24h Montréal n°15-180 27 nov 2015
24h Montréal n°15-180 27 nov 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15-180 de 27 nov 2015

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Sun Media Corporation

  • Format : (273 x 317) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 62 Mo

  • Dans ce numéro : trop de vêtements pour les réfugiés syriens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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W4 27-29 novembre 2015 Légende Tom Hardy dans la peau des frères Kray Dans Légende de Brian Helgeland, Tom Hardy incarne les frères Kray, deux gangsters qui ont semé la terreur à Londres dans les années 1950 et 1960. – Isabelle Hontebeyrie, Agence QMI Mais ce n’est pas du tout ce qui était prévu au départ ! Dans le Londres des années 1960, Ronald et Reginald Kray sont des criminels célèbres. Les jumeaux, qui frayent avec Frank Sinatra ou Judy Garland, font aussi dans la magouille, les braquages et les meurtres. Fantôme qui hante cette histoire Pour présenter les deux gangsters, le cinéaste a effectué un choix inhabituel, celui de faire raconter l’histoire d’outre-tombe par Frances Shea (Emily Browning), femme de Reggie qui s’est suicidée en 1967, qu’il a qualifiée de « fantôme qui hante cette histoire ». De plus, ainsi qu’il l’a souligné  : « le fait qu’il s’agisse de personnes ayant existé, couplé au fait que ce qu’ils ont fait semble incroyable m’a intéressé. » Avant de commencer à écrire le scénario, il a lu ce qui avait été écrit sur les frères Kray, sans se limiter à la lecture afin de s’imprégner de leur vie. En double… Si le choix d’un même acteur – en l’occurrence Tom Hardy – pour incarner des jumeaux peut sembler, aujourd’hui, évident, ce n’est pas du tout ce que Brian Helgeland avait l’intention de faire au début du projet. « Je ne connaissais pas Tom, mais je l’avais vu dans un film appelé Guerrier (2011). Le personnage qu’il y incarne est beaucoup moins subtil que Reggie, mais j’ai immédiatement trouvé qu’il avait des points communs avec lui. J’ai donc envoyé le scénario à Tom, pensant que Reggie allait être le personnage principal du film et qu’il fallait donc que je commence par attribuer ce rôle. » Reggie et Ronnie « Nous avons soupé ensemble, et il est devenu évident que Tom était attiré par Ronnie [ndrl  : le second frère], alors que je souhaitais qu’il soit Reggie. Nous avons dansé autour du sujet pendant tout le repas et, à la fin, Tom m’a dit qu’il me donnait Reggie si je lui donnais Ronnie. Et c’est ainsi que tout s’est décidé et que nous avons commencé à nous concentrer sur la manière d’éviter que ce double rôle ne prenne des allures de caricature. » Ronnie étant un psychopathe, c’est tout naturellement ce personnage qui a tout d’abord fasciné Tom Hardy. « Pour être tout à fait honnête, je voulais les jouer tous les deux, je ne pouvais pas voir l’un sans l’autre. En lisant le scénario, je les ai tout de suite vus comme indissociables. » « Mais si j’avais dû n’en choisir qu’un seul, alors ça aurait été Ronnie. Le personnage est beaucoup plus coloré. En fait, il a toutes les caractéristiques d’un personnage de bouffon, tout en donnant la possibilité de l’ancrer dans un réalisme intense. Il est comme un clown tragique », a détaillé l’acteur. Les deux frères sont physiquement différents et Tom Hardy a débuté sa transformation 10 semaines avant le début du tournage de Légende. Différencier « Il fallait que le public puisse différencier les jumeaux, donc certains éléments passent par les costumes, le maquillage, etc. De plus, Ronnie était plus enrobé que Reggie, nous avons donc décidé que j’allais prendre du poids d’autant, qu’en vieillissant, il est devenu plus gros, son visage était plus bouffi. » Mais, pour des raisons de contraintes budgétaires, Tom Pas facile de montrer la démence d’une personne âgée de manière légère et fine. C’est pourtant le tour de force que réussit le réalisateur et coscénariste Philippe Le Guay dans cette adaptation de la pièce de théâtre Le père de Florian Zeller. Claude Lherminier (Jean Rochefort, magistral) a 80 ans. Comme bon nombre de personnes de son âge, il a quelques petits ennuis de santé. Il a des trous de mémoire fréquents, des souvenirs Hardy n’a pas tourné ses deux rôles l’un à la suite de l’autre, mais simultanément ! « Reggie