24h Montréal n°15-178 25 nov 2015
24h Montréal n°15-178 25 nov 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15-178 de 25 nov 2015

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Sun Media Corporation

  • Format : (273 x 317) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 36,1 Mo

  • Dans ce numéro : Tremblay aurait dû agir...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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AD{JM011976209} 4 mercredi 25 novembre 2015 Le commissaire Lachance et la présidente en désaccord FINANCEMENT DES PARTIS Le commissaire Renaud Lachance n’est pas d’accord sur les conclusions de la présidente de la commission Charbonneau sur le lien entre le financement des partis politiques et l’octroi de contrats publics, peut-on lire dans le rapport. « Les faits présentés devant la Commission n’ont pas montré un lien, qu’il soit direct ou indirect, entre le versement d’une contribution politique au niveau provincial et l’octroi d’un contrat public », a-t-il écrit. – SARAH-MAUDE LEFEBVRE, AGENCE QMI Québec s’engage à donner suite aux recommandations CONSTRUCTION Le premier ministre Philippe Couillard a promis hier de donner suite au rapport Charbonneau sur l’industrie de la construction, sans toutefois s’engager à mettre en œuvre chacune des recommandations qu’il contient. Philippe Couillard a reconnu que les exigences de financement posées par son parti auprès des députés avaient pu placer des élus dans une position de vulnérabilité. Il a toutefois affirmé que ce n’était « absolument plus le cas ». – LOUIS GAGNÉ, AGENCE QMI La commission n’a pas été assez loin selon un ex-syndicaliste RAPPORT L’ex-syndicaliste Ken Pereira, qui a mis la FTQ-Construction dans l’embarras à la suite de ses révélations à la commission Charbonneau, aurait souhaité que le rapport final des commissaires aille plus loin dans ses blâmes et ses recommandations. Ken Pereira aurait voulu que les gens qui ont aidé Jocelyn Dupuis dans son stratagème de fausse facturation au sein du syndicat soient eux aussi sermonnés dans les conclusions du rapport. – AGENCE QMI Aucun impact concret sur le terrain, selon « Rambo » CHANTIERS L’un des témoins vedettes de la commission Charbonneau, Bernard « Rambo » Gauthier, affirme que celle-ci n’aura aucun impact concret sur le terrain et qu’il y a encore, à l’heure actuelle, beaucoup de collusion et de corruption sur les chantiers de construction du Québec. Le représentant syndical de la FTQ-Construction sur la Côte-Nord est d’avis que déjà d’autres méthodes ont été mises en place. « Il y en a qui ont trouvé d’autres façons de faire et ils continuent », a-t-il assuré. – EMY-JANE DÉRY, AGENCE QMI PROMIS COURS DE FRANÇAIS GRATUITS POUR IMMIGRANTS FREE FRENCH COURSES FOR IMMIGRANTS industrieonstruction ri cil Québe Lul ci identifie ce qu’il faut corriger, mais aucun blâme n’est formellement formulé. Ainsi, pour empêcher les liens entre les partis politiques et les entreprises privées qui mènent à la corruption, de même qu’à la collusion entre les joueurs de la construction, le gouverne- La présidente France Charbonneau a présenté les conclusions de son rapport hier. – PHOTO CHANTAL POIRIER/AGENCE QMI Commission Charbonneau Le rapport enfin dévoilé ment du Québec est invité à se doter d’une instance nationale d’encadrement, l’AMP, qui aura pour objectif de s’assurer de l’intégrité des contrats publics. La Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (CEIC) a déposé son rapport dont la mesure phare consiste à recommander la création d’une « Autorité des marchés publics (AMP) dont le mandat sera de soutenir les donneurs d’ouvrage publics et de veiller à ce que les travaux d’envergure soient menés en toute légalité ». – Agence QMI Dans un volumineux document de 1741 pages, la commission fait œuvre pédagogique en expliquant les stratagèmes de la collusion, en dressant un rappel des faits rapportés et en dressant des parallèles ailleurs dans le mode. Si elle formule 60 recommandations, la CEIC Dates des évaluations pour les cours de français à temps partiel session hiver 2016  : Dates of french course evaluations part-time Winter session 2016  : Lundi 30 novembre de 9h à 12h Monday, November 30th from 9 AM to 12 PM Mercredi 9 décembre de 17h à 20h Wednesday, December 9th from 5 PM to 8 PM actualités 10 recommandations importantes du rapport de la commission Charbonneau Doter le Québec d’une Autorité des marchés publics (AMP) Dépolitiser l’approbation des projets de conservation et d’amélioration du réseau routier au ministère des Transports du Québec Accroître la concurrence dans le domaine de l’asphaltage en facilitant l’usage de