42 n°1 février 2009
42 n°1 février 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de février 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : 42lemag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 62

  • Taille du fichier PDF : 14 Mo

  • Dans ce numéro : les séries geeks.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CINEMA Star Wars épisode I Petit résumé de Star Wars épisode I : Un gamin qui vit dans le désert se fait embêter par le chanteur de Moulin Rouge et par Schindler. Ils pensent qu’il a été conçu par des midi-chloriens, un peu comme Jésus. Le sale gosse gagne une course en trichant parce qu’il a des pouvoirs et se casse donc avec ses deux potes qui ont un gros sabre laser. Les deux pédophiles décident de déformer le gamin contre l’avis du conseil des jeudis qui décide qu’il est trop vieux pour faire mumuse avec eux. Ensuite c’est la guerre, le sale gamin détruit une flotte entière à lui tout seul, pendant que l’autre naze de Schindler se fait dessouder par un mec tout rouge qui saute partout. C’est la fête. Youpi. Fin. Ah et euh il y a aussi Jar Jar Binks qui casse les *bip* de tout le monde. Ouahhhh. Trop coooool. Quand on pense qu’on a attendu vingt ans pour ça ! C’est trop d’honneur. Si papy George, apparemment sénile, avait pu se garder son nouvel épisode tout moisi et se le caler dans le fondement, ça nous aurait fait des vacances. Mais non ! Non seulement il nous inonde par là même de jouets à deux balles et de merchandising aussi intrusif que Michael Jackson dans le pantalon d’un petit garçon, mais en plus il signe une suite ! de synthèses, sous le commandement de Saroumane. Et Palpatine commence à devenir vieux et ridé, sûrement à cause de la canicule. Anakin se fait couper un bras par Saroumane car il se tripote pas assez le sabre laser et épouse Mathilda. Ouaahhh. Trop cooooool aussi. Que de bonheur. Rarement ai-je vu un film aussi vide. Il y a une guerre sans qu’on sache pourquoi, mais elle bouffe la moitié du film. Hayden Christensen joue comme un pied. Il y a tellement d’images de synthèse foireuses qu’on se croirait au Futuroscope. Et en plus Jar Jar Binks n’est presque pas présent. Quel dommage… Les fans commencent à se douter que le père George se fout vraiment de leur tronche. Mais ils ne sont pas encore au bout de leurs surprises, car il reste l’épisode 3… Star Wars épisode III Résumé de Star Wars épisode III : Le gamin a mis sa race à Mathilda qui est en cloque. Il fronce de plus en plus les sourcils, d’autant plus que le vieux machin décide de lui montrer comment enfin bien manier ce machin qu’il a entre les mains et dont il ne sait pas trop quoi faire. Car ce n’est pas tout de le tripoter ni d’avoir le plus long, encore faut-il bien s’en servir ! Du coup comme il fronce grave les sourcils tellement il est méchant, il tue plein de monde et surtout des enfants très moches qui pourtant ne méritaient que ça. Finalement le chanteur de Moulin Rouge le découpe en tranche (la honte quand même), pendant que l’empereur ressemble de plus en plus à Jeanne Moreau. Mathilda se casse accoucher dans son coin de deux marmots qui deviendront un grand niais blond et une moche à macaron qui essaieront de coucher ensemble. Ouahhh. Trop coooool encore une fois. Et dire que c’est le moins pire des trois… Franchement, le père Lucas il devrait se planquer dans le désert, car il y a un tas de fans enragés qui ne veulent même pas entendre parler de cette trilogie tellement elle pue le fennec. Non mais, faut le faire, Anakin Jesus Skywalker qui gagne des guerres sans faire exprès, et qui finit découpé par un chanteur au rabais ! Et pourquoi pas découpé par un nain verdâtre qui parle en verlan en faisant des triples lutz ? Hein ? On me signale dans l’oreillette que c’est Saroumane qui subit un tel sort, et que le nain verdâtre qui parle en verlan en faisant des triples lutz se nomme Yoda. Autant pour moi. Alors certes, cette diatribe enflammée peut vous faire penser que je suis un fan boy déçu. Même pas vrai d’abord. Euh, enfin si. Mais le pire, c’est que je suis allé voir les trois. J’ai honte. Et à chaque fois je me disais « Allez, cette fois ci, c’est la bonne ». Mais non George Lucas est devenu gâteux, à tel point qu’il à même oublié de mettre des ewoks, c’est dire. C’est triste. Et dire qu’au lieu d’arrêter là le massacre il nous a pondu Papyndiana Jones contre les extraterrestres… Monde de merde. Bebealien LE FILM MOISI A (RE)DECOUVRIR Star Wars épisode II Résumé de Star Wars épisode II : Le gamin a grandi et a maintenant une tête de gland. Il a envie de se taper Mathilda. La reum de la tête à claque crève, et le gamin la venge en fronçant les sourcils car il est en colère. En même temps c’est la guerre entre plein de trucs en images - 28 -