avait des dents de travers. Pour Ronnie, nous avons changé son visage avec les maquilleuses. Pour les costumes de Ronnie, ils possédaient tous deux couches de tissu afin de le faire paraître plus large que son frère. Les chaussures avaient des semelles compensées pour qu’il soit plus grand. » Aspect pratique Quant à embrouillés des dates, des événements et des gens qui l’entourent. Bref, il n’est plus tout à fait autonome, et c’est pourquoi Madame Forgeat (Edith Le Merdy) s’occupe des tâches ménagères et l’aide à effectuer certains gestes de la vie quotidienne. Lubies floridiennes Claude possède également des lubies – il est obsédé par la Floride – au point d’en devenir désagréable avec son entourage. Exit donc Madame Forgeat à laquelle sa fille Carole (Sandrine Kiberlain) trouve une remplaçante en la personne d’Ivona (Anamaria Marinca). » Pour l’aspect pratique du tournage, Brian Helgeland a précisé qu’il commençait « avec le personnage qui menait la scène et, généralement, c’était Reggie donc nous débutions avec lui », plutôt que de faire faire la navette entre les deux frères à Tom Hardy. « Mais nous répétions chaque Floride Jean Rochefort, magistral être tout à fait honnête, je voulais les jouer tous les deux, je ne pouvais pas voir l’un sans l’autre. En lisant le scénario, je les ai tout de suite vus comme indissociables – Tom Hardy Peu à peu, la démence de Claude devient envahissante au point que Carole et son amoureux Thomas (Laurent Lucas) songent à le placer dans une maison spécialisée. Humour et légèreté Comme je le disais au début, le sujet de la vieillesse et de la sénilité n’est pas facile à aborder. Heureusement, le scénario mise sur l’humour et la légèreté, plutôt que de s’appesantir sur toute l’horreur de la situation montrée. Autre prouesse des scénaristes, celle d’avoir brouillé la réalité avec les scène avant de la tourner, et Tom enregistrait les répliques de Ronnie afin de se les passer pour qu’il puisse s’entendre interagir avec Reggie pendant qu’il l’interprétait. Je crois que le plus dur pour Tom a été de ne pas avoir d’acteur avec qui jouer, même s’il y avait une doublure qui tenait le rôle de l’autre jumeau », a également précisé le metteur en scène. Légende arrive dans les salles obscures dès le 4 décembre perceptions de Claude. Cela donne un film qui, non seulement semble ne pas être linéaire, mais parvient à donner au spectateur une idée de ce que peut ressentir une personne atteinte de démence. Sans jamais se résoudre à utiliser les clichés habituels, Philippe Le Guay – aidé par Jean Rochefort et Sandrine Kiberlain, livrant tous deux un jeu impeccable et parfaitement nuancé – nous donne, avec Floride, un long métrage particulièrement émouvant et magnifiquement humain. À voir. 4/5 – Isabelle Hontebeyrie, Agence QM PHOTOS COURTOISIE
Le bon dinosaure Éblouissant pour petits et grands Meilleur sur le plan des effets visuels que Sens dessus dessous, Le bon dinosaure ravira les petits et leurs parents malgré quelques faiblesses. – Isabelle Hontebeyrie, Agence QMI Il y a 65 milliards d’années, une météorite prend la direction de la Terre dont les seuls habitants sont des dinosaures. Mais elle ne fait qu’effleurer la planète bleue, laissant ces animaux gigantesques se développer. Plusieurs autres milliards d’années plus tard, les dinosaures règnent en maître sur la Terre et, dépendant de leur espèce, vaquent à différentes occupations. Les apatosaures sont ainsi devenus des agriculteurs. « Faire sa marque » C’est dans ce contexte que nous faisons la connaissance d’un couple qui attend avec impatience l’éclosion de trois œufs. Les deux premiers garçons sont pleins d’entrain, alors que le dernier, Arlo (voix, au Québec, de Sohaib Hadj-Moussa), a peur de son ombre. La situation ne s’arrange pas avec les années, et le pauvre Arlo est effrayé par tout, y compris par une créature – un petit humain – qui vole le maïs familial. Cela le décourage un peu de parvenir à « faire sa marque », tel qu’y parvient aisément le reste de la famille. Après la mort dramatique et soudaine du père d’Arlo pendant un orage, le jeune dinosaure tombe par mégarde dans la rivière bordant la ferme familiale. Heureusement, sur le chemin de retour, il recroise le garçonnet (il ne fait qu’émettre des sons, les humains ne parlent pas encore), qu’il décide