42 n°1 février 2009
42 n°1 février 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de février 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 62

  • Taille du fichier PDF : 14 Mo

  • Dans ce numéro : les séries geeks.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CINEMA dans un film. J'avais adoré Solaris, malgré le fait qu'il ne s'y passe strictement rien, parce que c'est un super travail sur l'image. Et Matrix, c'est pareil. J'ai déjà parlé des personnages qui ont la classe, et j'ai également évoqué la musique qui arrache des yeaaaah comme dans les Experts. Mais je vais quand même en reparler, parce que la musique, c'est vraiment un élément à part dans les films. L'entièreté du film peut être à s'arracher les yeux et à se faire vomir par le nez, si la bande originale est bien, on sera toujours plus indulgent. « Oui, c'est un film de merde, mais la musique est bien. Mais c'est un film de merde. Mais la musique est quand même super. » (Par exemple, Matrix2, la teuf dans la caverne. La scène est ridicule, mais le mix est juste énorme, donc ça passe mieux. Cela dit, la première fois, j'ai juste pleuré devant tant de nullité, je n'ai pas remarqué le fond sonore.) Dans Matrix, les choix musicaux sont très réussis. Et même s'il m'est arrivé de critiquer Rob D, le thème principal est excellent. Il me donne presque envie de mettre mes lunettes de soleil et de les enlever au ralentis, avant de les remettre, toujours au ralentis. (Avant de faire exploser ma voiture, et de partir en lâchant un Burn baby, burn.) Ensuite viennent les décors. A priori, on pourrait dire qu'ils ne se sont pas foulés des masses, puisque l'action est censée se passer dans une grande ville américaine. Sauf qu'il y a une véritable recherche au niveau des décors, pour créer une ambiance pas très très marrante. La chambre de Neo, ou le repaire parfait du geek, l'immeuble où il rencontre Morpheus pour la première fois (qui me fait penser à du Tim Burton par certains aspects), puis la station de métro où il combat l'agent Smith. Autant de lieu poussiéreux mais hauts en couleurs, qui contribuent à une ambiance où cohabitent Horacio Caine et Greenpeace. En conclusion, malgré un concept peu novateur, Matrix fut le premier film d'un nouveau genre, au héros métro-sexuel tout de cuir vêtu, à qui on mangerait bien les fesses, malgré ses deux expressions faciales. Une musique qui fait yeah, une ambiance bien là, et de l'action en veuxtu en voilà, c'est tout ce que je demandais à ce film loin des drames chiants d'un Woody Allen ou d'un Almodovar. Aladinea Matrix 1 : La critique négative Un film, deux critiques opposées, choose your path ! Je préfère vous prévenir en tout premier lieu, cette critique risque de spoiler complètement le film "Matrix" et si vous comptiez le regarder pour la première fois, (Ce que je ne vous conseille pas, vous allez le voir) ne lisez pas ce qui suit. D'après mes lointains souvenirs, ce film était une sombre bouse, et bien le revisionnage (Forcé ! On m'as forcé !) me l'a confirmé. Pour faire une histoire aussi inintéressante, creuse et pleine d'inepties le scénariste devait être fan de "Terminator" et se droguer avec des mélanges bizarres et dangereux. Je vais donc vous prouver que mon point de vue est le meilleur et le plus objectif, en plusieurs points : LA DOUBLE CRITIQUE Les personnages : Alors commençons par la vedette, Thomas A. Anderson alias Néo, pauvre cadre insomniaque et déboussolé qui apparemment n'a jamais vraiment capté ce qui ce passait autour de lui, facilement influencé par le baratin de n'importe quel membre de secte. Au début du film on se laisserait presque séduire par le fait que c'est un geek dealeur de disquettes, mais ça ne dure que deux minutes et ça sonne vraiment faux. Juste une faible et grotesque tentative de séduction d'un public, comme presque tout ce que contient ce film. Continuons avec Morpheus, dirigeant d'une secte aux concepts occultes qui drogue ses fidèles à coup de pilules multicolores à effets psychédéliques, continuellement en train de se donner un air de philosophe new-age avec ses révélations du genre "Souviens toi toujours que la douleur ça fait mal Néo, tu comprends ? " Ce pauvre homme essaye désespérément tout au long du film de se donner un style, un genre, avec des déguisements à base de lunettes noires sans branches, de cuir et de costard à la dernière mode. Mais non, vraiment non, je ne trouve pas que dire des évidences évidentes avec des mots compliqués et s'habiller en cuir ne remonte son charisme, ne serait-ce que d'un seul point. Ce Morpheus a, parmi sa foultitude de servants et esclaves en tout genre, une certaine Trinity, pas très bavarde et qui ne connait pas la définition du verbe "sourire". Cette fille doit probablement être traumatisée par les effets des pilules de son maître. Une belle bande de bras cassés qui ferait de la concurrence à Guignol. Pratiquer le kung-fu, et avoir le vent qui semble toujours souffler au bon moment dans leurs capes et autre tuniques en cuir, ne leurs suffit pas, il leur manque quelque chose d'essentiel, la - 30 -
