24h Montréal n°15-44 15 mai 2015
24h Montréal n°15-44 15 mai 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15-44 de 15 mai 2015

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Sun Media Corporation

  • Format : (273 x 317) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 51,6 Mo

  • Dans ce numéro : un été électronique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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W4 15-18 mai 2015 Poltergeist Le retour des esprits frappeurs en cinq mots-clés C’était en 1982. Leréalisateur Tobe Hooper aporté àl’écran un scénario cosigné de Steven Spielberg. Le film réalisé avec un budget de 10 millions $ aengrangé 121 millions $aubox-office. –Isabelle Hontebeyrie, Agence QMI Poltergeist et les esprits frappeurs semanifestant dans un postedetélévision deviennentdonc un film culte. Aujourd’hui, 33 ans plus tard, ils sont de retour ! 1 Famille Il ne s’agit pastant d’une nouvelle version de Poltergeist que d’une exploration plus moderne du même phénomène. Écrit par David Lindsay- Abaire, réalisépar Gil Kenan et produit par Sam Raimi, ce long métraged’épouvante promet bien des sauts. Pour le producteur principalementconnu pour sa trilogie des Spider-Man avec TobeyMcGuire dans le rôle-titre, « l’art du suspense est dans la manière de livrer la scène ainsi que le fait de jouer avec les attentes du public. Gil est devenu un véritable maître etPoltergeist va garder le public sous tension. » Ainsi, comme dans le premier film, c’est une famille qui est terrorisée par des esprits maléfiques. Mais cette fois-ci, l’environnement tient un rôle non négligeable –un sujet affectionné par le cinéaste –,lamaison étant construitesur un cimetière, en plus du fait que la sociétémoderne est de plus en plus déconnectée de la nature etque les familles décomposées sont une proie plus facile pour les ectoplasmes maléfiques.Dans ce Poltergeist version 2015,ce sont les enfants les plus jeunes, Maddy (Kennedi Clements) et Griffin (Kyle Catlett), qui, les premiers, s’aperçoivent que quelque chosenetourne pas rond dans la nouvelle maison familiale. Kendra(Saxon Sharbino), l’adolescente,deviendrala premièrevictime de ces manifestations surnaturelles, tandis que les parents, Eric (Sam Rockwell) et Amy (Rosemarie DeWitt) devront tout faire pour tenter de sauverMaddy. 2 Maison La demeure qui aété choisie par l’équipe de production est une vraie maison située à Hamilton, en Ontario. Ainsi que l’a expliqué Kalina Ivanov, la chef décoratrice, « elle représente la fadeur de l’architecturemoderne. La maison est une symphonie de beiges ». De plus,elle est située près de lignes àhaute tension, un élément indispensable àl’in- trigue. Quantaugrenier, ila étébâtisur un plateau et est un amalgame de plusieursgreniersexistants. Kalina Ivanov apris soin de faire construire des mursrétractables et amovibles de manièreàdonner l’impression qu’ils s’envolent dans les airs auplus fort des manifestations occultes. 3 Surnaturel Eric et Amy nefont pas appel aux autorités quand Maddy disparaît,mais àdes chasseursdefantômes,le docteur Powell (Jane Adams) et ses assistants, Boyd (Nicholas Braun) et Sophie (Susan Heyward). Devant la violence de l’attaque des esprits frappeurs, l’équipe n’aurad’autrechoix que de faireappel àunmédium, Carrigan Burke, incarné par Jared Harris. 4 Drone Dans ce nouveau Poltergeist,cen’est pas la télévision qui sert de moyen de transmission entre l’audelà et les vivants,mais l’ensemble des appareils électroniques,des téléphones cellulaires aux tablettes. De plus,undrone fait partie de l’arsenal dontseserventles esprits frappeurs, Eric achetantl’undeces engins récréatifs àson fils,Griffin. 