42 n°11 janvier 2010
42 n°11 janvier 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de janvier 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 22,6 Mo

  • Dans ce numéro : Shitstorm in Dubaï.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CINEMA LE BLOCKBUSTER EN MOUSSE DU MOIS 2012 Dis voir Roland, tu te foutrais pas un peu de ma gueule là ? C'qui est bien en allant au ciné, c'est d'avoir des aperçues des prochains films (et surtout des prochaines bouses) et de se dire "putain faut que je le vois ce truc ça a l'air epic/à chier" et de voir son binôme de ciné rire et aquiescer. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant un des trailers de 2012. Tout qui pète (sans raison apparante), l'obvious père de famille dans des cascades débiles, la fin du monde et là, mon pote me dit "tain, ce truc a l'air tout naze, faut qu'on le voit" et moi de surrenchérir "à l'aise on dirait un film de Roland Emmerich, doneed quoi". Et là, le fatidique "par le réalisateur d'Independance Day et Du Jour d'Après" (et ils ont pas mentionné Godzilla, ça doit être à cause de la scène de Jean Reno avec le Chewing gum :')), forcément, on est obligé de se marrer, ce qui a le don d'agacer la grosse davant qui bouffe son popcorn avec la discrétion d'un broyeur d'ordure, bah oui, faut la comprendre la grosse, elle veut pas louper "les dialogues des explosions"... Le Jour D'Aujourd'hui Ca y est c'est le moment d'aller voir le nanar tant attendu, j'arrive à la caisse (véridique) : On se fait une soirée nanar, c'est lequel le pire ? Twilight ou 2012 ? (Médusé) Euh, bah les deux sont vraiment à chier, mais 2012 est à chier pendant 2h30 donc quantitativement c'est mieux Va pour 2012 alors ! Entrée dans la salle, quick overlook au public, de la blondasse qui transpire le Prix Nobel de Science (ou d'économie, ne soyons pas sectaires), du vieux, de la casquette qui me délectera de nombreux "sa race, c'est une tuerie", yabon. Le film commence, enfin "commence" vite fait, parcequ'on se fait royalement chier la première heure, faut avouer. Le temps pour Roland de poser son inénarrable pitch de "père divorcé qui aime encore sa femme mais que ses gosses ne l'aiment pas et qu'ils surkiffent le boule de leur beau père trop con mais pété de thunes parcequ'il a un awesome job", merci pour l'originalité ! Et c'est là que je me dis "pour que le scénario soit parfait, il faudrait que le beau père se sacrifie pour sauver les autres et que l'ex mari se retape sa femme -qui est une bombasse- et que ses enfants le naiment krès krès fort parce que c'est héros qui va sauver tout le monde", bon bah, je vous le donne dans le mille hein... Breeeeeeeeeeeeeeeeef, pour le scénario, visiblement on repassera "mais ouais sale quiche, on va pas voir ce genre de - XX (42lemag.fr) -
CINEMA film pour le scénario mais pour les effets spéciaux" et gna gna gna et gna gna gna Et là, c'est le drââââââme... Les scénarios de Roland Emmerich sont sponsorisés par Captain Obvious. Wéééé, le film commence, la terre se craquelle, l'odeur de paté monte tout doucement, YES, les premières scènes d'action débiles arrivent, t'was about time bitch ! Alors dans l'ordre, on aura la scène en limousine à pleurer de rire (surtout le traversage de building), le mini van qui a des aptitude de saut digne d'une motocross, l'avion qui met un point d'honneur à voler à 10 mètres du sol pour se pumper l'adrénaline (oui parceque dans 2012, même si on décolle dans une base à la périphérie de la ville, on choisit de repasser par le centre ville et de voler en rase-motte "for teh lulz", histoire aussi de mieux apprécier les autoroutes construites à 400 m de hauteur, ("normal"), les russes au super accents (et qui s'appelle Sasha) et je vous passe LE passage du père qui se vautre avec son mini van de trouzemille tonnes dans une fissure et qui s'en sort en posant avec un grand plan sur sa main (ce genre de passage me fait toujours vomir) genre "éh non muahaah gtfo death, j'suis toujours là". Parceque ce qu'il faut savoir dans ce genre de moment alakon, c'est que la destruction se met "en pause". Le mec est poursuivi par la fin du monde - littéralement, à raison de 100mètres/seconde -, ça le colle au cul, et là, hop, il se vautre et PAF, la fin du monde passe en Slow Motion, YEAH MOTHERFUCKER le temps que le guignolo sorte de sa fissure et là REPAF, la fin du monde sort de son Slow Motion et redémarre d'un coup d'un seul au moment où notre père de famille trophéroïquemaislooserquandmêmequiveutsereta persafemme pose sa gaudasse dans l'avion, le tout accompagné d'une musique Bayesque, horrible tout simplement... On oublierait presque que la Terre est en train de crever pendant ce temps, sauf que mon esprit est obnubilé par le métro qui frôle l'avion et là, mon cerveau cogite : Flo, t'as vu du vent toi ? Bah non. Alors si y'a pas de tempête, comment un f'king métro peut se retrouver à la hauteur d'un avion bordel ? *chomp chomp crunch miam nom nom shuutttt silen*nom*ce nom nom chomp crunch* Bah c'est le gars qui a fait 10 000 qui a fait le film hein... Ah ouais, merde. Il est quand même balèze mon pote Flo. A partir du moment où l'avion s'envole, on a cette délicieuse impression que Roland veut montrer à Michaël que c'est lui qui a la plus grosse : explosions de oufzor, surenchère de destruction, explosions de oufzor encore plus grandes, et surtout ce passage culte : (oubliez pas de rouler les "R") LE BLOCKBUSTER EN MOUSSE DU MOIS [insulte Russe lambda au choix] jé né ai plus la nessence, nous né arriverrrrrrons pas en la Chine Tovarrrritch ! zOMG wut c'quoi en dessous là ? La chaîne de l'Himalaya, wait, wat ? WTFBBQ mécébiensur la Terre a tourné sur son axe et on est déjà en Chine LOL, roxx imotep. Da Camarrrrade, çarrrrrroxx de la loutrrrre avec le dos qu'il est arrrrgenté ! How convenient... Bref, tout y passe (enfin presque, parce que si la Mecque y passait on avait droit à la 3ème Guerre Mondiale, on déconne - XX (42lemag.fr) -



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