42 n°11 janvier 2010
42 n°11 janvier 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de janvier 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 22,6 Mo

  • Dans ce numéro : Shitstorm in Dubaï.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PORTNAWAK subversive me fascine, d'où le sujet des musique apocalyptiques. I - Anaal Nathrakh, la fin du monde poussée à l'extrême. avez bien plus que de la simple musique pour junkie. C'est un gouffre qui se présente à nous dont on ne ressort pas indemne. Le plus passionnant avec ce groupe est qu'il sait tenir en haleine, que le morceau dure 5 ou 15 minutes. MIOUSIK On penche donc plus vers le désespoir et, pour les mélomanes, la noirceur des ténèbres obscures de la nuit, avec de très grandes montées en puissance (la fin apocalyptique de "Funeralopolis" sur Dopethrone, un bijou). Je commence d'emblée avec l'artillerie lourde avec un groupe qui va vous créer les pires maux de crânes evar. Non pas que la musique soit merdique, bien au contraire, mais pour le caractère hautement corrosif et extrême de leur musique. Une espèce de Black/Grind/Death bâtard qui au final n'a plus vraiment de limites que leur folie. Voilà un exemple parfait de pure folie musicale, à l'image d'un Strapping Young Lad en plus débridé. Alors que pour ce dernier, Devin Townsend ne fait que se défouler sans réellement se prendre au sérieux, Anaal Nathrakh (qui veut dire "souffle du serpent » en ancien irlandais, rien de cochon) joue dans la destruction et la folie. Mais une folie qui recèle bien plus que du simple bruit (la chanson "Between Shit And Piss We Are Born" sur Eschaton en est un bien bel exemple), avec cependant une oreille mature et avertie. Rien n'arrête le groupe, que ce soit dans les paroles (jamais publiées par ailleurs), traitant de nihilisme, misanthropie et autres sujets folichons sur la mort et la destruction, ou dans l'esthétique proprement explosive. III - Shining, musique pour dépressif Et c'est pas des conneries. Mais attention, ce n'est en rien de la musique pour emo en mal de sensations. Shining est le projet d'un seul homme, le grand fou malade et très sulfureux Niklas Kvarforth, dont vous pouvez admirer les bras tailladés ci-dessus. Voilà un type qui va pas bien dans sa tête, sans arrêt en proie à de sombres pensées selon lui. Le plus bizarre étant qu'on ne sait pas s'il joue un rôle ou s'il est vraiment aussi barge qu'il en a l'air. Notamment ce concert, signant le retour du groupe après un split qui devait être définitif, où des rumeurs de suicides ont circulé ainsi qu'une mise en scène de meurtre, où Kvarforth reprend son statut de chanteur du groupe, le tout habillé en zombie (ouais WTF ? !). Anaal Nathrakh s'écoute donc parfaitement sur fond d'explosion générale, et surtout bien fort ! Ne vous attendez à aucun répit, aucun passage atmosphérique ou calme, c'est le bordel dans toute sa splendeur. De la violence pure, parfois inhumaine, qui mettra à mal votre santé mentale. De quoi rendre verts de rage les plus "evil" II - Electric Wizard, un dernier shoot avant de se foutre en l'air. Changement radical de registre avec ce qui se fait de mieux dans le genre doom/stoner bien poisseux. Bien que les paroles soient plus proches de l'occultisme, de la drogue et de l'horreur made by Lovecraft, leur musique est des plus décadentes. Lente et tortueuse, elle se fait aussi très hypnotique et noire. Un aspect doom est très bien retranscrit, avec des riffs plombés et des rythmes pachydermiques, accouplés avec des arrangements fumeux et un son très très très crade, et vous Shining distille donc un Black Metal dépressif hautement corrosif, sombre et désespérant, qui évolue depuis quelques al- - 76 (42lemag.fr) -
