42 n°1 février 2009
42 n°1 février 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de février 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 62

  • Taille du fichier PDF : 14 Mo

  • Dans ce numéro : les séries geeks.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PORTNAWAK Qui qui veut aller sur Mars ? Et ça repart ! Salut les gens, et ceux qui s’appellent pas Jean aussi. Depuis presque le Début (et comme chacun le sait, au Début, il y avait les dinosaures), à savoir quand le singe a gagné son appellation d’Homme, l’être humain a regardé les étoiles. Bon j’avoue franchement que les raisons des Cro-Magnons et autres Sapiens de l’époque, je ne les connais pas, j’ai jamais eu le courage de lire les mémoires de Grumpf l’érudit, d’autant que l’édition de base n’est dispo qu’au format grotte rupestre de 654m² livrées dans son bloc de pierre peint à la main (Edition Piairkiroulepa). Et au fil du temps, et après moultes découvertes, l’Homme a appris à regarder de plus en plus loin, et s’est pris à rêver de voyager vers ces étoiles. Et un beau jour de Juillet 1969 (le 21, j’m’en rappelle, je rentrais juste du VietNam), un certain Neil A. a posé le pied sur la Lune. En vrai il a même posé les 2, et il était pas tout seul. Et depuis, l’objectif des « chercheurs » des agences spatiales mondiales, c’est d’aller sur Mars (pas Véronica, bande de gros dégueulasses, la planète). Et c’est donc avec ces 2331 mots que je vais vous exposer les divers aspects du voyage habité vers la planète rouge (et oui les martiens sont communistes, ne nous leurrons pas). Ouane, oh mais ça bouge : La Terre, c’est une planète avec une orbite autour du soleil (ça c’était pour les 2 du fond qui ont pas écouté à l’école), le tout en 12 mois. Mais Mars, c’est aussi une planète qui tourne autour du Soleil. Seulement voilà, comme elle est plus éloignée du Soleil que la Terre, sa rotation se fait en 26 mois (moi, moi, moi, moi, moi, moi, etc jusqu’à 26, comme à la cantine pour avoir du rab). Donc avec ces paramètres, on sait que Mars peut être éloignée de la Terre de 400 millions de kms au pire. Sachant que dans cette configuration, il faut 22 minutes et des brouettes à la lumière pour faire le voyage, et que l’être humain risque de ressembler à une soupe de nouilles au poulet après un voyage à cette vitesse, on va se contenter d’une vitesse plus proche de ce qui se fait aujourd’hui, à savoir 10.2km/s maximum. Bon l’air de rien, ça fait 29000km/h, mais le voyage durerait 1 an et 209 jours quand même… Bon le truc bien avec une distance maxi, c’est qu’elle est forcément compensée par une distance mini (mon prof de maths s’appelait Mathieu Simon Obvious, et il était capitaine d’une équipe de je sais plus quoi). Et dans le cas qui nous intéresse, la distance mini, c’est 56 millions de kms. Une paille finalement, qui se parcourra en 80 jours seulement (Sacré Jules Vernes, il en savait des choses). Seulement voilà, comme il existe des paramètres que je ne connais pas, l’estimation réelle des scientifiques est plutôt de l’ordre 9 mois en classe éco, et 6 mois à pleine bourre (mais c’est plus cher). Toouuuu, et plus vite ? c’est pas possible ? Ahah, je m’en doutais. Bon sachant que pour s’arracher du sol, il faut une poussée suffisante pour soulever le paquet de tonnes d’une fusée (Poids net non désossée), vous pensez bien que des études ont été menées pour essayer d’envoyer encore plus la purée (terme technique utilisé à la NASA pour désigner l’énergie nécessaire à la phase de décollage). Seulement voilà, à partir de 11km/s la trajectoire de la fusée fait un peu penser au vol d’un hélicoptère radio commandé par un aveugle parkinsonien sur un trampoline. Donc on peut raisonnablement penser que le crash est inévitable, et qu’au mieux les passagers seront morts à force de vomir ou de se fracturer le crâne contre les parois avant l’impact. Des études plus « underground » démontrent qu’il serait possible d’expédier les spationautes dans l’espace via un énoooorme élastique tendu entre 2 tours d’immeuble. Reste qu’on est pas encore sûr aujour- SCIENCUM NAZUS - 50 -
