20 Minutes France n°2011 23 mar 2011
20 Minutes France n°2011 23 mar 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2011 de 23 mar 2011

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (235 x 305) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Particules radioactives... la France reste zen

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
10 ÉCONOMIE avec.fr le site expert de l’éco 20 secondes MONDIAL DU TOURISME Fréquentation en baisse Le Mondial du tourisme, qui s’est terminé dimanche, a accueilli 100 000 visiteurs. Une fréquentation en légère baisse (0,9%) par rapport à 2009, imputable, selon les organisateurs, à « l’actualité de ces derniers mois et dernières semaines ». SAINT-AGUR Fin de la grève Après neuf jours de grève, les salariés de la fromagerie Bongrain de Beauzac (Haute-Loire), qui produit notamment le Saint-Agur, ont prévu de reprendre le travail ce matin. Selon la CGT, un accord aurait été trouvé avec la direction sur les conditions de travail. RENAULT Gevrey a suivi les ordres Dominique Gevrey, un des responsables de Renault incarcéré dans l’affaire d’escroquerie touchant le constructeur, n’a fait, selon son avocat, « qu’appliquer » les ordres donnés par la direction. SOCIAL Un plan Rebond qui a sérieusement manqué de ressort Il devait fournir une solution à tous les chômeurs arrivant en fin de droits en 2010 et qui se retrouveraient sans ressources. Mais neuf mois après sa mise en œuvre, le plan Rebond n’a pas tenu ses promesses. Selon les chiffres de Pôle emploi annoncés hier, de juin à octobre 2010, 118 000 personnes sur les CRÉATION Les Cordées de l’entrepreneuriat seront lancés ce matin DES ÉTUDIANTS, TUTEURS DE JEUNES POUSSES DELPHINE BANCAUD Des porteurs de projets issus de zones urbaines sensibles, accompagnés par des élèves de grandes écoles jusqu’à la création de leur entreprise. C’est l’idée phare des Cordées de l’entrepreneuriat, qui seront lancées aujourd’hui à l’échelle nationale par Yazid Sabeg, commissaire à la Diversité. A l’origine du dispositif, l’Association de coaching à la création d’entreprise (Acces), fondée en 2009 par sept étudiants de l’Ecole de management de Normandie. « Nous voulions créer un acte social, qui puisse aussi enrichir le cursus des étudiants », explique Guillaume Paillard, président d’Acces. 325 000 visées initialement auraient bénéficié d’une aide via ce plan. Ainsi, 75 000 demandeurs d’emploi auraient obtenu un contrat aidé, 35 000 une formation rémunérée et 8 000 une aide financière. Des chiffres « largement surestimés » selon Le Parisien, qui croit savoir que seulement 20 000 personnes EM NORMANDIE Yazid Sabeg et les membres d’Acces. Dupliquer cette expérience En 2010, trois porteurs de projets ont ainsi été sélectionnés par le service amorçage de projets du Havre, qui les a ensuite confiés aux étudiants en master 1 du programme grande école de l’EM Normandie. « Nous les avons aidés à réaliser des études de marché, à choisir la forme juridique de leur entreprise, à préparer leur demande de financement… », décrit Guillaume Paillard. Résultat : deux des projets sont actuellement en phase de consolidation, le dernier ayant été abandonné. Cette année, quatre nouveaux entrepreneurs auraient bénéficié du dispositif. Car selon le quotidien, le bilan fourni par Pôle emploi « comptabiliserait en effet tous les chômeurs de longue durée ayant signé un contrat aidé depuis le début de l’année 2010 et non pas les seuls chômeurs en fin de droits entrés dans le dispositif à partir de juin ». W D. B. MERCREDI 23 MARS 2011 W OBJECTIFS RÉALISTES « Notre but n’est pas de faire du chiffre », explique Guillaume Paillard, président d’Acces. Pour assurer un bon suivi des porteurs de projets, l’association compte donc limiter le nombre de coachés, qui devrait cependant monter à six en 2012. sont accompagnés. Parmi eux, Karim Bekkoucha, 31 ans, qui souhaite transformer son association de nettoyage industriel en entreprise d’insertion. « Etre coaché par des étudiants m’apporte beaucoup, car ils portent un regard objectif sur mon projet et m’obligent à avancer. Comme quoi l’âge n’a rien à voir avec la compétence », confie-t-il ravi. Face au succès de cette expérience, Yazid Sabeg souhaite donc la dupliquer dans d’autres écoles. Elle est actuellement expérimentée à Grenoble Ecole de management, à l’Esc Troyes et à l’Ecole des mines d’Alès. Un bon début. W LE CHIFFRE 580 € C’EST, SUR CINQ ANS, LA SURFACTURATION ILLÉGALE QUE CERTAINS ADMINISTRATEURS DE BIENS IMPOSENT AUX LOCATAIRES. (Source : CLCV)
MERCREDI 23 MARS 2011 FORMATION 11 PUBLIC La professionnalisation des formations universitaires explique leur succès auprès des DRH LES FACS DANS LA COMPÉTITION LAURENCE ESTIVAL Face aux grandes écoles, les facs hexagonales n’ont pas à rougir de leurs résultats. Même si tous les cursus ne se valent pas aux yeux des employeurs… A jeu égal avec les écoles Les universitaires seraient-ils en train de prendre leur revanche ? « Même si les DRH continuent à privilégier les diplômés des grandes écoles, la situation commence à évoluer », souligne Aurélie Chauvet, consultante chez Mercuri Urval, un cabinet de recrutement. Dans le domaine de l’informatique, de la gestion, des achats, de la logistique, certains masters universitaires font aujourd’hui jeu égal avec les programmes proposés dans les écoles d’ingénieurs ou de commerce. Signe des temps : « dans la majorité des postes à pourvoir, les recruteurs ne mentionnent pas s’ils souhaitent un profil issu de l’université ou d’une école », ajoute Pascale Botella, responsable de la division RH du cabinet de recrutement Alexandre Tic. Le nombre de masters en alternance ne cesse de croître. A l’origine de ces changements : la professionnalisation des formations universitaires. Autant qu’au programme luimême, les entreprises sont attentives aux stages effectués au cours du cursus. Les employeurs connaissent aussi de mieux en mieux les universités avec lesquelles ils ont de nombreux liens : des professionnels interviennent dans les formations et le nombre de masters en alternance ne cesse de croître. L’offre des facs en formation continue a elle aussi des répercussions sur la formation initiale. En proposant par exemple un master en audit et contrôle de gestion en formation continue à Paris, l’IAE de Lyon entend bien améliorer la visibilité de l’établissement auprès d’employeurs susceptibles ensuite de recruter les étudiants de l’ensemble de ses masters. Autre raison de l’attrait des universitaires : la volonté des entreprises, accusées de recruter des « clones », de diversifier leur sourcing. Reste que toutes les formations universitaires ne bénéficient pas de la même aura… « Il en va de même pour les grandes écoles : toutes ne se valent pas, relativise Pascale Botella. Et il vaut mieux un bon master qu’une école moyenne. » Avis aux candidats… W W SORTIR DU LOT G Choisir les masters où des professionnels interviennent dans les cours permet d’être mieux armé face aux besoins réels des employeurs. G Suivre son master en apprentissage est un moyen de coiffer au poteau les diplômés d’écoles ou d’universités plus prestigieuses. G Passer une année à l’étranger montre sa capacité à évoluer dans une autre culture et augmente ses compétences en langue. G Suivre une formation débouchant sur une double compétence (technique et management, droit et environnement…) est très apprécié des employeurs. S’engager vers le doctorat, un tremplin vers le marché de l’emploi ? Une étude du Conseil d’analyse stratégique (CAS) de juillet 2010 a mis le feu aux poudres : s’appuyant sur les chiffres de 2007 (les derniers disponibles), le document pointait un taux de chômage des docteurs de 10% en France, supérieur de 3% au taux de chômage des diplômés de masters. Seules quelques disciplines – l’informatique, les sciences de l’ingénieur, les maths, le droit, les sciences économiques, la gestion faisaient mieux que la moyenne. Le nombre de docteurs en lettres et L’internationalisation des entreprises incite ces dernières à recruter des docteurs. sciences humaines mais aussi en chimie en recherche d’emploi s’élevait au-dessus, lui. « Le tableau n’est pas aussi sombre, relativise Martine Pretceille, directrice de l’ABG (Association Bernard Gregory), chargée de faciliter l’arrivée sur le marché du travail des docteurs. D’une part, l’internationalisation des entreprises incite ces dernières à recruter des docteurs, le doctorat étant la norme au niveau international. Par ailleurs, l’innovation jouant aujourd’hui un rôle primordial, on observe un intérêt accru pour ces diplômés. » PURESTOCK/SIPA Multinationales, entreprises de taille moyenne, start-up, collectivités territoriales, toutes recrutent des docteurs. Les multinationales, qui préféraient autrefois confier leur recherche à des ingénieurs, sont depuis quelque temps sur le pont. Elles sont rejointes par les entreprises de taille intermédiaire, sans parler des startup. Le secteur privé recrute aujourd’hui plus de chercheurs que les organismes publics. Les collectivités territoriales sont elles aussi en embuscade : pour remplacer nombre de cadres partant à la retraite, du conseil général des Hauts-de-Seine à l’agence régionale de développement de l’Ile-de- France, des postes sont proposés aux docteurs en sciences économiques, en droit comme à des scientifiques. Enfin, les jeunes chercheurs sont aussi nombreux à créer leur propre entreprise, notamment dans les domaines des technologies de l’information et de la communication, ou en biologie. WL. E.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :