20 Minutes France n°2011 23 mar 2011
20 Minutes France n°2011 23 mar 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2011 de 23 mar 2011

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (235 x 305) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Particules radioactives... la France reste zen

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
14 CINÉMA DOCU Dans « Waste Land », un plasticien explore un vaste dépotoir de Rio L’ART SURGI D’UNE DÉCHARGE CAROLINE VIÉ Pour Waste Land, la réalisatrice Lucy Walker a suivi pendant trois ans et demi l’artiste Vik Muniz à Jardim Gramacho, la plus grande décharge à ciel ouvert du monde. Ce qui ne devait être qu’un documentaire sur la création d’une œuvre est devenu une aventure humaine en compagnie des « catadores », trieurs d’ordures dans la banlieue de Rio de Janeiro. EUROZOOM Vik Muniz a composé des portraits avec l’aide des trieurs d’ordures. L’art comme moteur social Vik Muniz avait décidé de réaliser des portraits des « catadores » dans des mises en scène réalisées à partir du contenu des poubelles. « J’ai découvert un univers de courage et de dignité », raconte-t-il. Issu d’un milieu pauvre avant de devenir la coqueluche des galeristes du monde entier, Muniz a changé la vie de ces hommes et de ces femmes qui l’ont aidé à composer ses tableaux. L’émerveillement des « catadores » quand ils travaillent ensemble puis qu’il leur offre leur portrait constitue de beaux moments de ce documentaire dont les recettes ont financé écoles et maisons. « Cette aventure prouve que la culture peut faire bouger les choses », déclare Muniz. Le message optimiste de ce film couvert de prix était très important pour l’artiste. « J’espère qu’il fera considérer les déchets de façon différente et réfléchir sur notre société de consommation. » Pari gagné car on sort avec un total respect pour Muniz et ses sujets. « L’art est fait pour tout le monde », insiste celui-ci. C’est à ça qu’on le reconnaît. » Courez vite voir ce bijou de générosité ! W MERCREDI 23 MARS 2011 DÉCEPTION Méli-mélo lourdaud Prenez une maman star du journal télévisé qui a négligé sa fille au profit de sa carrière. Ajoutez la fille danseuse étoile qui veut retrouver le gamin adopté qu’elle a eu secrètement à 16 ans. Mettez une pincée de scandale avec un écrivain résolu à percer les secrets de famille de ces dames et vous obtenez Les Yeux de sa mère, nouveau film de Thierry Klifa. Le réalisateur du Héros de la famille n’a pas fait dans la dentelle pour cet hommage à PedroAlmodovar et à Douglas Sirk. Une intrigue cousue au gros fil et une surabondance de personnages perdent le spectateur dans une histoire touffue, surdosée en grands sentiments. Reste une distribution de rêve : Catherine Deneuve impériale, Géraldine Pailhas touchante, Nicolas Duvauchelle vibrant et surtout Jean-Baptiste Lafarge en fiston écorché vif. Ce n’est pas si mal, mais cela aurait pu être mieux si Thierry Klifa avait allégé son plat avant de le servir. WC. V.
MERCREDI 23 MARS 2011 CULTURE 15 TENDANCE La musique soul a toujours autant de succès chez nous et attire de jeunes artistes LA FRANCE PAS ENCORE SAOULÉE DE LA SOUL BENJAMIN CHAPON Depuis cinq ans et le succès international d’Amy Winehouse, la soul a été très à la mode, puis à nouveau très ringarde. Sauf en France où le genre est régulièrement revisité. Tentative de définition avec quatre artistes. G Ayo, la soul sincère. « Ce n’est pas un genre, c’est la sincérité, la vérité. C’est une musique qui vous touche, qui vous bouge à l’intérieur. » En trois ans, Ayo a frôlé la mort, connu une dépression, failli arrêter sa carrière, puis accouché de son deuxième enfant, Billie Eve, qui donne son nom à son nouvel album. « En ce moment, je cherche la paix, donc mes chansons sont calmes. Mais à l’avenir, je pourrais aller vers plus de groove. Si c’est sincère, ce sera toujours de la soul. » G Sly Johnson, la soul courage. « Je me suis longtemps interdit de chanter cette musique que j’ai entendue toute mon enfance, raconte l’ex-human beatbox du Saïan Supa Crew. La soul, pour moi, c’est une histoire de courage, celui d’affirmer ce que l’on est. » En tournée avec son premier album solo, 74, Sly Johnson voit la soul comme « la musique qui mêle au mieux violence et douceur ». Deja a dirigé la restauration de Bambi et animé Bambi 2. PHOTOS : CÉDRIC VIOLLET ET RENE & RADKA Les albums de la Belge Selah Sue et de la Germano-Nigériane Ayo sont produits en France. G Raphael Saadiq, la soul mystique. C’est en France qu’il a le plus de succès. « Le public d’ici est idéal pour la soul : il aime aussi bien danser qu’écouter les passages doux. » Dans son nouvel album, Stone Rollin’, l’Américain chante une soul DISNEY vintage. « Cette musique est une religion. Je ne veux pas dire qu’il faut être croyant pour l’apprécier. Mais comme la foi, la soul rassemble les gens. » Des générations de bambins ont pleuré toutes les larmes de leur corps en voyant mourir la mère de Bambi. Andreas Deja, 53 printemps, sort encore son mouchoir en revoyant le film de 1942, mais il ne fait pas que cela. Cet animateur, fou de l’univers de Walt Disney, est devenu l’un des piliers des studios qui ressortent le classique et sa suite en Blu-Ray. Conseillé par les meilleurs Il a présidé à la restauration de Bambi et animé le père du héros dans Bambi 2, réalisé en 2006. « Les deux sont complémentaires, dit-il. J’estime qu’il est aussi important de redonner de l’éclat aux classiques Disney que de continuer à faire vivre de nouvelles aventures aux héros. » Deja n’avait que 10 ans lorsqu’il a postulé pour la première fois à un poste d’animateur chez Disney. Il lui a fallu attendre dix ans pour être engagé. « J’ai été conseillé par les meilleurs, qui m’ont communiqué leur savoir-faire », raconte-t-il. Un talent qu’il a mis à profit pour faire bouger des personnages G Selah Sue, la soul mêlée. Pour son premier album éponyme, la chanteuse belge entrelace ragga, hip-hop… « Je mets dans ma musique tout ce que j’ai dans mon iPod. Pour moi, c’est ça la soul : le mélange. Et des émotions fortes. Je ne pourrais pas chanter des anecdotes banales. » W DISNEY L’homme qui donne un nouveau souffle à Bambi attachants comme Hercule, Lilo dans Lilo et Stich et Tigrou dans la nouvelle version des aventures de Winnie l’ourson, qui sortira en salle le 13 avril. Bambi conserve cependant une place à part dans le cœur de l’animateur. « C’était une époque où les studios Disney n’hésitaient pas à aborder des émotions complexes : je ne suis pas certain que la mort de la mère de Bambi passerait aujourd’hui. C’est pourtant un moment de pure magie, devenu classique dans l’histoire du cinéma. » La conversion du film en haute définition pour une version Blu-Ray lui semble indispensable. « C’est une façon de prolonger la vie de ce chef-d’œuvre pour les générations futures. » Il s’est donc appuyé sur des archives d’époque pieusement conservées dans les caves du studio pour restituer au petit faon et à ses amis leur éclat d’origine. Il regrette que son mentor, Eric Larson, qui supervisa l’animation de Bambi soit décédé en 1988. « J’aurais aimé revoir la version HD avec lui et qu’il sache que le film va encore émouvoir pendant des décennies », conclut-il. W



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :