20 Minutes France n°2006 16 mar 2011
20 Minutes France n°2006 16 mar 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006 de 16 mar 2011

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (235 x 305) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : Japon : le pire avenir

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
10 SPÉCIAL JAPON 20 secondes AUTRICHE L’ambassade déménage à Osaka L’Autriche a annoncé hier qu’elle déplaçait son ambassade au Japon de Tokyo à Osaka (centre-ouest) de peur que les niveaux de radiation élevés enregistrés autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi n’atteignent la capitale. RAPATRIEMENTS Le CNRS demande à ses chercheurs de rentrer... Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a demandé à ses chercheurs présents au Japon de rentrer le plus rapidement possible en France. Les missions prévues sur place sont annulées.... et des médias rappellent leurs envoyés spéciaux Radio France a annoncé hier que sept journalistes seront rapatriés du Japon, par mesure de précaution. Seul un journaliste de France Culture demeure à Sapporo, dans le Nord. Europe 1 et RTL ont demandé à leurs envoyés spéciaux de rentrer. La chaîne d’info iTélé rapatrie les deux équipes qu’elle a sur place, tandis que BFMTV, sa concurrente, a demandé à ses envoyés spéciaux de se rendre à Osaka, une ville plus éloignée de la centrale nucléaire de Fukushima, sur laquelle se sont concentrés les incidents les plus graves. Une politique suivie également à France Télévisions et à TF1. Les deux groupes de télévision ont par ailleurs annoncé un allègement de leur dispositif sur place. W EN DIRECT, LES DERNIÈRES INFOS G Le glossaire du nucléaire. G La France peut-elle vivre sans nucléaire ? G Les grandes puissances s’interrogent sur l’atome. G Les conséquences de la radioactivité sur la santé. G Toutes les photos de la catastrophe. G Comment aider le Japon. G Les séismes les plus coûteux. G Envoyez vos infos, vos photos à reporter-mobile@20minutes. MÉDIAS Une catastrophe désincarnée Sur les écrans télé, en boucle, la vague reflue, et l’on voit la dévastation. Mais dans ce paysage apocalyptique, à peu près aucun cadavre… jusqu’à hier où les premières images des envoyés spéciaux ont été diffusées. « Les secousses, puis les vagues ont rendu les gens introuvables dans les dégâts, explique Laurent Drezner, directeur de la rédaction de LCI. Beaucoup de zones sont encore inaccessibles, même aux secours. Et donc, a fortiori, aux caméras. Ce n’est pas une volonté de la part des médias de cacher la réalité. » « Une question de pudeur » Mais au-delà de la réalité de la catastrophe, il y a celle de la mentalité japonaise. « Chez nous, on ne montre pas les cadavres, c’est une question de pudeur, analyse une journaliste en poste à Paris. Même lors du tremblement de terre à Sumatra, on ne voyait pas de cadavres à la télévision japonaise. » « Ce n’est pas de la censure, renchérit Brice Mainguy, correspondant de Nippon News Network à Paris. C’est la conviction que les images des cadavres ne sont pas nécessairesL. J. WON/REUTERS Quand on annonce trois cents cadavres sur une plage, l’imagination fait le reste ». Et puis, « dans chaque événement qui implique des images choquantes, les images existent, dans les archives, sur les négatifs des photographes, conclut André Gunthert. Mais elles mettent plus ou moins de temps à sortir. » W CHARLOTTE PUDLOWSKI La mentalité japonaise veut qu’ « on ne montre pas les cadavres ». MERCREDI 16 MARS 2011 POLITIQUE Les 58 réacteurs nucléaires français vont subir des tests LES CENTRALES AU CONTRÔLE MATTHIEU GOAR Après la minute de silence en hommage aux victimes japonaises, la politique a repris ses droits, hier, à l’Assemblée nationale. Lors de la séance de questions au gouvernement, pas moins de quatre interventions ont eu pour thème le nucléaire civil. « Nous devrons tirer tous les enseignements de cette catastrophe pour renforcer la sécurité de notre parc nucléaire, a déclaré François Fillon, avant d’annoncer un grand audit des 58 réacteurs français. A quelle force de tremblement de terre peut résister chacune de nos centrales ? A quel niveau d’inondation peuvent-elles faire face ? Nous allons contrôler tout cela et nous le ferons en toute transparence. » Interrogations et doutes « Il n’est pas question de sortir du nucléaire », a répété Nicolas Sarkozy, président du deuxième pays le plus nucléarisé du