42 n°12 février 2010
42 n°12 février 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de février 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : cap sur la bêtise !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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BD/COMICS LE COMICS DU MOIS 100 Bullets Le comics qui fait mouche PIRATES !!! ! Voilà, j'ai au moins lâché le mot, comme ça on pourra pas dire que je suis pas les thématiques. Sinon, à part ça, ce mois-ci, un peu de changement, ça ne fait pas (que) du mal après tout. Pour varier les plaisirs, ce mois-ci : 0 superpouvoirs, 0 slip en zinc rouge (ou bleu), 0 superhéros, et, pas de surenchère de violence ou de sexe. Ça change hein ? Nan, ce moisci, on va parler d'un "nouveau" genre, un truc qui est "très réel" et qui est en fin de compte très proche de son cousin le 7ème art. En route pour un genre appelé le "Thriller noir" et place au chef d'œuvre du genre : 100 Bullets. Un comics d'exception par Brian Azzarello (scénario) et Eduardo Risso (dessin) qui a déjà marqué l'histoire des comics de son empreinte. 100 Bullets, un concept accrocheur (et dérangeant) 100 Bullets est un comics composé - de base - de multiples petites histoires indépendantes (enfin, que l'on croit indépendantes) reliées par un personnage : l'Agent Graves. L'Agent Graves, n'est pas du FBI, ni de la CIA, non, il vient d'un truc appelé "Le Trust" et cet agent est spécial, très spécial. Il vient voir divers personnages (imaginez que c'est vous) avec une mallette, une mallette ô combien inhabituelle. Elle contient TOU- JOURS les mêmes éléments : une arme intraçable 100 balles (d'où le nom du comics), également intraçables des preuves (photos et autres) que quelqu'un vous a fait du mal, beaucoup de mal (tué un proche, causé votre emprisonnement, pédophilie, etc etc) et ce quelqu'un est souvent une personne que vous connaissez, voire même un proche parfois l'assurance que rien ni personne ne remontra jusqu'à vous si vous allez utiliser cette arme et ses munitions une question : "vous avez les preuves de la culpabilité de M.X, qu'allez vous faire ? " - 38 (42lemag.fr) -
BD/COMICS Le concept de base a le mérite de déclencher immédiatement un petit questionnement sur nous-mêmes ; et si l'Agent Graves déboulait chez moi demain avec cette mallette, je ferais quoi ? Je me sers de l'arme, ou pas ? À quel niveau de gravité peut-on décider que quelqu'un mérite la mort ? Suis-je capable de tuer ? Puis-je laisser "l'auteur" s'en sortir ? Suis-je capable de porter ce poids sur ma conscience ? Avouez qu'il est plus que difficile de répondre à ces troublantes questions. La narration en question Les épisodes de 100 Bullets suivent une trame assez semblable (au début en tout cas, car après on va beaucoup plus loin mais je ne veux pas spoil) : petit résumé de la vie de machin, un looser parceque "un truc" a cassé sa vie, l'Agent Graves déboule avec sa mallette magique et zou, l'intrigue se poursuit. Ça pourrait être bateau et prévisible, mais ça l'est - très - rarement. Le déroulement des divers épisodes est toujours sujet à de grandes variations, pour notre plus grand bonheur. Au fur et à mesure qu'on avance dans cette série, les histoires "de mallette" sont mixées avec "Le Trust", puis, le mot "Minutemen" apparaît (avec un sigle "XIII"), il deviendra peu à peu un fil conducteur important et, à chaque pas en avant pour éclaircir ce mystère, un autre apparaîtra (mais un truc bien foutu hein, pas comme dans Lost), avec, toujours, en filigrane, le sombre et méticuleux (et awesome) Agent Graves. L'Agent Graves, comme un parfum de X-Files, mais en mieux et sans petits bonshommes verts Notre cher agent est le protagoniste principal et donc, le centre de l'intrigue de 100 Bullets. Si au début on ne lui prête pas forcément une attention particulière, peu à peu, de part son importance dans les récits et du fait qu'il soit l'élément déclencheur, on se pose de plus en plus de questions : LE COMICS DU MOIS Qui est-il vraiment ? D'où sortent ces (ses ?) balles "magiques" ? Et l'arme aussi d'ailleurs ? Comment il a choppé ces preuves ? Mais, il y gagne quoi lui ? Pourquoi cette sensation d'être un pion qui ne comprend rien à la globalité de la chose ? Ça sent le complot, non ? À la lecture du comics, on a cette grandissante impression d'être empêtré dans un truc dont on ne peut se défaire, on ne sait pas ce que c'est, ça nous lâche pas, c'est ambiant, oppressant et, pire que tout, on ne sait pas jusqu'où ça va. On est entre le pur roman noir, le thriller, le complot, l'échiquier politique, la vendetta et manifestement, c'est l'impression d'être constamment dépassé et/ou de louper un truc qui prédomine. Définitivement dérangeant, mais tellement plaisant. - 39 (42lemag.fr) -



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