CINEMA Matrix 1 : La critique positive Un film, deux critiques opposées, choose your path ! LA DOUBLE CRITIQUE Comment ? ! Aimer Matrix ? ! Il n'y a pas une loi qui interdit ça ? ! Hé oui, j'ai vu le film plusieurs fois, et à chaque fois je l'ai aimé. Et j'assume. Bien que ce ne soit pas un film d'une grande spiritualité, il faut avouer que pas mal d'éléments du film sont bien trouvés, et que, dans l'ensemble, le premier opus de la trilogie (qui s'avère être très décevante quand on la prend dans son intégralité) se laisse regarder avec plaisir. Car, malgré tout ce qu'on a pu en dire (et malgré ce que mon cher collègue de 42 en dit dans les pages suivantes), Matrix est un film grand public, et doit donc être appréhendé comme tel. I – Le concept Je passe sur tout le délire de l'élu unique qui lui seul peut sauver le monde avec des pouvoirs d'on sait pas d'où il les tire, parce que c'est un peu du réchauffé. De toutes façons, dès que les américains essaient de taper dans le classe, ils tapent dans le cliché. (Bon d'accord, j'exagère peut-être un poil.) Le principe du mélange réel/illusion n'est pas vraiment nouveau non plus, c'est simplement une ré interprétation du mythe de la caverne de Platon, mais ici, on le retrouve remis au goût du jour, et adapté à des problématiques plus modernes. Ce que j'ai vu dans Matrix, c'est un Terminator réinventé, voire carrément une suite implicite. Les humains ont finalement perdu contre la machine, et maintenant le problème est de regagner sa liberté. On peut également y voir une gentille critique de la société d'information. Bien sûr, l'engagement politique de Matrix n'est pas franchement de la violence pure. Cependant, les choses peuvent être abordées sous cet angle. Regardez-vous les mecs de l'internet, vous avez tellement trainé sur 4chan que maintenant c'est 4chan qui traine sur vous. (C'est un peu dégueulasse, dit comme ça.) Bref, ce premier opus (et le seul qui entraîne une réflexion), est une actualisation des livres et des films de science fiction qui prédisaient que la machine prendrait le dessus. Sauf qu'au lieu de nous décrire une illusion grise et sale, alors que la réalité serait un perpétuel champ de coquelicots où gambaderaient des vierges vêtues de blanc, c'est l'inverse qui se produit, et c'est troublant. D'ailleurs, je suis toute troublée. Évidemment, je vous donne mon interprétation. Je suis sûre que les geek lecteurs dopés à la scifi depuis qu'ils ont cinq ans penseront autre chose. Cela dit, je suis moi-même dopée à la scifi depuis que j'ai trois ans. Bref, cette phrase était sans intérêt. II – Les personnages qu'ils sont trop forts Dans les films de ce genre, où ça saute de toit en toit et ça se bastonne à tous les coins de rue avec des gros flingues, on n’aime pas que les personnages soient des lavettes. J'irai pas jusqu'à dire que Neo est un homme, un vrai, mais enfin quand même, tout de cuir vêtu, avec des grosses bottes et des grosses armes, il en jette. (Et je me jetterai bien sur lui.) Je passe sur Trinity, qui est plus bonne que la plus bonne de tes copines, et qui a arraché un saloooooope à toutes les filles, au moment où elle roule une grosse galoche baveuse à Neo. Maintenant, quand on voit un film où le héros (plus souvent l'héroïne, d'ailleurs) porte un long manteau de cuir et des grosses bottes, on se dit que c'est du réchauffé. Sauf que, rappelez-vous, à l'époque où Matrix est sorti, c'était quasiment du jamais vu. Il existait quelques points de comparaison de-ci delà, mais c'est ce film qui est allé le plus loin dans l'idée. Sincèrement, c'est quasiment jubilatoire de voir les personnages marcher au ralenti, leur grand manteau volant dans le vent, le tout sur un bon gros morceau de morceau de métal. Personnellement, ça m'a souvent arraché un yeaaaaaah. Et un film qui me fait yeah ne peut pas être un mauvais film. III- L'esthétique L'esthétique, c'est le truc qu'on ne remarque jamais, mais qui est fondamental - 29 -



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