centrales mobiles d’enrobage Accroître la concurrence pour les matériaux et les produits homologués, certifiés, qualifiés ou normés Mieux soutenir et protéger les lanceurs d’alerte Bonifier l’immunité accordée aux témoins repentis Élargir les infractions pouvant mener au refus, à la restriction ou à l’annulation d’une licence par la Régie du bâtiment du Québec Élargir l’examen sur la vérification des antécédents criminels des actionnaires d’une entreprise de construction Créer des sanctions pénales liées à l’utilisation de prête-noms par des demandeurs ou des titulaires d’une licence de la Régie du bâtiment du Québec Étendre la protection contre l’infiltration du crime organisé dans l’industrie de la construction aux activités d’investissement bénéficiant de l’appui de l’État Accroître la concurrence La commission avance aussi qu’il faut dépolitiser l’approbation des projets routiers au ministère des Transports du Québec et chercher à accroître la concurrence notamment dans le secteur de l’asphaltage. Le rapport cite des causes multiples pour expliquer l’état de la corruption et de la collusion dans l’industrie de la construction, il pointe aussi des lacunes dans le contrôle et la surveillance exercés par des organisations comme le Bureau de la concurrence du Canada, la Sûreté du Québec, l’Ordre des ingénieurs du Québec, les ministères des Affaires municipales et des Transports. Le Directeur général des élections du Québec, l’Agence du revenu du Québec, la Régie du bâtiment et la Commission de la construction du Québec sont aussi visés. La CEIC relève aussi que les conséquences d’une collusion d’une telle ampleur ne sont pas qu’économiques. Il s’en est traduit une confiance « érodée envers les institutions publiques », a expliqué la présidente France Charbonneau. Veuillez vous adresser à Mouna ELBAZ Tél. 514 345 1615 poste 244 Courriel  : mouna.elbaz@promis.qc.ca www.promis.qc.ca Facebook/Promis/r JM011976209
2 Rapport de la commission Charbonneau Tremblay n’a pas exercé son rôle de contrôle l’ancien maire de montréal, Gérald Tremblay aurait dû agir au lieu d’ignorer les indices de corruption qui étaient bien présents, soulève le rapport final de la commission Charbonneau. Améli PinedA 24h ameli.pineda@ quebecormedia.com AD{JM011953442} CENTRE D’ÉDUCATION AUX ADULTES GALILEO 10921, avenue Gariépy, Montréal-Nord (Près du Pont Pie-IX) VIENS APPRENDRE L’ANGLAIS DATE D’INSCRIPTION  : 30 NOVEMBRE 2015, 12H-19H DÉBUT DES COURS  : 7DÉCEMBRE 2015 FRAIS D’INSCRIPTION  : 100$ livres inclus (Visa, débit, comptant) 3 DOCUMENTS REQUIS  : 1. Passeport (Canadien ou de votre pays) + 2. Carte d’assurance maladie -non expirée + 3. Carte de résidence permanente Stationnement GRATUIT Service de tutorat GRATUIT actualités mercredi 25 novembre 2015 5 Le financement des partis politiques par les entreprises était une pratique bien ancrée à Montréal lorsque Gérald Tremblay a fondé le parti Union Montréal indique aussi le rapport de la juge France Charbonneau et du commissaire Renaud Lachance. Union Montréal était même un des partis les plus avides d’argent comptant souligne le document. Même s’il avait été averti dès son arrivée à la mairie de Montréal, en 2001, de « rumeurs à l’effet que des enveloppes brunes circulaient à l’hôtel de ville », M. Tremblay « passait à l’action quand les scandales éclataient ou quand il craignait qu’ils éclatent ». « Entre avril 1996 et avril 2009, au moins six rapports internes ont relevé des anomalies importantes en lien avec l’octroi et la gestion des contrats de construction. Dans la plupart des cas, ces rapports n’ont fait l’objet d’aucun suivi, notamment en raison de lacunes dans la gestion documentaire et la transmission de l’information aux instances décisionnelles », peut-on lire dans le rapport. On indique également que deux directeurs généraux n’ont pas agi ou ont fait preuve de tolérance face à des indices de corruption et de collusion durant cette même période. Zampino ignore les normes Son bras droit jusqu’en 2008, Frank Zampino, a complètement ignoré les normes d’intégrité soulève le rapport. Le rapport revient sur les nombreux épisodes où M. Zampino, qui était aussi maire de l’arrondissement de Saint-Léonard, s’est placé en conflit alors qu’il était président du comité exécutif et De 2001 à 2009, les contributions des firmes de génie à la caisse d’Union Montréal ont dépassé les 2 M$ selon le rapport. Plusieurs des entrepreneurs qui finançaient le parti de Gérald Tremblay étaient ceux qui avaient créé des cartels pour se répartir les contrats de Montréal. Les noms de certains élus, toujours en poste aux côtés du maire de Montréal, Denis Coderre, sont aussi