monde. Mais à mesure que la situation s’aggrave au Japon, le ton change. Même Eric Besson, ministre de l’Industrie, a admis l’utilité d’un débat. « L’important est de se mettre autour S. ORTOLA/20 MINUTES Europe Ecologie-Les Verts a organisé un rassemblement hier à Paris. d’une table afin de mettre en place un plan de sortie du nucléaire à un horizon de vingt ou vingt-cinq ans », explique Cécile Duflot, d’Europe Ecologie-Les Verts. Debout sur les marches de l’Opéra-Bastille à Paris, une soixantaine de militants et élus écologistes ont observé une minute de silence en solidarité avec le peuple japonais, hier. W W MERKEL TRANCHE Les sept centrales entrées en service en Allemagne avant 1980 vont être fermées jusqu’en juin, voire définitivement, a annoncé la chancelière Angela Merkel, hier. AÉRIEN Les plans de vol révisés Plusieurs compagnies aériennes mondiales ont entrepris de réorienter, réduire ou supprimer leurs vols à destination du Japon, en raison des craintes de contamination nucléaire. Lufthansa et Air China ont ainsi choisi d’interrompre la desserte de la capitale japonaise au profit d’autres aéroports de l’archipel. La compagnie allemande détournera ainsi ses vols vers Osaka et Nagoya au moins jusqu’à la fin de la semaine. De son côté, la compagnie taïwanaise Eva Airways a annulé ses vols vers Tokyo et Sapporo jusqu’à la fin du mois. A contrario, Air France a maintenu ses deux vols quotidiens avec Tokyo et a même renforcé leurs capacités qui ont été portées à 944 sièges (contre 871 habituellement) au moins jusqu’à dimanche. Mais la compagnie française a prévu une escale à Séoul pour éviter que ses équipages séjournent au Japon. W
MERCREDI 16 MARS 2011 FRANCE 11 PSYCHIATRIE Les praticiens et les magistrats ont manifesté hier « UN TEXTE RELEVANT PLUS DE L’INTÉRIEUR QUE DE LA SANTÉ » INGRID GALLOU L’ensemble des syndicats de psychiatres et de magistrats se sont mis en grève hier pour réclamer le retrait du projet de loi sur les droits et protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques. Une centaine de personnes (500, de source syndicale) ont manifesté devant l’Assemblée, à Paris. Le texte avait été lancé à la fin 2008 à l’initiative de Nicolas Sarkozy après le meurtre d’un étudiant à Grenoble par un malade mental. Le projet de loi, examiné en ce moment à l’Assemblée, relèverait, selon la Ligue des droits de l’homme, « davantage du ministère de l’Intérieur que de la Santé » et est accusé de criminaliser les malades mentaux. Auxiliaires de police Objet de la crispation des praticiens, la possibilité d’obliger les patients à suivre des soins sans consentement en médecine ambulatoire, à domicile. Impossible A. GELEBART/20 MINUTES Hier, devant l’Assemblée à Paris. à appliquer selon eux, elle signerait « le retour au grand enfermement », obligeant les psychiatres à devenir des « auxiliaires de police ». Avec le risque, face à des patients schizophrènes et sujets à W EN CHIFFRES 70 000 personnes se font hospitaliser d’office (15%) ou à la demande d’un tiers (85%) . Seulement 22% des hospitalisations sont dites forcées, les 78% restantes se faisant à l’initiative des patients. Le rapporteur de la loi et ses opposants sont sur des délires de persécution, de les voir sortir du système de soins. Rapporteur UMP du projet de loi, Guy Lefrand a tenu à rappeler que la demande de soins ambulatoires sans consentement émanait « des associations de familles de malades ». Rejetant la dimension sécuritaire du texte, le député préfère penser qu’il pourrait éviter le suicide de 4 000 personnes psychotiques par an. W 20 secondes SANTÉ Près de 10 000 emplois supprimés dans les hôpitaux La Fédération hospitalière de France tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié hier, elle « constate que des suppressions d’emplois très importantes ont été engagées, représentant plus d’un départ à la retraite d’agent sur quatre », et qu’ « en dehors du secteur médico-social, plus de 9 800 emplois ont été supprimés dans les hôpitaux publics, dont près de 5 000 personnels soignants ». INTEMPÉRIES Vigilance orange Hier, les départements du Tarnet de l’Aveyron ont été classés en vigilance orange, qui correspond à « un risque de crue génératrice de débordements importants », selon Météo France. Ils rejoignent ainsi cinq départements du Languedoc- Roussillon déjà concernés par l’alerte depuis lundi après-midi.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :