24h Montréal n°15-131 18 sep 2015
24h Montréal n°15-131 18 sep 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15-131 de 18 sep 2015

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Sun Media Corporation

  • Format : (273 x 317) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 60 Mo

  • Dans ce numéro : êtes-vous prêt pour le marathon ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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W4 18-20 septembre 2015 Paul à Québec Une belle réussite C’est un beau film, tendre, amusant et touchant que signe le cinéaste François Bouvier avec son adaptation cinématographique de la bande dessinée Paul à Québec. – Maxime Demers, Agence QMI Il y a toujours quelque chose d’un peu casse-gueule à adapter à l’écran une œuvre qui a marqué l’imaginaire de nombreux lecteurs. Le cas de Paul à Québec l’était d’autant plus que le succès des bandes dessinées de Michel Rabagliati repose en grande partie sur le charme et la simplicité des dessins et de l’univers du bédéiste québécois. François Bouvier (Histoire d’hiver) a donc fait le bon pari en prônant lui-même une certaine forme de simplicité et d’authenticité dans sa façon de porter à l’écran la bande dessinée. L’histoire est racontée sobrement, sans grand revirement ni excès dramatique. Et les personnages sont présentés comme ils sont  : vrais, authentiques, drôles, maladroits et attachants. Famille unie Tiré de la bande dessinée du même titre parue en 2009, Paul à Québec relate donc la fin de la vie de Roland (Gilbert Sicotte), le beau-père de Paul (François Létourneau) qui est atteint d’un cancer foudroyant. Pour cette dernière étape difficile de sa vie, Roland aura toutefois la chance d’être accompagné à son chevet par les membres de sa belle et grande famille. Comme la bande dessinée de Rabagliati, Paul à Québec met en scène une galerie de personnages auxquels on s’attache rapidement. Autour de Paul et Roland gravitent donc la blonde de Paul (Julie Le Breton), la femme de Roland (Louise Portal), les bellessœurs de Paul (Myriam Leblanc et Brigitte Lafleur) et leurs maris respectifs (Patrice Robitaille et Mathieu Quesnel). Tout ce beau monde joue au diapason dans un ton qui navigue subtilement entre humour et tendresse. Gilbert Sicotte est particulièrement déchirant en incarnant de façon juste et sensible les différentes étapes de la maladie. Le film offre aussi quelques belles trouvailles visuelles, comme un joli générique d’ouverture animé et une scène finale magnifique où le film se fond dans des images de la bande dessinée originale. On peut toutefois déplorer que la deuxième partie du film tire quelque peu en longueur. Les scènes de retour dans l’enfance de Roland nous ont aussi semblé un peu trop appuyées. Émotions fortes Oui, Paul à Québec aborde la maladie, la mort et le deuil, des sujets pas très jojos. Mais la force du film est de raconter cette histoire en restant collé au quotidien des personnages et en montrant la vie de tous les jours, avec ses moments de bonheur et de tristesse. Le film parvient à arracher les larmes (n’oubliez pas vos mouchoirs !) , mais aussi quelques sourires et rires à l’occasion. » Comme la bande dessinée de Rabagliati, Paul à Québec met en scène une galerie de personnages auxquels on s’attache rapidement – Maxime Demers, Agence QMI Bref, ce Paul à Québec s’avère une belle réussite qui nous fait espérer que ce film ne sera que le premier épisode des histoires de Paul au cinéma... PHOTOS COURTOISIE
Messe noire Un bain de sang PHOTOS COURTOISIE Johnny Depprenoue avec un rôle sérieux, mais Messe noire ne tient pas ses promesses. – Isabelle Hontebeyrie, Agence QMI Whitey Bulger (Johnny Depp) est un criminel particulièrement célèbre aux États-Unis, ce parrain de la mafia de Boston ayant été recherché par le FBI pendant plus d’une décennie pour être finalement capturé en 2011. Le long métrage réalisé par Scott Cooper (Au cœur du brasier) est l’adaptation d’une biographie écrite par deux journalistes du Boston Globe. L’histoire commence en 197I. Bulger, qui a passé une dizaine d’années derrière les barreaux, est obsédé par les Angiulo, une famille italienne qui contrôle une bonne partie des activités criminelles de la ville. Parallèlement, côté personnel, Bulger a un fils de 6 ans Promesses non tenues avec Lindsey Cyr (Dakota Johnson). Le frère de Bulger, Billy (Benedict Cumberbatch dont l’accent bostonien passe mal), est sénateur. Fin stratège Quand John Connolly (Joel Edgerton), un ami d’enfance qui travaille au FBI lui offre