20 Minutes France n°2010 22 mar 2011
20 Minutes France n°2010 22 mar 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2010 de 22 mar 2011

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (235 x 305) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : Cacophonie à l'UMP

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 CULTURE 20 secondes CINÉMA Dany Boon jouera dans le prochain « Astérix » L’Astérix 4 tiendra plus de l’empire des stars que du village d’irréductibles. Dany Boon y incarnera Popcornbaf, révèle Le Parisien. Il rejoindra, dans cet Astérix et Obélix : God Save Britannia prévu pour octobre 2012, Gérard Depardieu, Edouard Baer, Jean Rochefort et Gérard Jugnot. HISTOIRE Marie-Antoinette, le retour « Œuvre d’intérêt patrimonial majeur », dixit le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, le bureau de la reine Marie-Antoinette a retrouvé, hier, le château de Versailles, qu’il avait déserté depuis une certaine Révolution française. L’Etat l’a racheté pour 6,75 millions d’euros. L’écrivain norvégienne Anne B. Ragde en interview sur KARINE PAPILLAUD Le cru 2 010 n’avait pas été des plus appréciés, avec des éditeurs qui pestaient ou même boycottaient. Cette année, tout le monde était ravi d’un salon écourté et de stands moins chers. A l’heure du bilan, les sourires des éditeurs s’étirent largement : 180 000 visiteurs (à peine moins que l’an dernier, 190 000), et des ventes en hausse comme celles de Stock, qui dépasse largement le chiffre d’affaires de 2009. « Mais ce sont quand même nos auteurs de bestsellers qui font notre chiffre d’affaires au salon », tempère un éditeur. Montée en puissance des débats « La programmation était très variée cette année, explique Marie-Madeleine Rigopoulos, coordinatrice des programmes. Avec des sujets de société comme le terrorisme, les sciences avec Hubert Reeves, à côté de rencontres littéraires avec Henning Mankell, Nancy Huston et Sofi Oksanen. » Résultat ? Une fréquentation de 200 à 600 personnes par débat. « Les conférences professionnelles ont cartonné, les libraires et les bibliothécaires sont MARDI 22 MARS 2011 SALON DU LIVRE Bilan d’une 31 e édition qui a fermé ses portes hier soir DES ÉDITEURS QUI SOURIENT ET UN PUBLIC CONQUISL. URMAN/SIPA Cette année, le Salon du livre a accueilli 180 000 visiteurs. Avant de devenir le maître de la BD érotique (avec Le Déclic, Le Parfum de l’invisible, etc.), l’Italien Milo Manara a signé quelques excellents albums, parmi lesquels ceux consacrés à Giuseppe Bergman, un sosie d’Alain Delon. Les éditions Glénat viennent de ressortir en intégrale l’ensemble de cette série débutée en 1978. Dans le premier volume, Giuseppe Bergman est recruté par une société de production qui veut en faire le héros d’une sorte LA CASE BANDE DESSINÉE MANARA PILE ET FACE MANARA C’EST DIT ! venus très nombreux cette année », explique-t-on à la communication du salon. Pari gagné pour un salon dédié à la fois au public et aux professionnels du livre. W de téléréalité d’avant l’heure…Onirique et déjà un peu coquine, la série révèle en Manara un grand dessinateur, mais surtout un remarquable auteur. Plus anecdotique, l’incursion de l’Italien dans le monde du comics made in USA avec X-Men, jeunes filles en fuite (éd. Panini). Ecrit par le grand Chris Claremont, l’album met en scène Malicia, Tornade, Emma Frost et d’autres super-héroïnes dans des poses assez suggestives. Sympa mais très dispensable. W OLIVIER MIMRAN « Gallimard n’est pas une démocratie c’est une monarchie de droit divin. » Roger Grenier, spécialiste de la maison d’édition qui fête son centenaire cette année, interrogé dans Le Figaro.
MARDI 22 MARS 2011 CULTURE 17 MUSIQUE L’électro-pop rémoise a le vent en poupe L’AUTRE MÉTHODE CHAMPENOISE BENJAMIN CHAPON Cela fait bien longtemps qu’on n’y couronne plus les rois de France, mais les nouveaux seigneurs de l’électro-pop hexagonale viennent tous de Reims. Il y a eu Yuksek et Brodinski, DJ archi-branchouilles que l’on s’arrache jusqu’en Angleterre. Plus récemment a débarqué une paire de potes qui produit aussi bien des groupes de rock indé que le fédérateur Gaëtan Roussel ou l’horripilante Shakira : The Shoes. Déjà archi-connus dans les milieux bien informés, Guillaume et Benjamin sortent leur premier « vrai » album Crack My Bones, enregistré à Londres. « On avait certains morceaux depuis deux ans, raconte Benjamin. Tout s’est débloqué quand on a admis qu’il fallait confier nos chansons à un producteur, comme d’autres artistes nous laissent produire leurs morceaux. » SILVERE H Guillaume et Benjamin démontrent qu’un vent d’est souffle sur l’électro. De la Reims Connection Passée entre les mains du producteur londonien Lexxx, la musique de The Shoes devient affolante et dansante au possible. « On voulait vraiment que ça sonne anglais, explique Guillaume. C’est pour ça qu’on ne chante pas nousmême sur le disque, mais qu’on a demandé à Esser ou CocknBullKid de chanter sur le disque. » On trouve pourtant un accent à couper au knife sur le titre « The Wolf Under the Moon ». « C’est le côté frenchy du disque », rigole Guillaume. C’est plutôt la Reims Connection en action puisque la voix est celle d’Anthonin de The Bewitched Hands. Le groupe rémois a sorti Birds & Drums, extraordinaire album de pop chorale qui devrait faire date tant il recèle des tubes euphorisants. « Mon frère est dans leur groupe, avoue Benjamin. Bon, Reims est une petite ville, on se connaît tous. » Et tous jouent ensemble. « Entre 2000 et 2007, on s’est exilé à Bordeaux, raconte Guillaume. Là-bas, c’est la dolce vita et tout le monde est un peu artiste. Les groupes ne se prennent pas la tête et ne restent pas entre eux. De retour à Reims, on aun peu ramené cette façon de faire. » Horreur, la méthode champenoise est donc pompée sur le savoir-faire bordelais. « Les médias ont pas mal parlé de la scène rock bordelaise ou clermontoise, rappelle Benjamin. Maintenant, c’est le tour de Reims. Avant, on ne parlait pas de nous parce qu’on n’était pas assez bon. » Le phénomène fait penser à la génération spontanée de musiciens versaillais (Daft Punk, Air, Phoenix…) qui, eux, ont pu travaillé les uns avec les autres. THE DØ « On est un peu comme des spéléologues » Après une tournée mondiale de deux ans qui les a, notamment, vus traverser les Etats-Unis, le duo The Dø (Olivia et Dan) revient avec Both Way Open Jaws, album d’électro-pop mélancolique. L’album est très varié et plutôt sombre, avec des ballades mais aussi des délires électro… Dan : Certaines personnes s’attendaient à un album sage parce que le précédent a connu du succès. Olivia : On a été porté par un tube, On My Shoulders, que l’on n’avait pas cherché. D. : Nous, en musique, on veut créer quelque chose. En studio, on tâtonne, on est comme des spéléologues, on ne sait pas ce qu’il y a au bout du tunnel : un cul-de-sac ou une grotte ornée. En concert, vous aviez pris l’habitude de complètement revisiter vos titres. O. : Il y avait la peur de la routine. Alors on laissait beaucoup de place à la réinterprétation pour ne pas se répéter. Et à trois, on ne pouvait pas jouer l’album note pour note. Le public est souvent surpris, mais on espère qu’ils viennent aussi pour ça. D. : Là, on sera six sur scène. On aurait pu être plus fidèle à l’album mais, d’après les répétitions, on va encore pas A l’East French Touch A un jet de bouchon de champagne de Reims, la scène électro-pop de Nancy n’a pas à rougir de la comparaison avec Chapelier Fou, Orwel ou Variety Lab. Comme à Reims, il s’agit parfois de mêmes musiciens sous des identités différentes. Certains sont plutôt de Metz d’ailleurs, où la salle les Trinitaires fédèrent une foule de jeunes artistes prometteurs, dont Cascadeur, qui chante en anglais, derrière un synthé et un casque de motard, des mélodies pop de toute beauté. C’est donc tout l’est du pays qui est touché par cette nouvelle East French Touch. Cette consanguinité musicale n’empêche pas les groupes d’avoir des sons très différents. Chapelier Fou et Cascadeur, potes eux aussi, n’en sont pas moins de solitaires bidouilleurs autodidactes quand il s’agit de leur projet solo. « On ne pourrait pas bosser tous ensemble en permanence, estime Guillaume. Avec Benjamin, ça fait vingt ans qu’on se connaît et douze qu’on fait de la musique ensemble. On a les mêmes idées esthétiques. » W mal s’en éloigner. On ne peut pas s’en empêcher. Vous faites à la fois de la chanson pop anglaise et des expérimentations sonores. De quelle famille de musiciens êtes-vous ? D. : D’aucune. On a des goûts très éclectiques qui ressemblent peu à ce qu’on fait avec le groupe. W * Toute la tournée sur www.thedo.info.



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