20 Minutes France n°1728 2 déc 2009
20 Minutes France n°1728 2 déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1728 de 2 déc 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (235 x 305) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 13,5 Mo

  • Dans ce numéro : L'un des derniers procès du nazisme

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 EMPLOI DELPHINE BANCAUD Travailler sans être contraint de renier ses valeurs. Une quête de sens de plus en plus marquée chez les Français car, selon une étude de Kelly Services parue début novembre, 78% d’entre eux souhaitent exercer dans un cadre intégrant une dimension éthique, un souci de l’environnement et une politique socialement responsable. Et près d’un sur deux se dit prêt à accepter un salaire inférieur pour travailler dans une entreprise « éthique ». Une tendance ravivée par la montée en flèche du mal-être des salariés ces dernières années. « Les cadres, notamment, vivent des situations schizophréniques, car ils doivent par exemple demander à leurs équipes de consentir à des efforts salariaux alors qu’ils savent que leur entreprise est en bonne santé. Certains décident de claquer la porte lorsque l’occasion se présente, afin de réconcilier leur mode de management avec leurs idéaux », confirme Nicolas Froissard, cofondateur du Salon de l’emploi responsable (lire encadré). Pour ce faire, ils choisissent généralement des organisations s’éloignant du modèle de l’entreprise traditionnelle, animée principalement par la culture du profit. Conséquence : aujourd’hui, 2,2 millions de salariés travaillent dans l’une des 215 000 structures de l’économie sociale et solidaire. Différentes voies pour s’épanouir Parmi celles-ci figurent les associations et les mutuelles, dont le but lucratif est limité. Mais il en existe aussi de moins connues, comme les sociétés coopératives de production (Scop), des entreprises dont les salariés détiennent des parts et participent donc aux décisions stratégiques, touchent des dividendes… Un processus démocratique généralement très apprécié par les principaux intéressés. Autre modèle : les entreprises d’insertion, qui ont une vocation sociale car elles embauchent des travailleurs en situation d’exclusion pour leur inculquer un savoir-faire, afin de leur permettre d’accéder au marché de l’emploi classique. Ces structures recrutent aussi des professionnels aguerris, chargés d’encadrer et d’apporter leur expertise aux personnes en difficulté. Ou comment allier travail et solidarité. Dans le même esprit, les entreprises adaptées, qui emploient au moins 80% de travailleurs handicapés, accueillent aussi des salariés valides désireux de s’investir dans un projet à but social. Ceux qui choisissent l’une de ces voies consentent généralement à un sacrifice financier : « Pour les emplois peu qualifiés, les salaires sont plus élevés dans l’économie sociale et solidaire. Mais pour les postes de direction, ils sont inférieurs de 20 à 30% à ceux pratiqués dans les entreprises classiques », explique Nicolas Froissard. Malgré tout, rares sont ceux qui regrettent leur choix. « Même s’ils travaillent autant qu’avant, ils rayonnent. Car œuvrer pour l’intérêt général donne un sens à leur vie. » W MERCREDI 2 DÉCEMBRE 2009 TENDANCE De plus en plus de Français souhaitent travailler dans l’économie sociale et solidaire COMMENT GAGNER SA VIE SANS PERDRE SON ÂME « Pour les postes de direction, les salaires sont inférieurs à ceux pratiqués dans les entreprises classiques. » GROUPE SOS Des salariés de l’entreprise d’insertion l’Usine, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). W DÉBAT L’association Tribu Développement organise le 8 décembre, à Paris (17 e) , une projection-débat intitulée « Quel avenir pour l’entrepreneuriat social ? ». Le documentaire Le Printemps des bonzaïs, qui dresse le portrait de trois entrepreneurs sociaux, sera projeté et suivi d’un débat avec les réalisateurs. Gratuit. Mairie du 17 e arrondissement. www.tribu-developpement.net. W SALON Le quatrième Salon de l’emploi responsable aura lieu les 9 et 10 décembre à l’Espace Champerret, à Paris (17 e) . Une centaine d’entreprises et d’associations de l’économie sociale et solidaire seront présentes et proposeront environ 3 000 offres d’emploi dans toute la France. « Le panel des postes sera large : assistante de direction, ouvrier, chef de projet, chargé de communication… Et ce, dans des secteurs variés : banque, tourisme, environnement, social, agriculture, sport, etc. », indique Nicolas Froissard, cofondateur du salon. Près de 30% des offres concerneront des postes cadres. Les porteurs de projets pourront aussi glaner des conseils. Rens. : www.lemploi-responsable.com. « UNE ENTREPRISE OÙ L’ARGENT N’EST PAS UNE FIN, MAIS UN MOYEN » JEAN DELOUR 35 ans, responsable de l’ingénierie financière au Crédit coopératif. « J’ai démarré ma carrière dans la salle des marchés de BNP Paribas. J’étais alors chargé de faire de la recherche afin de mettre en place des stratégies d’arbitrage statistique pour l’équipe des dérivés actions. Un univers où tout tournait autour de l’argent. Cette obsession transparaissait même dans les rapports humains, car la plupart de mes collègues étaient obnubilés par les bonus. Au bout de deux ans et demi, j’avais besoin de changer d’environnement et de trouver une entreprise pour laquelle l’argent n’était pas une fin, mais un moyen. En 2004, j’ai donc fait mon entrée au Crédit coopératif. Cette banque propose les mêmes services que les établissements classiques. Principale différence : ses clients, pour la plupart « Je travaille sans stress, motivé par le sens d’un travail utile. Je me sens pleinement épanoui. » des entreprises à forte utilité sociale, en détiennent le capital. Par ailleurs, les bénéfices de ma banque sont réinjectés pour améliorer la qualité des services proposés, et la rémunération des actions est plafonnée. N’étant pas animés par le culte de la rentabilité financière, nous pouvons davantage nous pencher sur les problématiques des clients.Cela dit, le fait de ne pas être tenus par la pression d’actionnaires ne nous empêche pas de réaliser de bons résultats. Et si certains salariés se laissent un peu endormir par la liberté dont ils bénéficient, ils sont minoritaires. Quant au management, il est forcément différent de celui qui a cours dans les entreprises classiques. Je travaille sans stress, motivé par le sens d’un travail utile. Au final, je me sens pleinement épanoui dans cette structure qui correspond au modèle de société auquel j’adhère. » WM. DOVIC/20 MINUTES
MERCREDI 2 DÉCEMBRE 2009 PEOPLE 19 MODE La top Kate Moss s’affiche au restaurant GROS, LE RATTRAPAGE Jamie Hince et Kate Moss en octobre, avant la polémique sur les bienfaits de la maigreur. CLÉMENCE MILLET Chez les people, tout est affaire de stratégie, et Kate Moss n'échappe pas à la règle. Il y a quinze jours, elle confiait maladroitement à la presse : « Rien n’est aussi bon que de se sentir maigre. » Ces propos ont aussitôt suscité une vive polémique et relancé le débat sur l’anorexie dans le milieu du mannequinat. Pour rattraper sa bourde médiatique, l’ex-top a eu une idée... de blonde : organiser pour l’anniversaire d’une de ses copines un repas à l’extérieur, et entièrement contrôlé pour être bien sûre que les paparazzis la voient manger correctement. Une fois les photos prises, elle espère ainsi mettre fin aux critiques. La manœuvre est un peu dure à avaler. W DGA/WENN.COM/SIPA MEA CULPA PETE DOHERTY PEU CALÉ EN HISTOIRE NAZIE L’incorrigible rockeur Peter Doherty a présenté ses excuses hier pour avoir entonné à Munich, le premier couplet du Chant des Allemands, « Deutschland, Deutschland über alles », récupéré par les nazis. Alcoolisé, comme à son habitude, le chanteur des Babyshambles n’aurait tout simplement pas réalisé que la strophe qu'il entonnait était taboue depuis la chute du III e Reich. C’est en tout cas ce qu’a assuré une porte-parole de l’artiste en ajoutant que Pete présentait des « excuses profondes ». En termes de profondeur, l’ex-chanteur des Libertines ne cesse de s’enfoncer. WC.M. ADMEDIA/SIPA C’EST DIT ! COME-BACK NICOLE RICHIE, TÊTE DE SÉRIE Ex-héroïne avec Paris Hilton de l’émission de téléréalité « The Simple Life », Nicole Richie ne manquait pas au petit écran. Elle va pourtant faire son grand retour dans une sitcom diffusée sur ABC. La fille adoptive de Lionel devrait y jouer un rôle proche de sa vie trépidante façon sexe, drogues et sacs à main... WC.M. La star aun projet de sitcom pour ABC. « Vous ne verrez jamais une photo de moi ivre morte. Je rentre très tôt chez moi pour me remettre au travail. » La chanteuse américaine Lady Gaga refuse officiellement la voie de la débauche. Ne jamais dire jamais tout de même... (MTV.)



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