute façon trouver un peu n'importe où. Je vous propose plutôt de vous concentrer sur ses deux grosses séries du moment : Arq (environ 18 tomes de prévu, il en est au 12ème) et Capricorne (environ 20 tomes de prévu, il en est au 14ème). On s'attardera un petit peu sur l'une de ses anciennes séries (Rork, 7 tomes) puisqu'il s'est permis un crossover rigolo : Le cinquième tome de Rork s'intitule "Capricorne". La forme est bien Tout comme mon boulanger, Andreas ne se contente pas de modeler sa matière de travail dans des formes à peu près conventionnelles. Non. Il pétrit, vrille, empile, mâchonne, déconstruit, projectionne et liquéfie. Les positions de ces personnages ainsi que les expressions des visages sont souvent exagérées, tordues, dégingandées. Il se plaît à étirer ses cases en largeur ou en hauteur, à les superposer, les pencher, les disperser, les multiplier, etc. Commençons par quelques exemples gentils (que l'on peut surement retrouver chez d'autres auteurs, mais Andreas c'est le mieux.) Une case de traviole par rapport aux autres, parce qu'à ce moment là, le - 41 (42lemag.fr) -



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