PORTNAWAK SCIENCUM NAZUS d’hui que tous les membres des personnes impliquées dans les essais soient arrivés en même temps à destination, problème de résistance des tissus organiques visiblement. De toute façon, l’expérience a pris fin un 11 septembre, après l’essai par l’agence spatiale afghane d’envoyer les cobayes dans l’espace à bord d’avions. Certaines sources révéleraient que le dimensionnement des élastiques avait été confié à un stagiaire. Sriiii, 9 mois de carburants ? Mais non, sot. Le carburant est nécessaire uniquement dans les phases de décollage et d’extraction des orbites (à la petite cuillère en plastique, ça fait plus mal). En fait la fusée, le vaisseau, l’enclume, ce que vous voulez du moment qu’on peut y mettre des gens et des moteurs, va décoller direction l’orbite terrestre. Après un ou 2 tours pour prendre de l’élan, direction l’orbite lunaire. Là pareil, un ou 2 tours (attention pensez que sur la face cachée de la Lune c’est la crèche du Grand Stratéguerre, méfiance), et hop en avant vers l’infini et au delà !!! ! (Buzz l’Eclair) Sachant que l’au-delà risque de prendre un sens plus morbide s’ils se loupent dans les calculs. Donc les moteurs ne sont utilisés que pour sortir des orbites et une fois à destination pour pouvoir faire atterrir la fusée/vaisseau/enclume sur Mars sans l’éparpiller sur une dizaine de km². Ce serait ballot après tout ce voyage. Je ne connais pas la consommation instantanée d’une fusée, mais je suis sûr qu’elle ne doit pas être loin du record personnel de certains membres participants à ce webzine. Ce qui laisse à penser que le précieux carburant, appelé Propergol (l’ours qui chante en Fa en Sol), sera nécessaire en grosse quantité, parce qu’il faudra p’tet songer aussi à en repartir de Mars (car comme on dit « Mars et ça repart »). Fouaur, y a des stations services sur Mars ? Bien sûr, tenues par des marmottes qui mettent des barres chocolat/caramel dans du papier alu noir et rouge. Les « chercheurs » (qui finalement ne trouvent jamais rien sinon on les appellerait des trouveurs) estiment qu’en embarquant seulement 5 tonnes d’hydrogène liquide, on peut créer 100 tonnes de Propergol avec le gaz carbonique de Mars. Ce qui est bien aussi finalement, parce qu’en cas de crash à l’arrivée sur Mars, les 5 tonnes d’hydrogène suffiront à incinérer et disperser les cendres d’un seul coup. Une sorte de recyclage spatial quoi. Œuvrons pour une planète propre. Pour les 2 ou 3 psychopathes qui comptent faire du propergol pour leur mobylette, regardez donc l’image en haut à droite. Reste à savoir comment ils vont balader une raffinerie complète jusque sur Mars, ça va demander encore plus de carburant au décollage de la Terre… Failleve, mais euh là bas, ils font quoi ? Sachant que le trajet aller doit avoisiner les 9 mois, le retour sera donc à peu près équivalent, soit 18 mois de voyage. Mais comme les planètes se promènent à coup de 26 et 12 mois autour du Soleil, il faudra attendre 18 mois environ entre l’arrivée sur Mars et le départ. On peut donc penser que sur place, ils auront un camp de base avec un minimum de confort, des véhicules pour rayonner, et sans doute un ultimate camping car de l’espace pour aller fouiner un peu plus loin sans avoir besoin de surveiller la pendule pour être rentrer à l’heure de la soupe de bobonne. Donc entre les collectes de minerais, les analyses, les parties de belotte, et les explorations diverses, ils n’auront normalement pas trop le temps de s’ennuyer. Un peu comme dans Cosmos 1999, mais en moins kitsch. Sixe, coupés du monde : Une fois sur place, les explorateurs seront un peu beaucoup livrés à eux-mêmes pour plusieurs raisons. La 1ère est que dans le cas d’un voyage en orbite, ou sur la Lune, on peut rentrer sur Terre en quelques heures, alors que là, à moins d’avoir trouvé comment se téléporter, ils seront coincés jusqu’à la fin des 18 mois sur place, sans compter la durée du trajet de retour. En plus de ça, aucune communication directe avec la Terre ne sera possible, du fait des champs magnétiques spatiaux, mais aussi de la vitesse des ondes radios. Pour ceux qui se seraient déjà endormis, c’est presque la même que pour la lumière, donc tu vas relire le paragraphe Ouane. La conséquence directe ? En cas d’urgence (genre une rencontre avec une Moussaka Géante, une pénurie de blagues pourries, un bouclage de 42), la décision à prendre ne pourra venir que de l’équipage et non pas du centre de commandement qui sera peinard sur Terre à siroter des bières en mattant des redifs de Star Trek. Séveune, les risques du métier : Au vu des paramètres déjà évoqués, il faut donc maintenant imaginer que des humains vont prendre place au voyage, et les sélections des candidats vont être draconiennes, proche de l’eugénisme. En effet, en plus d’une condition physique irréprochable, aucune pathologie familiale latente, un système immunitaire en diamant kevlar +5, il faudra un médecin chirurgien, des chercheurs analystes etc… rien de moins. Et non content d’être déjà un peu hors du commun, il leur faudra - 51 -



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