20 Minutes France n°2017 31 mar 2011
20 Minutes France n°2017 31 mar 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017 de 31 mar 2011

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (235 x 305) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : Sarkozy : pour 7 français sur 10, il ne sera pas réélu

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 CULTURE D. WENDERS LA PHOTO (Pina Bausch en 3D Après Nick’s movie, Tokyo Ga et Buena Vista Social Club, Wim Wenders rappelle avec Pina (sortie le 6 avril) qu’il est aussi un excellent réalisateur de documentaires. JEUDI 31 MARS 2011 SUCCÈS Le public plébiscite de plus en plus les films documentaires dans les salles de cinéma UN REGARD AU PLUS PRÈS SUR LE MONDE STÉPHANE LEBLANC Waste Land le 23 mars, Nous, princesses de Clèves cette semaine, Pina le 6 avril. Pas une semaine sans qu’un documentaire ne sorte sur les écrans. Cet engouement, apparu en France dès les années 80 avec les films de Raymond Depardon, s’est accéléré dans les années 90 quand la télévision a multiplié les cases et plus généralement, dans la foulée du 9/11 de Michael Moore, palmé d’or à Cannes (2004). Le CNC indique qu’il est sorti 71 documentaires en 2009, contre 26 en 2000. « Aujourd’hui, le public n’a plus aucune réticence à aller voir ce genre de films en salle, confirme Javier Packer, le directeur du festival Cinéma du réel, qui se tient jusqu’au 5 avril au Centre Pompidou. A condition que ces films posent un regard juste sur le monde. » « Quand on va au cinéma, c’est pour échapper aux contraintes de format, d’horaire ou d’audience imposées par la télé, confirme le producteur Xavier Carniaux. Si le spectateur va voir un documentaire en salle, c’est pour être surpris, séduit, touché. Nénette de Nicolas Philibert, ou Océans de Jacques Perrin, c’est du vrai cinéma ! » Saisir l’extraordinaire Un documentaire tire cinq fois moins de copies qu’une fiction en moyenne, mais reste aussi CAPRICCI Le Temps des grâces de Dominique Marchais, un petit film qui a rencontré son public. plus longtemps à l’affiche. Son public est plus âgé : 67% a plus de 25 ans. Les réalisateurs, eux, savourent une liberté retrouvée, hors des obligations éditoriales ou économiques des chaînes. A ses débuts en 1994, Mariana Otero avait proposé à Arte la série documentaire « La loi du collège », sorte d’Entre les murs avant l’heure. « Ça leur a donné l’idée de créer une case, explique-t-elle. Mais elle est difficile à remplir car un doc a besoin de temps pour saisir l’extraordinaire dans l’ordinaire de la vie de ceux qu’on filme. » Du temps, c’est ce qu’il a fallu aussi aux réalisateurs de Benda « Le Temps des grâces », réussite modeste mais exemplaire Bilili. Ils suivaient les musiciens des rues de Kinshasa « depuis 2004 », bien avant d’envisager de faire de cette matière un film. « Aucune production aurait pu nous accompagner aussi longtemps », estime Florent de la Tullaye qui, au début de l’aventure, se contentait de poster de petites vidéo sur YouTube. W Trente-trois mille entrées. Difficile de percevoir le triomphe derrière ce chiffre modeste. Et pourtant. La réussite du Temps des grâces, enquête subtile et sensible sur l’avenir de l’agriculture en France, illustre bien l’engouement du public pour le documentaire en salle. « On savait que le film avait un potentiel, vu son sujet, et c’est pourquoi on l’a sorti en salle », explique Julien Rejl, son distributeur. Quatorze copies ont été tirées en 35 mm et quelques DVD édités pour répondre à des demandes ponctuelles. A sa sortie le 10 février 2010, la critique est enthousiaste. Et depuis, les projections sont toujours pleines. A ce jour, 333 cinémas l’ont réclamé, c’est dire à quel point les copies ont circulé. Le réalisateur Dominique Marchais aussi, qui est allé à la rencontre du public une centaine de fois. Pourtant, l’économie d’un tel projet reste précaire. « Déjà avec 10 000 entrées, on