PORTNAWAK bums vers quelque chose de moins Black Metal (Kvarforth ayant déclaré qu'il se fiche du style de musique abordé). Les paroles traitent exclusivement de dépression, suicide et automutilation, poussant le concept jusqu'à l'extrême en distribuant des rasoirs en concert. Malgré cet aspect très douteux, la musique de Shining fait honneur à son géniteur, avec une ambiance très triste où aucune lumière ne filtre. À déconseiller aux dépressifs notoires, certains passages étant proprement insupportables. IV - Elend, la descente aux enfers sombre ponctué de cris plus ou moins sales et horrifiques. Ça c'était pour faire evil en fait. Donc aucune structure. Alors que certains groupes d'avant-garde garde une esthétique musicale, avec des motifs, une certaine rythmique, bref quelque chose d'identifiable à défaut d'être structuré, Abruptum joue dans le non-identifié. MIOUSIK Pire que de l'ambient, une succession de couche sonores brumeuses et limites indescriptibles qui nous mènent nulle part. Il faut être TRÈS accroché et avoir l'esprit bien ouvert pour saisir la musique d'Abruptum (qui n'en est plus vraiment, c'est très limite), au caractère fortement chaotique. Alors attention, on quitte le métal quelques instants. Je choisis cet album en particulier, et non le groupe en général car je n'ai pas retrouvé ce côté aussi apocalyptique et grandiloquent. Non, Elend ne fait pas dans le metal, bien que la puissance soit aussi grandiose et énorme. On est plus dans le domaine de la musique classique, mais qui frappe fort. Un album noir, très noir, bande-annonce de fin du monde dans tout ce qu'il a de plus excessif. Je ne suis pas un grand écouteur de musique classique, mais ceci est tout simplement dément. C'est difficile de décrire autrement que d'écouter par soi même. Une grande dose de folie, un goût pour l'excès, mais surtout ce malaise grandissant, malsain. Plutôt réputé dans le milieu gothique, Elend est connu pour ses cycles que sont l'Office des Ténèbres et surtout le Cycle des Vents qui se termine (comme la carrière du groupe semble-t-il) justement par cet opus. Tout un symbole. Une voix qui n'a rien d'extraordinaire (rien de chanté dedans), mais qui assoit l'ambiance inquiétante, celle qui vous fait froid dans le dos. Je pense que si 2012 se déroule en vrai IRL grandeur nature, ce disque ferait parfaitement l'affaire. V - Abruptum - what the fuck ? Je balance ça parce qu'il est très difficile de qualifier leur musique. Abruptum a des airs de groupe de Black Metal, et est considéré comme tel à l'heure actuelle. Néanmoins sur Obscuritatem Advoco Amplectére Me, leur album majeur, on découvre une musique bien plus déstructurée et complètement WTF. C'est bien simple, il n'y a rien qui respecte un quelconque code musical. Un brouhaha ambiant très très très très très VI - Ces musique qui sont bordéliques, mais pas pour une fin du monde. Attention ! Extrémisme musical ne rime pas toujours avec fin du monde. Preuve en est la différence majeure entre Strapping Young Lad et Anaal Nathrakh, comme je l'ai évoqué plus haut. En effet, Strapping Young Lad est loin, très loin de l'ambiance dégagée par les Anglais, qui optent plus pour un bordel monstrueux plutôt qu'une recherche extrême poussée. Et c'est un exemple parmi d'autres. Le Grindcore fait parti de ces contre-exemples. Oui, ça fait du bruit, oui ça pète à la gueule. Oui ça gueule partout et le batteur est épileptique. Mais bon le côté revendicateur et engagé, intègre, de la musique, ainsi que la durée éclair des morceaux en général (allez, 1 minute.), empêche toute ambiance de filtrer. Bah oui, c'est pas parce qu'on fout le plus de bordel possible, que ça veut forcément parler de destruction totale. Non. On va dire que le grindcore est tellement brut, tellement intense, qu'on n'a pas le temps de se dire "purée ça me fout le cafard, je veux pas que ma maison soit détruite par Roland Emmerich ! ! ". Tout ce qui implique du metal n'est donc pas forcément apocalyptique, avec pour exemple (au pif), le metalcore ou le deathcore (fuck yeah yeah le nom de ouf). Cette liste est, je le rappelle non exhaustive, mais constitue un bon tableau de chasse de musiques apocalyptiques pour vous déglinguer les oreilles ou vous foutre le trouillomètre à zéro.. Draxx - 77 (42lemag.fr) -



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