24h Montréal n°15-131 18 sep 2015
24h Montréal n°15-131 18 sep 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15-131 de 18 sep 2015

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Sun Media Corporation

  • Format : (273 x 317) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 60 Mo

  • Dans ce numéro : êtes-vous prêt pour le marathon ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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W6 18-20 septembre 2015 Pawn Sacrifice Évelyne Brochu dans les bras de Bobby Fischer Dans ce film biographique tourné à Montréal et ses environs, le réalisateur Ed Zwick (Le dernier Samouraï) se penche sur la vie de Bobby Fischer (incarné par Tobey Maguire), champion d’échecs américain, qui défit les Soviétiques en pleine guerre froide. – Isabelle Hontebeyrie, Agence QMI Et, à l’affiche de cette production, Évelyne Brochu, qui parle de son expérience de tournage et de sa carrière, en pleine effervescence. L’épreuve  : la terre brûlée Ainsi que l’a expliqué Ed Zwick en entrevue, s’il a choisi Évelyne Brochu pour le rôle de Donna, une prostituée californienne avec laquelle Bobby Fischer décide de perdre sa virginité à l’âge adulte, c’est parce qu’il l’avait vue dans Café de Flore de Jean-Marc Vallée. « Il m’a appelée pour passer des auditions, a dit Évelyne Brochu, rejointe en Hongrie sur le plateau de la série anglophone X Company, diffusée sur les ondes de CBC. J’aimais beaucoup le personnage, j’aimais beaucoup le scénario et l’idée de travailler avec Ed Zwick m’emballait énormément, parce que je trouve que c’est un grand réalisateur. L’audition était assez classique, il était très gentil, d’une grande profondeur. J’ai été t r è s heureuse quand j’ai eu la bonne nouvelle [à savoir que j’avais été choisie]. » Le long métrage raconte la vie de Bobby Fischer de sa petite enfance à sa mort, Ed Zwick choisissant de consacrer une partie non négligeable de Pawn Sacrifice à la partie qui a opposé le champion américain à son homologue russe, Boris Spassky (Liev Schreiber). C’est quand Fischer se rend à Los Angeles pour disputer un tournoi contre les Soviétiques qu’il rencontre Donna, avec qui il couche. Tourné à Granby Comme, à l’époque, le champion n’a pas d’argent, il descend, avec son second, le prêtre William Lombardy (Peter Sarsgaard) et son avocat et manager, Paul Marshall (Michael Stuhlbarg), dans un motel à l’architecture typique des années 1960. Et Évelyne Brochu se souvient encore de Courir bien vite vers nulle part À la fin de Labyrinthe, nous apprenions que Thomas (Dylan O’Brien), Teresa (Kaya Scodelario) et les adolescents survivants avaient un rapport avec un mystérieux virus qui avait décimé la population mondiale. Quand cette suite commence, le groupe est donc dirigé vers une destination inconnue, sorte de bunker dirigé par Janson (Aidan Gillen) qui offre gîte, couverts et sécurité avant d’envoyer les jeunes vers ce qu’il décrit comme étant le paradis. Mais Thomas est suspicieux, tout cela semblant trop beau pour être vrai, surtout quand Teresa est emmenée pour subir une batterie de tests médicaux. Grâce à Aris (Jacob Lofland), autre jeune ayant fui un labyrinthe, notre héros découvre que ce havre de paix est, en fait, mené par WICKED et que des jeunes y sont utilisés comme cobayes pour des motifs qu’il ne comprend pas. Résistance Après une fuite éperdue, Thomas – qui a retrouvé Teresa – et le reste du groupe se retrouvent dehors, c’est-àdire dans un endroit déserté, où ne survivent que des malades du virus, lesquels ressemblent à des « zombies ». Leur objectif devient alors de rallier le groupe de résistance à WICKED, ce qu’ils parviendront plus ou moins à faire, sinon, il n’y aurait pas de troisième long métrage. Autant Le labyrinthe contenait suffisamment de surprises – l’intrigue en ellemême était novatrice – pour garder le spectateur accroché à ce qui se déroulait à l’écran, autant La terre brûlée ressemble à un film de zombies de série… Z ! Série Z Car, malheureusement, les scènes de fuite et d’action sont tellement ridicules que le long métrage perd toute crédibilité. Tout d’abord, les malades du virus (et les effets spéciaux n’ont rien d’exceptionnel) attaquent la troupe de manière totalement aléatoire, généralement pour tenter de réveiller le cinéphile. Autre problème – et non des moindres – le manque total de cohérence des « combats » en question. Bref, les 131 minutes s’étirent inutilement, à grand renfort de musique, le tout enveloppé d’un mystère – efficace dans Le labyrinthe – qui tombe à plat parce que terriblement mal exploité. 