aurait été dans les clous, confie Julien Rejl. 33 000, c’est mieux. Mais Le Temps des grâces a mis cinq ans à se faire, pendant lesquels Dominique Marchais et tous ceux qui ont travaillé dessus ont été très peu payés de leurs efforts. » W W NOTRE SÉLECTION DE DOCUMENTAIRES EN SALLE G Nous, princesses de Clèves de Régis Sauder. Les amours de lycéens marseillais en regard du texte de Madame de Lafayette. Sincère. G Waste Land de Lucy Walker. Le portrait d’un artiste brésilien au milieu d’une montagne de déchets. Vertigineux. G Le Bal des menteurs : le procès Clearstream de Daniel Leconte. Le procès de la célèbre affaire filmée avec ses multiples rebondissements. Torride. W NOS COUPS DE CŒUR EN DVD G Le Temps des grâces de Dominique Marchais. DVD Capricci, 19 €. G Entre nos mains de Mariana Otero. DVD Diaphana, 26 €. G Benda Bilili de Florent de La Tullaye et Renaud Barret. DVD Studio 39, 20 €.
NINTENDO JEUDI 31 MARS 2011 JEU VIDÉO 17 IMAGE COMMENTÉE « MotorStormApocalypse » sort sur PS3 COURSÉ PAR LE CHAOS JOËL MÉTREAU Que nous raconte cet artwork sur le jeu « MotorStormApocalypse », qui vient de sortir sur PS3 ? 1. Pneus sur la ville Quand on arrive en ville, on roule sur le trottoir. « MotorStormApocalypse » fuit les espaces verts pour se dérouler en plein milieu urbain. Avec tous ses panneaux de signalisation, la ville est le lieu où la transgression du Code de la route paraît la plus excitante. La nature, ça rappelle trop l’ambiance DRESSÉS POUR GAGNER Des Pokémons communautaires Plus d’un million de ventes en Europe et autant aux Etats-Unis, « Pokémon version noire » et « Pokémon version blanche », sur Nintendo DS, se sont écoulés à la vitesse d’un Pikachu au Tepig. galop depuis leur sortie le 4 mars. Le phénomène né en 1996 avec la Game Boy perdure. Pourquoi ? « Les Pokémons reposent sur des valeurs 2 1 Artwork de « MotorStormApocalypse », jeu de courses sorti ce mois-ci en exclusivité sur PS3. 3 rallye, alors qu’il s’agit ici d’un jeu purement d’arcade, bien loin d’une simulation de conduite, irréaliste. Par exemple, traverser des flaques et des jets de liquide est la seule manière de refroidir le moteur des engins. L’eau devient une ressource plus précieuse que le fuel. simples, comme la transmission et la domestication, analyse Mehdi Zourgani, psychologue et membre de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines. De plus, on ne peut pas avoir des Pokémons en contournant la loi. Il faut s’en tenir à la dimension de la compétition. Les Pokémons s’obtiennent à la loyale ! » Une droiture soulignée également dans les séries animées, puisque la franchise, transmédia, s’est déclinée sous d’autres formes, comme les cartes à jouer. Les fans font combattre les 2. Circuits catastrophe Des immeubles s’écroulent au passage des véhicules, les circuits s’en trouvent immédiatement modifiés dans un fracas impressionnant de verre, de béton et de poussière. Triste coïncidence. « MotorStormApocalypse » a embouti la réalité – ou le contraire. Après le séisme du 11 mars, la sortie du jeu au Japon a dû être repoussée par Sony à une date indéterminée. 3. Melting-pot d’échappement Le jeu mélange allègrement les torchons et les serviettes, « K2000 » et « Tonnerre mécanique », le quad et le chopper. Sous le règne métallique et en ligne de « MotorStormApocalypse », il n’y a pas de hiérarchie entre les treize classes de véhicules. Devant la tôle froissée, on est tous égaux. W créatures hybrides imprimées Zoroark. dessus, les troquent… « L’aspect communautaire fonctionne à plein, note Mehdi Zourgani. Dans les jeux vidéo, on ne peut acquérir l’intégralité des Pokémons que par l’échange avec d’autres joueurs. » Deux cartouches de jeu distinctes avaient ainsi été créées en 1996, une « version rouge », une « version bleu ». C’est resté depuis l’un des ressorts marketing des jeux. W J.M. NINTENDO SONY



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