l’occasion de devenir informateur pour l’organisation gouvernementale, Whitey accepte, sans trop se mouiller. Car il a effectué le calcul. En tant que protégé du FBI, il pourra se livrer à toutes les exactions possibles en toute impunité. Ce qu’il fait, laissant alors libre cours à sa violence, tuant sans hésiter toute personne qui se met en travers de son chemin. Certains membres du FBI, notamment l’agent Fred Wyshak (Corey Stoll), commencent à se poser des questions. Il faudra finalement que l’agent John Morris (Corey Stoll) parle aux journalistes du Boston Globe pour que la vérité éclate au grand jour. Film biographique Un film biographique sur un criminel dont la débrouillardise lui permet d’échapper aux autorités pendant un certain temps est toujours jouissif. Il suffit de penser à Blow (2001) dans lequel Johnny Deppincarnait George Jung, l’homme à avoir introduit la cocaïne sur le marché américain dans les années 1970. Mais ces promesses de départ ne sont pas tenues. Bulger, devant la caméra de Scott Cooper n’est qu’un psychopathe qui aligne les corps (et le jeu de Deppse borne à répéter les mêmes expressions), tout comme Donelly n’est qu’admiratif de son ami d’enfance. Pas de doute, le scénario de Messe noire, tout comme celui d’Ennemis publics (2009) – dans lequel Depptenait le rôle du gangster John Dillinger – présente des personnages unidimensionnels, dont on passe son temps à se demander ce qui les anime vraiment. Par contre, tous les rôles secondaires de Messe noire sont tenus par de très bons acteurs – Kevin Bacon, Peter Sarsgaard, Juno Temple –, mais leur présence ne suffit pas à relever ce long métrage somme toute commun. 3/5 – Isabelle Hontebeyrie, Agence QMI AD{JM011958701} Toute première fois Ça donne quoi une sortie de placard à l’envers, c’est-à-dire quand un gai se retrouve à tomber amoureux d’une femme ? C’est l’intrigue proposée par les Français Noémie Saglio et Maxime Govare dans cette comédie remplie de lieux communs. C’est le matin, Jérémie (Pio Marmaï) sort du lit d’Adna (Adrianna Gradziel), une Suédoise rencontrée dans une soirée un peu trop arrosée. Il revient à son domicile en courant, faisant semblant qu’il a passé la nuit sur le canapé, car rentré trop tard. C’est que Jérémie est en couple depuis 10 ans avec Antoine (Lannick Gautry). Une première De surcroît, c’est la première fois que Jérémie couche avec une femme. Sans doute dépassé par les événements, ce copropriétaire, avec son meilleur ami Charles (Franck Gastambide), d’une agence de sondages décide de mentir. Il ment à Antoine, à qui il ne dit rien et il ment à Adna, « PAUL ÀQUÉBEC EST, SANS CONTREDIT, L’ÉVÈNEMENT DE LA RENTRÉE CULTURELLE 2015. » -Éric Moreault, Le Soleil « UNFILM QUASI PARFAIT. UNE BROCHETTE D’ARTISTES ÀCOUPER LE SOUFFLE. » -Marie-Christine Proulx, Salut, Bonjour ! « C’EST PLUS GRAND QU’UN FILM  : C’EST LA VIE, LA VRAIE. IMMENSE GILBERTSICOTTE, SPLENDIDE RÉALISATION. » -Annie-Soleil Proteau ★★★★ « PAUL ÀQUÉBEC SE CLASSE PARMI LES MEILLEURS FILMS QUÉBÉCOIS DE L’ANNÉE. UNE ŒUVRE PUISSANTE ET MÉMORABLE. » -Elizabeth Lepage-Boily, Cinoche Un film de François Bouvier qu’il revoit et à qui il explique que son conjoint est en fait son demi-frère. Le pot aux roses est découvert – au moins par Adna – lors de la soirée d’enterrement de vie de garçon de Jérémie. Le couple finit par rompre – on suppose que les événements décrits s’écoulent sur plusieurs mois, la sœur de Jérémie ayant accouché et les deux hommes ayant consulté un sexologue pour tenter de consolider leur relation – et Jérémie s’empresse alors d’aller conquérir le cœur d’Adna. Aucune subtilité Toute première fois se place résolument dans le registre Gilbert Louise Sicotte Le Breton Portal D’après la bande dessinée de Michel Rabagliati MAINTENANT AU CINÉMA RemstarFilms W5 18-20 septembre 2015 Une comédie qui manque de finesse comique, c’est-à-dire sans aucune subtilité. Visiblement, Noémie Saglio et Maxime Govare n’ont pas souhaité s’embarrasser de nuances, ce qui donne de petites phrases regrettables comme « un bi, c’est un gai qui ne s’assume pas ». De la même manière, les sentiments de Jérémie passent à l’arrière-plan, les situations n’étant utilisées que pour tenter d’arracher un rire au spectateur. Un seul moment se distingue, celui où le père de Jérémie lui explique à quel point il avait eu du mal à accepter son homosexualité. Il n’y a pas à dire, on est bien loin de la finesse de Gazon maudit ! 2,5/5 – Isabelle Hontebeyrie, Agence QMI JM011958701



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