CINEMA LA DOUBLE CRITIQUE crédibilité. Le charisme de tous ces personnages est très surfait, être toujours très sérieux et porter des putain de vêtements, ça ne suffit pas pour transformer des losers en héros. Un scénario inexistant : Alors quand tout ça commence, on trouve notre bon vieux Thomas A. Anderson dans un monde normal, une bonne vieille Amérique qu'on voit habituellement dans les films. Mais au bout de dix minutes, le mot est lâché, "l'élu" * musique genre "révélation surprenante"*. Et ouais en fait l'humanité et l'intelligence artificielle se font la guerre depuis'achement longtemps toussa toussa, bref. (J'ai déjà entendu parler du concept quelque part il me semble...) Tout ce beau monde donc, cohabite maintenant dans un vaisseau qui aurait pu sortir tout droit de l'imagination d'un coléoptère sous acide, le Nebuchadnezzard, alors ça si ça envoie pas du lourd, voilà un vaisseau qui porte bien son nom dis donc... (Et ça vient d'où ? Ah euh désolé, ils ont dû oublier d'en parler..) Ce film est un défilement d'images impressionnantes avec des bêtes d'effets spéciaux mais ce n'est qu'une coquille vide, pas de profondeur. J'ai eu fortement l'impression que la fin a été placée là parce que le réalisateur avait atteint son quota Les pires incohérences En vrac : - Tank, l'opérateur, se prend un gros coup de blaster dans le bide, se relève et bute le traitre, bon ça encore, on est quand même dans un film. Le problème c'est qu'après il se rassoit et assure l'assistance à ses collègues qui sont dans la matrix pendant une bonne heure, tranquille. La forme ? Immotep immotep. - Pour la scène dans le métro, quand Néo et Trinity ont un agent au cul, le téléphone sonne et il leur suffirait de décrocher pour rentrer à l'abri. Bah non ça serait trop simple, histoire de faire durer le suspense ils prennent le temps de taper la causette sur des sujets aussi leger que "je te n'aime blabla moi aussi" Greuh ! Mais décrochez ce f*cking téléphone ! - Et si cette cuillère n'existe pas comment tu fais pour manger ton yaourt ? Sale gosse va. -Le meilleur pour la fin dit-on, la plus grosse incohérence, je vous le donne en mille : Néo qui arrête la chute d'un hélicoptère avec rien que ses petits muscles ! Nan mais les gars, sérieusement faut y'aller mollo sur la drogue, ils ne se sont pas rendu compte que ça décrédibilisait tout ? de temps, rien n'est résolu. (faut bien faire des suites, sinon c'est pas assez rentable.) Elle aurait pu se passer à la moitié du film, c'était pareil. Entre nous ils nous ont quand même collé une happy end, alors qu'ils sont toujours tous, autant qu'ils sont, dans la même merde qu'au début... Je reste sur ma faim, ce film est une longue introduction. Concernant les agents, si on passe sur le fait qu'ils sont super imbattables au debut du film et qu'à la fin ils se font owned en dix secondes par un clampin en robe de cuir qui avait pourtant déjà quelques bastos dans le ventre, on pourrait presque se mettre de leur coté. (En plus les mouchards qu'on fait rentrer par le nombril c'est über cool, faut avouer.) Pour la simple et bonne raison qu'eux seuls peuvent faire finir ce navet plus tôt que prévu, en tuant ce soitdisant élu, qui d'ailleurs, ne le devient vraiment qu'une minute avant la fin du film... Et concernant ce passage, je ne dirai rien sur le fait que Néo s'envole de la même manière qu'un super héros assez connu parce que je sens que je vais enfoncer des portes ouvertes. Pour finir je dirais que si vous attendez un scénario bien ficelé, une bonne immersion ou de l'ambiance quand vous matez un film, ne regardez surtout pas matrix, sous aucun prétexte. A la limite si vous aimez juste en prendre plein les yeux et perdre votre temps vous pouvez. Et encore faut pas être pointilleux. En fait je vais plutôt conclure par : Ne regardez pas ce film, sous aucun prétexte... tout court. Crap Alors Matrix, bien ou bien ! Dhiarrée ou douce constipation ? Si tu veux donner toi aussi ton avis totalement objectif va donc faire un tour sur le forum de 42 : http://www.nioutaik.fr/daultimatewebzine/et fais péter la mauvaise foi ! - 31 -



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