2/5 » C’est quand Fischer se rend à Los Angeles pour disputer un tournoi contre les Soviétiques qu’il rencontre Donna (NDRL  : incarnée par Évelyne Brochu), avec qui il couche – Isabelle Hontebeyrie, Agence QMI son premier jour de tournage ! « Ma première journée était à Granby et c’était vraiment spécial ! L’équipe avait réussi à recréer un hôtel californien à Granby et il a fallu faire venir des palmiers ! C’était très étrange de rouler à Granby et de tomber, au mois de septembre, avec un hôtel entouré de palmiers ! […] C’était complètement débile, car, non seulement c’était un autre endroit, mais aussi une autre époque et une autre saison. C’est là qu’on voit vraiment toute la magie du cinéma se déployer. » Par contre, toutes les scènes qui se déroulent devant l’océan Pacifique ont bien été tournées à Venice Beach. « C’était assez surréaliste d’être sur la plage, à Los Angeles, en train de tourner », a-t-elle commenté avec un sourire dans la voix. Soutenir et magnifier Qu’elle tienne le rôle principal comme dans Inch’Allah ou un rôle secondaire comme dans Pawn Sacrifice, Évelyne Brochu met le même soin à se préparer. Ainsi, pour ce long métrage, elle a revu le documentaire Bobby Fischer Against The World, sorti en 2011. En effet, elle avait envie de donner à Donna un relief particulier. « J’avais envie de quelqu’un qu’on connaît, je pense que quelqu’un qui a un grand cœur, qui cherche une rencontre, avec un surplus d’amour à donner. Elle s’accroche à lui comme toute l’Amérique s’accroche à lui d’ailleurs. » De plus, comme l’a indiqué l’actrice de 32 ans, « ma joie est la même pour un personnage principal ou un personnage secondaire. La beauté d’un personnage secondaire est qu’on n’a pas la responsabilité du récit. On est un ingrédient, une petite bouchée, qui vient entre l’entrée et le plat principal. » Pawn Sacrifice fascinera les cinéphiles dès le 25 septembre PHOTOS COURTOISIE
Deep Web La face cachée de la Toile Le réalisateur Alex Winter se penche sur Ross Ulbricht, fondateur présumé du site caché Silk Road dans un documentaire fascinant, malgré son parti-pris. – Isabelle Hontebeyrie, Agence QMI Le début de Deep Web, dont la narration est assurée par Keanu Reeves, présente le web obscur, celui qui n’est accessible que par le fureteur Tor, celui dans lequel se trouve la majorité des sites bien qu’ils ne soient pas référencés par les moteurs de recherche. Fondateur de Silk Road Deep Web se concentre bien vite sur Ross Ulbricht, désigné par le gouvernement américain – et condamné comme tel lors de son procès en 2015 – comme le fondateur de Silk Road, site dans les pages duquel se transigeaient principalement des drogues, mais aussi de faux papiers d’identité, et même les services de tueurs à gages ! L’accusation, le procès et les méthodes utilisées par l’État contre Ross Ulbricht sont aussi un moyen pour Alex Winter d’examiner la situation actuelle d’internet et d’interviewer les champions de la liberté d’expression informatique. Article à la source C’est ainsi qu’il interroge Andy Greenberg, journaliste au magazine Wired, dont l’article sur Silk Road a inspiré ce documentaire et il a également de longs entretiens avec Cody Wilson, l’homme qui a démocratisé les plans d’un pistolet à confectionner avec une imprimante 3D. Car, derrière l’histoire de la condamnation à vie de Ross Ulbricht – la cause est actuellement en appel, le procès ayant été mené de manière plutôt contestable – se cache le combat de Julian Assange ou celui d’Edward Snowden (auquel on fait constamment référence dans Deep Web). NATHALIE LAMBERT AD{JM011956802} C’est celui d’un espace régi par les mêmes lois que celles qui sont en vigueur dans le monde réel, c’est-à-dire soumis aux mêmes exigences (de mandat en cas de perquisition, par exemple, chose qui n’est pas nécessaire à l’heure actuelle). » Oui, le parti-pris est incontestable dans Deep Web, mais la réflexion qui en émane, quant à elle, en fait un documentaire à voir – Isabelle Hontebeyrie, Agence QMI W7 18-20 septembre 2015 L’objectif est double, voire triple On peut être d’accord ou pas avec les propos des cryptoanarchistes interrogés par Alex Winter, mais là n’est pas l’objet de ce long métrage de 90 minutes. L’objectif est double, voire triple. Le cinéaste a pour but premier de dénoncer une injustice flagrante et la manière dont le FBI (et peut-être la NSA) a mené l’enquête contre Ross Ulbricht dans l’illégalité, les témoignages de la famille (les parents) et proches du trentenaire sont, à ce sujet, particulièrement édifiants. États espions Le second objectif est de conscientiser le public à la « guerre » qui se joue en coulisse, celle qui fait que les États espionnent l’ensemble des communications électroniques sans avoir à rendre de comptes. Et enfin, Alex Winter souhaite montrer les moyens pris par certains afin de s’assurer que le web demeure un espace de liberté d’expression, ce qui n’est d’ailleurs pas sans conséquence. Oui, le parti-pris est incontestable dans Deep Web, mais la réflexion qui en émane, quant à elle, en fait un documentaire à voir. 3,5/5 – Isabelle Hontebeyrie, Agence QMI LESLUNDIS BOUGEZ AVEC LA MÉDAILLÉEOLYMPIQUE NATHALIE LAMBERT PHOTOS COURTOISIE PHOTOS COURTOISIE JM011956802



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