42 n°12 février 2010
42 n°12 février 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de février 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : cap sur la bêtise !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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JEUX VIDEO TESTAGE DE JEU Sid Meier's Pirates Tremble Rackham le Rouge !!! Chez les geeks, le vocabulaire de base se situe entre payçay, pr0n, ninja, zombie, pirates, poneyz, et parfois pizza ou coca, limitant ainsi le nombre de sujets d’interaction avec lui, mais permettant quand même de faire des thématiques marrantes pour ce merveilleux magazine de l’intraweb dont les bénéfices sont entièrement reversés à des œuvres caritatives telles que Raël Oune Da Mix, ou encore Nicolas « Rolex » S. Pour le coup, l’évocation de la thématique « pirate » m’a fait le même effet qu’une chute vertigineuse la tête la première, en arrière, depuis un pont suspendu, pas attaché, avec des mouettes qui planent et des connards qui filment pour ToiTuyau, tout ça pour me faire arriver aux tréfonds de mon cervelet surchargé d’informations parmi lesquelles clignotent en lettres rouge fluo le mot » Pirates ! ». (Oui je sais faire des phrases longues, sans autre intérêt que de meubler mon intro.) C’est flou me direz vous, et je vous répondrai que non, vous avez juste inversé 2 lettres. (Attention vanne de très bas niveau, un flamby à celui qui trouve pourquoi.) Parce que derrière le clignotement frénétique des lettres rouge fluo se cache un petit nom tout discret, mais non moins important, Sid Meier. 1987… alors que le monde entier s’extasie devant les prouesses technologiques que sont la Nes et la Master System sorties cette même année, un créateur über mégalo nommé Sid Meier décide de sortir LA tuerie de l’année, de la décennie, voir même du siècle (pour pleins de raisons à voir dans l’encadré) : Pirates ! Bon, comme je présume que la plupart des lecteurs du mag n’étaient même pas l’once d’un embryon de spermatozoïde dans les burnapapas, il y a fort à parier que ce titre n’évoque rien pour vous, encore que certains ont peut être pu jouer au remake payçay en 2004 ou à la version XBoîte en je sais plus quelle année mais y a pas longtemps (2005 ?). Et comme le hasard fait bien les choses, ma péhessepé a eu droit à son portage en 2007, donc test ! Pirates ! vous met dans la peau d’un jeune homme du XVIIème siècle dont une partie de la famille a été kidnappée par le marquis de Montalban, un enfoiré notoire et insaisissable, mais qui permet au jeu d’avoir un but général, à savoir le retrouver pour lui péter les rotules. Tout débute par votre enrôlement en tant que corsaire sous la nationalité de votre choix, entre Espagnol, Hollandais, Anglais ou Français, histoire de sillonner les mers turquoises des Caraïbes pour servir votre pays. Le choix de la nationalité est assez utile, puisqu’il correspond un peu au niveau de difficulté du jeu. Sachant qu’au XVIIème siècle, les Espagnols étaient les rois du pétrole - 14 (42lemag.fr) -
JEUX VIDEO dans le coin, il va sans dire que c’est la nationalité pour les noskills de WoW débutants qui n’auront pas trop de monde sur le dos une fois en mer. A l’inverse, les Hollandais, disposant de peu de ports d’attache seront souvent pris à partie par les Espagnols qui pullulent comme les coups de brosse à cheveux sur Polo (cf Mrouchik). Mais ce sera d’autant plus intéressant qu’il y aura donc plein de ports à attaquer et pleins de bateaux ennemis dans les parages. Bien évidement, si vous êtes un sauvage, vous pouvez opter pour vous foutre tout le monde à dos et devenir ainsi un pirate, un vrai, un dur, un borgne avec une jambe de bois. Reste que vos seuls ports d’attache seront du coup un peu excentrés, et ça peut s’avérer casse gueule si vous êtes sans cesse assaillis par vos nombreux ennemis, surtout si vous avez décidé de pourrir la vie aussi aux autres pirates. Plein de trucs à faire ? Considérons dans un 1er temps que vous êtes ce qu’on appelle dans le jargon scientifique de la piraterie une couille molle : Vous irez de port en port (allié bien sûr), en rapinant des barques ennemies toutes minuscules, vous permettant de gagner des marchandises indispensables à la bonne marche du navire (des vivres, des marchandises à troquer ou à vendre), en évitant les navires trop gros, les pirates, en profitant des batailles auxquelles vous prenez soin de ne pas participer pour achever les navires amochés, tout ça dans la joie, la bonne humeur et les phrases à rallonge. Bien sûr il faudra prendre garde à ne pas rester trop longtemps en mer, sinon vos marins commenceront à avoir le kiki qui démange, et déserteront à la 1ère occa- PRÉCURSEUR sion, ce qui vous obligera donc à accoster de temps en temps pour aller à la taverne recruter des matelots, trouver des infos, des cartes, et des trucs qui bonifieront votre skillz. L’accostage permet aussi de passer par les marchands (ce n’est pas sale), histoire de vendre un peu de cargaison en trop, ou au contraire de ravitailler le navire. Le chantier naval est aussi de la partie et s’avère être un des points les plus importants des villes puisque vous pourrez y réparer votre navire à des coûts très variables (selon votre cote de popularité dans le coin), mais aussi l’upgrader pour transformer un pédalo en plastique moche en pédalo en titane de l’enfer. Et si le cœur vous en dit, vous pourrez même y revendre des navires capturés en mer. (Le recel, c’est cool.) TESTAGE DE JEU Sid Meier’s Pirates ! derrière son air vieillot, son gameplay jauni tel le ticket de parking oublié sur la lunette arrière en plein soleil, a reçu tout un paquet de prix à sa sortie, autant pour ses graphismes (oui je sais, à l’heure de la HD, les graphismes de 1987, c’est lulzant), que pour l’innovation massive qu’il présentait. C’était en effet un des 1ers jeux qui laissait le joueur mener sa partie comme il le voulait, sans suivre la trame imposée. Par exemple dans Mario, il fallait enchaîner les niveaux, alors que là, libre au joueur de terminer les quêtes, libre au joueur de se balader librement, énorme révolution. Et cette révolution, c’est le 1er pas vers les productions qui cartonneront les années suivantes, comme Civilization, Sim City, et par extension les Sims, mais aussi une porte ouverte vers la liberté dans les aires de jeux, permettant aux joueurs de sortir du rail sur lequel son personnage se trouve. Donc l’air de rien, sans Sid Meier’s Pirates ! vous joueriez à des jeux comme WoW en 2D scrolling horizontal, et ça s’appellerait encore Barbarian. Une fois les courses terminées, vous pouvez aussi passer voir le gouverneur du coin, et user de votre charisme de tranche de salami pour vous en faire un pote, gagner du galon et des terres, et plus tard dragouiller sa fille via des mini jeux. Si vous n’êtes pas dans un port allié, ça peut se faire aussi, mais les prix sont là pour vous rappeler qu’on est pas chez mamie, et selon la prime qui est accordée à votre capture, l’accueil peut être l’occasion d’une phase de wargame à l’ancienne, sur un mini échiquier virtuel où vous affronterez les hommes du gouverneur local. En cas de rouste, vous fuirez et serez probablement poursuivi en mer, et en cas de victoire, vous ferez le roxxor devant tout le monde. (D’ailleurs, à haut level, on peut carrément changer le drapeau de la colonie et ainsi conquérir tous les Caraïbes.) - 15 (42lemag.fr) -



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