42 n°12 février 2010
42 n°12 février 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de février 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : cap sur la bêtise !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CINEMA Les dessous DOSSIER DÉCOUVERTE du cinéma Ce n’est pas sale J'ai un rédac chef absolument tyrannique qui passe son temps à me fouetter pour que je rende mes textes à temps. Il faut dire que vu les 500 000 activités que j'ai en parallèle, je suis passé maître dans l'art de la procrastination. Mais lorsqu'il me dit "Ecoute Bebealien, je veux un article sur comment marche le cinéma", je m'exécute bassement, après avoir ciré ses chaussures avec ma langue. C'est beau le journalisme des fois. Bebealien en train de faire mumuse avec le gros engin de son chef opérateur/directeur photo Le cinéma - un monde où on couche pour avoir un petit rôle Le cinéma est une usine à fantasmes. Tout le monde croit, à tort ou a raison, que c'est une usine merveilleuse fabriquant des films et des stars au kilomètre, et qui fait souvent rêver la blonde de service, à l'idée de gloire et de reconnaissance. Mais derrière le strass et les paillettes, les choses sont toujours un peu plus compliquées qu'il n'y paraît. Certains se demandent sûrement pourquoi je fais un dossier sur le sujet. Les lecteurs réguliers ou ceux qui suivent mes aventures sur mon blog savent que pendant mon temps libre je réalise des courts métrages en semi-pro et que traînant dans ce petit milieu je suis particulièrement à même de pouvoir vous en expliquer les rouages. On va procéder de manière simple : présenter chaque fonction, ce qu'elle fait, et comment elle interagit avec les autres. Et à la fin je mettrai une note pour savoir l'utilité de coucher avec la dite fonction pour faire du cinéma. Bref un guide indispensable. Le réalisateur Le réalisateur peut parfois s'appeler cinéaste. Deux termes pour une même fonction. Dans l'imaginaire populaire, cette fonction correspond à la personne "qui tient la caméra". Loupé. C'est le cadreur. Pour ceux qui connaissent le monde joyeux de l'informatique, le rôle de réalisateur correspond à celui de chef de projet. Avec en plus une connotation artistique. En gros, il est la personne à qui on confie la responsabilité de faire un film avec un budget, des moyens et un timing imparti. Souvent il se concentre également sur la partie artistique. C'est donc lui qui décide de si Gunter va faire l'amour avec 2 ou 3 poneyz, ainsi que de la couleur des dits poneys, de la façon dont il leur déclamera des vers, etc... Il faut savoir que le réalisateur est très souvent également directeur d'acteur. - 32 (42lemag.fr) -
CINEMA C'est à dire que non seulement il veut placer la caméra dans tel angle pendant tant de temps pour faire tel plan, mais il va également expliquer aux acteurs qu'ils doivent réciter leur texte avec plus ou moins de conviction. Vous connaissez tous le "vas y Samantha, tu aimes la caméra, oui vas y, montre tes b00bs et dis bonjour au poney". Et bien c'est le travail du directeur d'acteur. 99 fois sur 100 les deux rôles sont réunis en une seule et même personne, mais les réalisateurs qui bossent en binôme se séparent parfois les tâches. Ce qu'il faut retenir avant tout, c'est qu'au delà du producteur, c'est lui qui a le dernier mot, qui sait où il va et comment conduire ses troupes. En gros c'est le général. À titre personnel je kiffe le taf de réalisateur, car il permet de décider de quelle manière tu va raconter une histoire. Par exemple pour mon Petit Chaperon Rouge, vais je décider de choisir Günter ou Samantha pour l'incarner ? Faut-il l'affubler d'un slip rouge ou d'un string en latex rouge ? À quoi va ressembler le loup ? Est-ce qu'on film tout en un seul plan ou est-ce qu'on met la caméra entre les mains d'un parkinsonien pour faire de la shaky cam en n'ayant jamais de plan de plus de 2 minutes ? Bref le gros du taf de création, c'est pour sa pomme. En un mot, c'est lui le narrateur. Note de coucherie : En général, ça en vaut clairement le coup. Il influe autant sur le casting que le producteur. Il choisit souvent l'équipe technique avec il veut travailler et peut ajouter quasiment à volonté des acteurs dans des petits rôles. Donc autant dire qu'il ne faut pas hésiter à coucher avec. D'ailleurs j'attends vos photos en pied à mon adresse mail si vous voulez jouer dans mon prochain film. Le producteur Un peu comme dans les autres industries, le producteur est la personne qui a le pognon. Mais contrairement à une idée reçue, un producteur met rarement son propre pognon dans un film, à moins qu'il ne soit sûr à 200% d'y gagner quelque chose. Généralement, son taf est d'aller faire la manche auprès d'investisseur comme le CNC, les banques et des organismes régionaux (la région Quand on est producteur de son film de merde comme Gad, on peut fumer de gros cigares. D'autant plus quand on est également réalisateur, scénariste et acteur principal. Par contre, pas étonnant qu'on n'ait plus de recul et qu'on ponde une bouse La direction d'acteur, c'est aussi porter des jeans troués et prendre un air vachement profond en mangeant des stylos... Ile de France par exemple) pour la France, ou auprès des fonds de pension spécialisés dans ce type d'activité pour les USA. Et en tant que financier, il se démerde toujours pour faire plus avec moins. Le réalisateur à besoin d'indiens américains pour son western ? Pas de problème, il va vous trouver trois mexicains qui ont la même gueule mais coûtent moins cher. Vous voulez faire un super film d'action ? Pas de problème, il vous le délocalise dans un pays de l'est où la main d'œuvre est moins chère. Etc. Il faut également savoir que si en France les réalisateurs ont un statut d'auteur et ont le final cut (la faculté de décider du montage final), aux USA les producteurs sont souvent tout puissants et considèrent que les réalisateurs ne sont que des techniciens comme les autres. Certains de nos petits gars partis bosser aux USA en sont d'ailleurs revenus amers, devant justifier chacune de leur modification à quatre costards cravates assis juste derrière, et n'y connaissant bien entendu rien en cinéma. Mais par contre, comme Oui-oui contre les zombies a bien marché, ils vous soutiendront mordicus que des zombies seraient super bien dans votre reconstitution des guerres napoléoniennes. Oui c'est comme ça un producteur... DOSSIER DÉCOUVERTE Enfin il faut savoir qu'aux USA, beaucoup d'acteurs deviennent producteurs. Principalement dans les séries télé d'ailleurs. Ce qui leur permet d'avoir leur mot à dire pour participer au développement de leur série et la faire aller dans le sens qui les mettra le plus en valeur. Aujourd'hui, Tom Cruise est par exemple très - 33 (42lemag.fr) -



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