d’appeler Spot. Arlo et Spot vont parcourir des kilomètres, apprendre à esquiver les nombreux dangers posés devant eux par la nature et par d’autres dinosaures (dont les ptérodactyles) avant de revenir chez eux. Parsemé d’humour Le tout est parsemé d’humour tant pour les enfants que pour les parents. En chemin, Arlo apprendra à affronter ses peurs, une bien belle leçon expliquée avec beaucoup d’humanité aux petits cinéphiles. Étrangement, Le bon dinosaure met du temps à démarrer. Le réalisateur Peter Sohn, dont c’est le premier long métrage et qui a collaboré au développement de l’histoire (avec Meg LeFauve, Erik Benson, Kelsey Mannet Bob Peterson), n’hésite pas à passer de longues minutes à montrer, avec force détails, la famille d’Arlo. Les aventures de nos deux jeunes héros constituent un parcours initiatique en bonne et due forme, mais dans lequel on sent des influences diverses, du Roi lion au Livre de la jungle (les plus évidents) en passant par Le petit prince. Plusieurs éléments détonnent, comme les T- Rex devenus cowboys à la recherche de leur troupeau de bisons ou encore les ptérodactyles et leur « sauvetage » de créatures en danger après un orage. Décors inoubliables Mais c’est au niveau de la technique que Le bon dinosaure s’impose comme un film inoubliable, et je lève mon chapeau aux animateurs chargés de créer les décors. L’action se déroule dans les montagnes américaines, le rendu des plantes – admirez au passage le réalisme à couper le souffle des aiguilles de sapin ou des brins d’herbe – est remarquable, d’autant plus que ce film de 93 minutes est en 3D. Ce qui frappe le plus ? L’eau, à couper le souffle, de la rivière, des reflets de la lumière à sa surface, de la texture des galets à travers des vaguelettes ou des cascades bouillonnantes. Pas de doute, visuellement, Le bon dinosaure laisse bouche bée. Bravo ! 3,5/5 AD{JM011967824} Love 3D Le sexe en vedette Le but avoué du cinéaste était de montrer des relations amoureuses au travers du prisme de la sexualité. À travers de moments érotiques, le spectateur découvre l’histoire de Murphy (KarlGlusman), dont on fait la connaissance alors qu’il fait l’amour à Electra (Aomi Muyock). Mais cette scène est un retour dans le temps, Murphy partage aujourd’hui sa vie avec Omi (Klara Kristin), avec qui il a eu un enfant. L’habituelle réflexion (« Mais comment en est-il arrivé là ? ») est amenée rapidement, alors que Murphy écoute un message téléphonique de la mère d’Electra, lui indiquant que sa fille a disparu. Père par accident, le jeune homme est 2015 LGDT-3D Inc. [G « Lefilm saura ravir PETITS et GRANDS. » Marie-Andrée Poulin, TVA « Allez le voir EN FAMILLE ! » Marie-Christine Proulx, Salut, Bonjour ! « Une distribution EXTRAORDINAIRE. » Isabelle Ménard, ICI Radio-Canada première tout sauf enthousiaste face à sa nouvelle situation conjugale, et c’est par rétrospective qu’on apprend les raisons de la présence d’Omi dans sa vie. Lenteur consommée Gaspar Noé s’amuse à multiplier les références autobiographiques, ce qui confère à Love 3D un intérêt de curiosité – du voyeurisme ? – pure, alors qu’on se laisse prendre, presque malgré soi, par cette histoire distillée avec une lenteur consommée. Malheureusement, l’ennui montre rapidement le bout de son nez, le long métrage étant victime de la technique employée par le réalisateur qui exclut systématiquement tout LaGuerreDesTuques3D.com Produit avec la participation nanciere de  : Produit avec la collaboration de  : Produit en association avec  : Partenaires  : PRÉSENTEMENT AU CINÉMA flrie.:EliTubelrlà1=111% W5 27-29 novembre 2015 scénario au profit de l’improvisation. Détachement Les comédiens sont donc les premiers pénalisés par ce choix, car on les sent comme empêchés de pouvoir feindre la spontanéité. Tous les dialogues semblent donc récités sans ferveur, avec un détachement qu’on finit par éprouver. Quant aux fameuses scènes de sexualité, certaines sont tout simplement inutiles, voire redondantes. Mais, au contraire de Nymph()maniaque, Love 3D ne manque pas de poésie et parfois même de sincérité, ce qui fait qu’on se laisse prendre à ces jeux amoureux. 3/5 – Isabelle Hontebeyrie, Agence QMI TRAME SONORE OFFICIELLE DU FILM DISPONIBLE DÈS MAINTENANT PHOTOS COURTOISIE LeaRrnatnnJM011967824



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