20 Minutes France n°2011 23 mar 2011
20 Minutes France n°2011 23 mar 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2011 de 23 mar 2011

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (235 x 305) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Particules radioactives... la France reste zen

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 CINÉMA CHRONIQUE Tragicomédie à la kurde Hiner Saleem montre un aspect méconnu de la capitale en plongeant le spectateur au cœur de la communauté kurde dans Si tu meurs, je te tue. Cette découverte, il la partage avec Jonathan Zaccaï, ancien détenu paumé, et avec la sublime Golshifteh Farahani, bouleversante fiancée à la recherche de son promis récemment décédé. Sur un sujet pas vraiment marrant, le réalisateur de Vodka Lemon refuse le pathos. Son cinéma pratique un humour féroce et libérateur où l’absurde de la vie trouve souvent sa place. A l’image de son actrice, chassée de son Iran natale pour avoir joué dans Mensonges d’Etat (2008) avec Leonardo DiCaprio, le film témoigne d’une belle vigueur dans l’adversité. Le choc entre traditions et modernité comme le poids de la religion sont au centre d’un conte savoureux. Le burlesque y copine avec le tragique en une forme de politesse du désespoir du meilleur aloi. WC. V. SÉRIE B Dans « Hell Driver », Nicolas Cage met le pied au plancher en 3D UNE CARRIÈRE QUI ROULE À TOMBEAU OUVERT CAROLINE VIÉ Nicolas Cage n’en finit pas de nous étonner. Le neveu de Francis Ford Coppola semble avoir acquis un goût pour les séries B et les coupes de cheveux improbables. Dernier exemple en date, Hell Driver de Patrick Lussier envoie ce papa vengeur sur les traces des assassins de sa fille, également kidnappeurs du bébé de celle-ci. Le tout en 3D. De l’oscar aux nanars Oscarisé en 1995 pour Leaving Las Vegas (Mike Figgis), le bon Nic Cage a commencé par se faire les dents chez son tonton (Rusty James, 1983), David Lynch (Sailor et Lula, 1995) ou Martin Scorsese (A tombeau ouvert, 2000). L’acteur a rapidement donné dans l’action haut de gamme avec Volte/Face (1997) de John Woo, dans lequel le cinéphile aguerri pouvait déjà déceler une tendance au cabotinage. METROPOLITAN Mister Cage, toujours mal coiffé. Depuis, Nicolas Cage est tombé dans la potion magique de la série B avec une délectation communicative. « Je n’ai pas le sens de l’humour », confiait l’acteur à 20 Minutes en 2009. Notre homme semble avoir choisi un traitement de MERCREDI 23 MARS 2011 choc à base de nanars délicieusement décapants, et ça marche ! De Kick-Ass à L’Apprenti sorcier en passant par Ghost Rider, où il conduisait déjà à toute blinde (le deuxième volet de la saga, Spirit of Vengeance, devrait sortir début 2012), Cage s’amuse et nous aussi. « Je n’ai pas le sens de l’humour. » Il retrouve ce plaisir dans Hell Driver, réjouissant road-movie n’importe nawak où il fonce, coiffé avec un pétard. Il y pourfend du méchant en balançant toutes sortes d’objets dans la figure du spectateur. Un pur bonheur à condition de laisser son cerveau au vestiaire pour se laisser emporter à un train d’enfer. Vroum ! W Toutes les bandesannonces sont à retrouver sur
A. SCHWARTZ/UNIVERSAL MERCREDI 23 MARS 2011 CINÉMA 13 WESTERN Le « Rango » de Gore Verbinski est un pur régal pour cinéphiles amoureux d’animation UN CAMÉLÉON AUX COULEURS DE LA TOILE CAROLINE VIÉ Gore Verbinski, réalisateur des trois Pirates des Caraïbes, se lance dans l’animation avec Rango. Les hauts faits d’un caméléon justicier auquel Johnny Deppdonne sa voix et sa gestuelle lui permettent de célébrer le cinéma en général et le western en particulier. Il nous a parlé de ses influences pour ce régal brillamment réalisé. « Pour une poignée de dollars » L’ombre de Clint Eastwood plane sur Rango dont le héros s’inspire clairement. « Je me suis même permis un hommage plus direct qui est l’une des petites surprises du film. J’espère que Clint Eastwood n’en prendra pas ombrage », dit Verbinski. Anthony Mackie et Matt Damon. « Il était une fois la révolution » L’influence de Sergio Leone est évidente dans les cadrages et dans la musique composée par Hans Zimmer. « J’adore l’idée du héros malgré lui qui se trouve embrigadé dans une histoire plus grande que la sienne. C’est pour cela qu’Il était une fois la révolution est mon western favori. » « Là-Haut » et « Wall-E » Les productions Pixar ont ouvert la porte à un cinéma d’animation plus adulte dont Rango découle, en abordant des sujets plus sérieux comme la pénurie d’eau. « Sans le succès des projets Pixar, mon film n’existerait pas, car on croirait toujours que l’animation doit rester infantile. » SCIENCE-FICTION Souriez, votre vie est manipulée par « L’Agence » « Princesse Mononoké » Gore Verbinski a pensé à Hayao Miyazaki, le papa de Mon voisin Totoro (l’un des films favoris de ses enfants), pour la qualité des paysages et pour la narration. « Les Japonais ne s’encombrent pas de logique. Ils se fabriquent la leur qui correspond davantage à celle d’un rêve qu’à la réalité. J’ai puisé dans cette liberté. » « Las Vegas Parano » Johnny Deppétait un ami de l’écrivain et reporter « gonzo » Hunter Thompson, et il a joué dans le film de Terry Gilliam. « Faire apparaître Thompson était un petit clin d’œil à Johnny, mais c’est la seule référence qui n’est pas destinée à être comprise par les plus jeunes. J’espère qu’elle fera sourire leurs parents. » W INDUSTRIAL LIGHT & MAGIC/PARAMOUNT PICTURES Johnny Deppprête sa voix et sa gestuelle à Rango. George Nolfi a planché sur les scénarios d’Ocean’s 12 et de La Mémoire dans la peau avant de s’attaquer à l’œuvre de Philip K. Dick pour L’Agence. Matt Damon et Emily Blunt y sont manipulés par des forces étranges torpillant leur amour pour des raisons obscures. L’univers paranoïaque de l’écrivain de science-fiction californien s’accommode assez mal de la simplification hollywoodienne que lui fait subir Nolfi. L’œuvre de l’auteur, riche en questions existentielles, avait déjà connu des adaptations allant du génial (Blade Runner) au tragicomique (Total Recall). L’Agence n’est ni l’un ni l’autre. Ce divertissement mou du genou qui transpose dans les années 90 une intrigue conçue pour souligner les terreurs des années 50 divertit sans jamais surprendre. Et si on pense forcément à Inception de Christopher Nolan, cette comparaison n’est pas à l’avantage de George Nolfi dont l’intrigue inutilement compliquée n’est sauvée que par un couple d’acteurs heureusement charismatique. WC. V.



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