5 Frayeurs Pendantletournage, l’équipe aété témoin de plusieurs phénomènes difficilementexplicables. « Le champ derrièrelamaisonnous avraimentcausé des soucis.Gil voulait ytour- ner parce que c’était le seul endroit du voisinage laissé à l’état naturel. Or, cet espace totalementouvert créait des interférences avec les microphones utilisés pour communiquer sur le plateau, les transmissions de nos téléphones cellulaires ainsi qu’avec les signaux envoyés par les opérateurs dudrone et le drone. Le drone fonctionnait parfaitementpartout ailleurs, mais s’écrasait dès que nous tentions de lui faire survoler cet endroit. C’était vraiment très étrange », araconté Sam Raimi. Poltergeist fait frissonner d’épouvante dès le 22 mai Respire Amitié destructrice Pour sondeuxième long métrageentantque réalisatrice, Mélanie Laurenttrouvele parfaitéquilibreetexploreles tourments de l’adolescence de manière à la fois très pudiqueettrèsforte. Adaptation –MélanieLaurentencosigne d’ailleurs lescénario –du roman éponyme d’Anne- Sophie Brasme, Respire suit Charlène (Joséphine Japy), alias Charlie, en dernière année de lycée (l’équivalent du cégep). L’adolescente est asthmatique, réservéeetbonneélève. Elle apour meilleureamie Victoire(Roxane Duran, vue égalementdansl’excellentLa famille Bélier), et sa mère Vanessa(IsabelleCarré) s’est séparée de son père(Rasha Bukvic), un homme verbalementabusif. L’arrivée de Sarah Sarah(LoudeLaâge, vueilya quelquesannéesdanslesympathique Jappeloup) a quelque chosed’exotique. Sa mèreœuvredans un organisme et travaille en Afrique, elleavécuàLondres,ellerespirelaliberté, l’insouciance, la force… bref,tout ce que Charlie n’est pas. Rapidement, entre les deux jeunes filles naît une amitié trouble, faited’une violente attirance de la part de Charlie ; cen’estd’ailleurspas un hasard si le prof de françaislesmetengardecontrela violence destructrice de la passion. Autrefacee Lorsd’unséjourenvacances, CharlieetSarahsebrouillent. Suffisammentviolemment pourquelesadoscessenttout contact une fois de retour à l’école. Mais Sarah se révèle êtreprofondémentinstableet manipulatrice. Elle se met à harceler jusqu’aupointde non-retour. Ce qui frappe dès les premières images de Respire est la manière dont Mélanie Laurentfilme sesdeux actrices principales.Sarah apparaît rapidementcomme perverse –ceque Lou de Laâge transmet admirablement–,alors que Charlie est habitée, dèsledépart, pardes émotions retenues dontla violence franchit la barrière de l’écran. Pasétonnant que lesdeuxjeunesactricesaient été nommées pour le Césardumeilleur espoir féminin (c’est finalement Louane Emera dans La famille Bélier qui l’a emporté, preuve, s’il en fallait une, que le cinéma français regorge de jeunes talents) ! Excellent suspensepsychologique qui tientle spectateur en haleine du début àlafin, Respire est un long métrageque vous ne voudrez pas rater. 3,5/5 –Isabelle Hontebeyrie, AgenceQMI PHOTOSCOURTOISIE
AD{JM011921870} W5 15-18 mai 2015 Drones Tueurs invisibles « Coup de cour assure » 15IM « Un eventail d'actrices toutes plus cfnarisrnatiques que les autres » LE PARISIEN «.elles réjouiront beaucoup de femmes de leur generation... mais aussi (es autres. » LE EIGtROSCOPE « Cequatuor de femmes ne sombre jamais dans" la vulgarité. Dans le créneau comédie â la française", ALES GAZELLES" se distinguent. bien vu I » OSIf RECI FILMS PRÉSENTE Les scénarios d’Andrew Niccol ont presque tous la même chose en commun, que l’on penseàGattaca (1997), Le showTruman (1998), Simone (2002) ou à En temps (2011), ils mettent tous en scène un homme rêvant de s’échapper d’un universdésincarné qui l’étouffe. Et ce n’est pas un hasard, non plus, si ce qui écrase l’humain est le détournementdelatechnologie àdes fins qui sont loin d’être nobles. Le Major Thomas Egan (Ethan Hawke) est un ancien piloted’avion de chasse de l’aviation américaine. L’action se déroule en 2010, momentoùilaété réaffectéau programme des drones de l’armée. Àdistance Du fin fond d’un container dans le désert du Nevada, près de Las Vegas, il survole l’Afghanistan. « Vous sortez du territoire des États-Unis », indique d’ailleursune affichette en papier,collée sur la porte du container.(Dans le film, les « bureaux » des pilotes de drones sont confinés à des boîtes de métal, chaque équipe ayantla sienne.) Tandis que son supérieur,leColonel Jack Johns (Bruce Greenwood), accueille les nouvelles recrues avec un discourscynique et réaliste– « Cen’est pas une Playstation, même si le système aété développé à partir de la Xbox », leur dit-il en substance –Egan ne rêve que de voler ànouveau. « C’est la peur qui me manque », avouera-t-il d’ailleurs à Vera Suarez (Zoë Kravitz), sa copilotededrones. Une journée au « bureau » Malheureusementpour lui, l’armée n’a pas besoin de pilotes d’avions de chasse. Cette époque-là est bel et bien terminée. Maintenant, une journée au « bureau », c’est survoler des régions désertiques,espionner la population locale (la précision est hallucinante,bien supérieure aux « démos » qu’onvoit àla télévision) et,parfois,prendreladécision d’envoyerdes combattants ennemis ad patres. Les mêmes gestes sont inlassablement répétés, les mêmes phrases prononcées. Tous les jours, Egan quitte sa femme, Molly (January Jones) et leurs enfants pour aller dans son container après quelques bonnes PHOTOSCOURTOISIE En s’aaquant aux drones, programme militaire controversé s’il en est un, le cinéaste et scénariste Andrew Niccol offre une réflexion d’intérêt sur la moralité de la guerre. – Isabelle Hontebeyrie, Agence QMI rasades de vodka. Tous les soirs, comme un employé normal, il rentre chez lui. Seule différence avec le reste de la population : ilportesa combinaison de pilote, rappel de ce qu’il n’est plus. Parceque 2010est l’année pendantlaquelle les États- Unis ont accéléré leur offensivededrones (une noteen introduction du film permet de situer l’intrigue dans son contexte historique), la CIA choisit l’équipe d’Egan pour mener des opérations « spéciales ». Et c’est à ce momentlà que le tout s’accélère. Les hommes de Langley(le lieu du siègesocial de la CIA) ordonnentdes actions qui, c’est le moins que l’on puisse dire, ne répondentàaucun code d’honneur - « Sommesnous des criminels de guerre », demandera d’ailleurs Suarez -. Andrew Niccol ne parvient pas,malgréses efforts et sa bonne volonté,à résoudre le dilemme moral de son protagoniste. Le réalisateur s’en tire avec une élégante pirouette,laissant ainsi le spectateur face àsapropre éthique. Àvoir. 4/5 CAMILLE AUDREY ANNE JOSÉPHINE NAIDRA CHAMOUX FLEUROT BROCHET DE MEAUX AYADI COU0e nennent ES GAZELLE UN FILM DE MANA ACHACHE FRANCK GASTAMBIDE SAMUEL BENCHETRIT SCÉNARIO, ADAPTATION, DIALOGUES DE CAMILLE CHAMOUX, CÉCILE SELLAM ET MO NA ACHACHE AVEC LAPürrrramnarr o ELaoIEAgnL Uff T ÀL'AFFICHEDÈS `°mAUJOURD'HUI [CINÉMA di edial 1 2396, Beauhien E. 721-6060 I JM011921870



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