dans le rapport, la commission Charbonneau cite même un Union Montréal financé par les cartels Améli PinedA 24h passage du témoignage de Bernard Trépanier, responsable du financement d’Union Montréal. Vision montréal Le financement illégal ne s’est pas limité au parti au pouvoir. Vision Montréal, dirigé par l’ancien maire Pierre Bourque, était aussi financé par des entreprises de construction qui obtenaient des contrats avec la Ville. Lors de son passage à la (ou) confirmation de résidence (ou) Certificat de sélection du Québec (RA/R8) plus permis d’études (ou) Carte de Citoyenneté Canadienne COURS DE JOUR  : Lundi au vendredi de 8h30 à12h30 COURS DE SOIR  : Lundi au jeudi de 18h à21h30 L’ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal, Frank Zampino (à gauche), ainsi que l’ex-maire de Montréal Gérald Tremblay. – PHOTOS D’ARCHIVES qu’il acceptait bouteilles de vin, repas, billets de hockey de la part d’entrepreneurs sans y voir de problèmes. « Dans un tel contexte, les Montréalais ne pouvaient s’attendre à ce que les personnes qu’ils avaient élues pour diriger leur ville combattent la collusion et la corruption », soulève le rapport. La commission indique que M. Tremblay a préféré s’en remettre au président du comité exécutif, Frank Zampino. Il a été impossible de joindre Gérald Tremblay.commission, l’entrepreneur Tony Accurso avait d’ailleurs mentionné qu’une de ses compagnies avait acheté plusieurs billets pour un cocktail de financement de Vision Montréal. Le parti Vision Montréal avait été secoué par des scandales et le Directeur général des élections du Québec avait même lancé une enquête en 1996 qui avait abouti à l’émission de 213 constats d’infraction. Ceci n’estpas une pub. C’estunMESSAGE... Inscris-toi !!! MESSAGE IMPORTANT  : Les trois documents sont obligatoires, en plus des frais de 100$, le jour de l’inscription. D.E.S. en cours ou terminé NON-admissible Informations  : 514 721-0120 GAEC.CA le maire de montréal affirme avoir déjà fait le ménage COLLUSION Le maire de Montréal Denis Coderre affirme avoir fait le ménage et ne pas avoir attendu après le rapport de la commission Charbonneau pour mettre en place des mesures contre la collusion. Il affirme que son administration a mis sur pied des outils qui « permettent plus de transparence » et qui ont la « capacité de réagir et d’identifier les situations ». Il se montre particulièrement satisfait de la création du bureau de l’inspecteur général, qui révélait lundi dans un rapport que la collusion avait toujours court dans le déneigement à Montréal. « Avec la nouvelle administration, nous avons mis un frein à la question de la corruption. Même quand on parle du déneigement, on avait un processus qui COMMISSION D’ENQUÊTE Projet Montréal demande au maire de Montréal Denis Coderre de faire « maison propre » et de renvoyer de son parti les élus municipaux nommés dans le rapport de la commission Charbonneau. « Il y a dans son équipe, dans les gens qui votent avec lui constamment sur l’ensemble des décisions qu’il prend, trois maires qui ont été élus avec des élections clés en main », affirme Luc Ferrandez, chef de l’opposition officielle. « Il s’agit de messieurs Bissonnet, Deguire, DeSousa et Dauphin », dénonce-t-il. Le chef de nous a permis d’identifier une situation », souligne-t-il. Le maire prendra le temps de lire plus attentivement le rapport de plus de 1700 pages. Il se montre enthousiaste devant la suggestion de la commission d’éliminer la règle du plus bas soumissionnaire. Il se questionne toutefois devant la pertinence de créer une Autorité des marchés publics et il n’est pas chaud à l’idée de limiter le nombre de mandat que peut faire un maire. En réaction aux propos du chef de Projet Montréal Luc Ferrandez, qui lui suggère de renvoyer de son parti les élus nommés dans le rapport, Denis Coderre met de l’avant que le rapport de la commission ne contient pas de blâmes et qu’il n’y a pas d’accusations. – ANNE-MARIE PROVOST, 24 H Coderre doit faire « maison propre », dit Ferrandez l’opposition officielle précise que si Claude Dauphin, maire de Lachine, n’est pas membre de l’Équipe Coderre, il « vote toujours avec lui ». « Il y a des suspicions, il y a un risque et M. Coderre ne devrait pas accepter ces personnes-là dans son équipe, ils devraient siéger comme indépendants », affirme Luc Ferrandez. Questionné à savoir si les quatre élus devraient démissionner, M. Ferrandez a répondu que c’est à « eux de prendre la décision et de se poser la question si face à leur électorat, ils ont toute la légitimité pour continuer ». – ANNE-MARIE PROVOST, 24H JM011953442



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