20 minutes Genève n°2022-03-18 vendredi
20 minutes Genève n°2022-03-18 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2022-03-18 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 minutes SA

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 14,7 Mo

  • Dans ce numéro : aux petits soins pour sa copine d'Ukraine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 Guerre en Ukraine Thomas Aeschi veut faire le tri BERNE «Il est inadmissible que des Nigérians ou des Irakiens munis du passeport ukrainien se mettent à violer des Ukrainiennes de 18 ans!» Faisant allusion à un fait divers en Allemagne, le conseiller national Thomas Aeschi (UDC/ZG) a fait scandale en exigeant que Berne renvoie les Ukrainiens originaires de pays tiers. «Ces propos n’ont pas leur place au National, s’est indignée Marianne Binder-Keller (Centre/ AG). Un crime est un crime, peu importe qui le commet.» L’équipement 125 C’est le nombre de casques et de gilets pare-balles siglés «Presse» que l’Unesco va fournir aux reporters afin que le «maximum possible de journalistes opérant en Ukraine ait cet équipement vital». Ils seront distribués par l’intermédiaire de Reporters sans frontières, via leur centre pour la liberté de la presse à Lviv. SUR LE FRONT La ville est bombardée sans relâche par les avions russes causant d’immenses dégâts aux habitations. Le terrible siège de Marioupol s’est poursuivi jeudi. Selon un message de la mairie sur Telegram, la situation est «critique» avec des bombardements russes «ininterrompus» et des destructions «colossales». «Selon les premières estimations, environ 80% du parc de logements de la ville a été détruit», a-t-elle ajouté. D’après les autorités, «de 50 à 100 bombes» sont larguées par les avions russes en moyenne chaque jour. Symbole de cet acharnement, les obus tombés mercredi sur un théâtre de la ville où se cachaient «des centaines de personnes, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées». Les autorités locales ont dit ne pas connaître le bilan humain. «Hier et aujourd’hui, malgré les tirs incessants, le déblaiement des débris et les opérations de sauvetage se poursuivent autant que possible», a indiqué la mairie. Une responsable a déclaré que l’abri situé dans le théâtre avait résisté au bombardement: «Nous n’avons pas encore les informations, mais nous pensons que tout le monde a survécu.» Le Ministère russe de la défense a nié avoir bombardé le théâtre, mettant l’explosion sur le compte du bataillon nationaliste ukrainien Azov. VENDREDI 18 MARS 2022 / 20MINUTES.CH De 50 à 100 bombes tombent chaque jour sur Marioupol Carnage au beau milieu de la nuit Des tirs russes ont fait au moins 27 morts dans la ville de Merefa, à une trentaine de kilomètres de Kharkiv, grande ville assiégée du nord-est de l’Ukraine, ont annoncé les autorités locales. L’attaque a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi.Au moins six personnes sont aussi mortes dans des tirs de bombes à sous-munitions dans un village à une cinquantaine de kilomètres au nord de Kharkiv, Kozacha Lopan, a par ailleurs affirmé le maire du village voisin. Berne tente de gérer la vague de réfugiés SUISSE Le flux de migrants ukrainiens arrivant en Suisse ne faiblit pas. Jeudi, ils étaient environ 8500. David Keller, du Secrétariat d’État aux migrations (SEM), a expliqué jeudi que son service traitait 1000 à 1200 dossiers d’asile par mois. «Si la situation continue comme ça, nous devrons en traiter 30’000 durant le même Les services de migration travaillent 7 jours sur 7. –C. NOGLER Les destructions sur les immeubles d’habitation sont «colossales». –REUTERS Scannez ce code QR pour voir les images du théâtre attaqué par l’aviation russe. laps de temps», a-t-il souligné. Il affirme que toutes les ressources nécessaires sont mobilisées et que les capacités d’accueil sont passées de 4000 à 9000 lits. Les services du SEM travaillent actuellement sept jours sur sept. «Malgré cela, il y a trop de monde qui arrive. Il y a toujours des files d’attente», se désole le responsable. «Nous contrôlons la situation, mais il se pourrait que ça change rapidement», a-t-il résumé. –JBA Si 30’000 personnes ont pu être évacuées en direction de Zaporijie ou Berdiansk via des couloirs humanitaires, 350’000 autres restent dans la ville et «continuent de se cacher dans des abris et des caves», a souligné la mairie. –AFP Pas question de quitter la Russie La journaliste russe Marina Ovsiannikova, devenue une égérie antiguerre après son irruption pendant un journal TV pro-Kremlin pour dénoncer l’offensive en Ukraine, va démissionner de la chaîne Perviy Kanal, a-t-elle assuré jeudi. Cette femme de 43 ans, mère de deux enfants, a par ailleurs décliné l’offre d’asile du président français Emmanuel Macron. «J’ai peur, bien sûr, mais je ne pense pas que je fais partie de la racaille. Je ne veux pas quitter notre pays.Je suis patriote, mon fils l’est encore plus», a-t-elle déclaré au magazine «Der Spiegel». Berlin sommé de s’engager En vidéo face au Bundestag, jeudi, le président Zelensky a exhorté l’Allemagne, frileuse dans la prise de sanctions contre la Russie, à faire plus pour sauver l’Ukraine. Selon lui, un nouveau mur de Berlin s’érige en Europe, «entre la liberté et la servitude». Le silence du chancelier Scholz après l’allocution a suscité malaise et critiques.
VENDREDI 18 MARS 2022 / 20MINUTES.CH Guerre en Ukraine 3 20 secondes Pékin mis en garde WASHINGTON La Chine s’expose à des représailles si elle envoie de l’aide militaire à la Russie. C’est, selon le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, ce que le président Joe Biden va dire aujourd’hui au cours d’un entretien téléphonique prévu avec Xi Jinping. Cargos sous le feu MER NOIRE Un navire marchand battant pavillon panaméen a été coulé par des tirs de missiles russes et deux autres endommagés, sans faire de victimes. Moscou empêcherait à 200 à 300 navires de quitter la mer Noire. Olga, médecin et mère de douze enfants, est tombée le 3 mars. –DR Hommage à la Mère Courage ZAPORIJIE «Elle a sauvé les soldats jusqu’au dernier.» C’est par ces mots qu’une des filles d’Olga Semidyanova a salué la mémoire de sa mère, tombée le 3 mars après que son unité avait été décimée. Cette médecin militaire de 48 ans est la nouvelle figure de l’héroïsme, célébrée par les médias ukrainiens et les réseaux sociaux à travers le monde. En poste dans le Donbass depuis la guerre de 2014, Olga était mère de douze enfants: elle en avait mis six au monde et en avait adopté six autres. «Elle est devenue si forte que, quand son pays a eu besoin de gens, elle n’a pas pu rester à l’écart. Elle a défendu l’Ukraine, c’était son choix, personne ne l’a forcée», a confié Oleksandra, une autre de ses filles. –JOC Mars, c’est fichu ESPACE L’Agence spatiale européenne a entériné, jeudi, la suspension de la mission russoeuropéenne ExoMars. Une fusée devait décoller en septembre de la base de Baïkonour (Kaz) avec un rover destiné à l’exploration de Mars. Quatre autres missions sont remises en cause par l’arrêt de la coopération avec Roskosmos. Loin d’Odessa, Margot, 6 ans, veut juste «aller à l’école» GENÈVE Les premiers enfants ukrainiens qui ont fui la guerre sont scolarisés dans le canton. Reportage. Clac, clac! Attentive, Margot frappe dans ses mains: «Banane, c’est deux syllabes», explique sa nouvelle maîtresse, Sève Da Costa. À côté de la fillette de 6 ans, arrivée le 8 mars d’Odessa, il y a Eugénie. «Je m’occupe d’elle, énonce fièrement la petite Genevoise. Quand on fait de l’écriture, j’attends, pour qu’elle écrive avec Un lieu d’accueil intermédiaire VAUD Villes et Cantons se préparent à l’arrivée de milliers de personnes fuyant les combats en Ukraine. Alors que Genève songe à ouvrir une partie des halles de Palexpo, le Palais de Beaulieu, à Lausanne, a mis sur pied un espace capable d’accueillir 200 exilés. «C’est un lieu d’hébergement intermédiaire, a expliqué Denis Froidevaux, chef de l’État-major de conduite. Les gens y resteront deux ou trois jours avant qu’on trouve une solution.» Des membres de la PC ont été mobilisés. –G. BRÖNNIMANN moi.» L’école du Val d’Arve, à Carouge, est l’une des premières du canton à avoir accueilli des exilés ukrainiens. «On la prend à des jeux, on lui montre où ranger ses affaires», liste Raphaël. Victoria espère que «la vie de Margot est belle». À leur âge, la guerre semble loin. «Nous n’en avons pas parlé avec eux, ils sont trop jeunes. S’ils nous interrogent, nous répondrons, explique Sève Da Costa. Nous accueillons Margot comme n’importe quel enfant étranger, nous demandons à ses camarades de l’aider et de l’intégrer.» C’est en bonne voie. «Le soir, ma fille dit qu’elle n’attend qu’une chose: retourner à l’école», s’émeut sa mère. La structure carougeoise fait partie du Réseau d’enseignement prioritaire, des établissements aux élèves provenant de Originaire d’Odessa, Margot, 6 ans (à gauche) est aidée par sa nouvelle copine, Eugénie (à droite). –DRA Les craintes du syndicat des profs Le nombre annoncé d’élèves ukrainiens, jusqu’à 5000 au bout du lac, inquiète la SPG, le syndicat des enseignants. «On a vu le manque d’organisation du Département de l’instruction publique lors du confinement dû au Covid et pendant la vague Omicron, critique Francesca Scannez ce code QR pour découvrir notre reportage. | . Marchesini, président de la SPG. Il manque des classes et des enseignants, qui font avec les moyens du bord.» Ceux-ci sont jugés insuffisants. La SPG estime également qu’un accueil pédagogique plus spécifique devrait être mis en place pour ces enfants de la guerre. quartiers moins favorisés. Un plus pour les trois réfugiés d’Ukraine de l’école, en attendant deux autres, bientôt. «On a l’habitude d’accueillir des enfants d’autres pays en cours d’année, les professeurs sont formés; diversité et intégration sont notre quotidien, confirme le directeur, Tristan Jaquemet. Le corps enseignant est soudé, prêt à recevoir les petits Ukrainiens.» –DAVID RAMSEYER Parler de la guerre Si les enseignants n’évoquent pas les bombes et les tueries avec des petits, «nous avons parlé de la guerre avec les plus âgés», signale Pascal Walker, prof en 5P. Il a entendu des commentaires pro et antirusses de la part de quelques écoliers. «Mais nous n’entrons pas dans ce jeulà. On évoque le conflit en insistant sur le voyage des enfants en exil, leur séparation avec leur famille. Nous discutons solidarité et intégration, pas politique.»



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